vendredi 27 mars 2009
Jardinier & gardien de mon propre paradis
Mon esprit est comme un jardin dont je suis le jardinier. J'ai la capacité de choisir ce que j'y plante, et quelles mauvaises herbes je ne souhaite pas voir y proliférer.
Mais de même qu'au Paradis, Dieu avait mis des anges gardien avec des épées de feu, c'est mon attention qui fera que je ne laisserai rentrer dans cet Eden que ce que je souhaite. Je peux fermer la porte aux mauvaises habitudes grâce à cette vigilance.
Mais en tant que "jardinier-alchimiste" je ne m'inquiète pas de ce qui pourrait me paraître négatif, car tel le symbole connu du Tao (Yin / Yang) à chaque polarité corresond son opposé. Quoi qu'il surgisse j'ai la possibilité de mettre en oeuvre son antidote, comme on dit dans le bouddhisme.
Bien sûr ma première réaction est de me dire "cela n'est pas possible", il y a trop de mauvaises habitudes, trop longtemps qu'elles sont là, je n'en suis pas capable, j'ai toujours fait comme cela etc...
Mais tout cela n'est qu'une construction mentale, issue de toute ma vie certes, mais qu'une construction mentale. Pourquoi ne pas simplement chercher pendant quelques minutes, quelques secondes, chercher à changer mon regard, mon attitude et s'ancre alors en moi une autre façon de faire. Elle prend racine, même si elle ne fleurit pas immédiatement, sa graine est présente. Il suffit que je fasse l'expérience, je respire brutalement, le souffle court et tout mon corps se contracte comme lorsque je suis en colère. Pendant la colère il suffit que je me pose et que je respire calmement pour que la colère s'estompe.
j'ai souvent en mémoire cette phrase de
Robin S. Sharma : « Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 40 ans. Le deuxième meilleur moment est aujourd'hui »
Il est en moi un Eden
dont je suis le jardinier & gardien.
Nul n'y pénètre sans invite
car à tout mal son remède
pour qui sait composer avec les plantes.
mercredi 11 mars 2009
Zen & chi kung (Qi Gong) le coeur de la pratique
J’ai commencé le chikung (qi gong) il y a plus de 25 ans en lisant des livres !
J’ai ainsi découvert d’abord Mantak Chia, mais après quelques mois de pratiques je ne me sentais pas assez sûr de moi et j’ai petit à petit abandonné. Les exercices que je faisais me paraissaient trop simples par rapport aux explications données, plus tard je verrai que j’étais pourtant sur la bonne voie.
Puis quelques années après m’intéressant beaucoup à l’alimentation je suis tombé sur un livre de Michel Oliver coécrit avec Shigeru Uemura, celui pratiquant d’arts martiaux enseignait de manière simple la posture de l’arbre qui ne m’a plus quittée depuis.
En même temps que cette posture je me livrais aux visualisations enseignées par Mantak Chia.
J’ai ensuite augmenté mes pratiques par des exercices plus en mouvement grâce aux livres de Wan der Heyoten, ce fut là que j’abordais les sons et les souffles liés aux organes.
Puis encore quelques années, il y a juste 20 ans, j’ai rencontré Christian Quentin qui m’enseigna les tao du chi kung statiques de Guo Bing Sen, mais lorsque je lui parlais de mes pratiques de visualisation pendant les postures, il me conseilla de rester sans agir, de laisser passer tout ce qui apparaissait, ce furent mes premières vraies expériences de zen (bien que ce fut plus un ritsu zen qu’un za zen).
Enfin il y a quelques années j’ai pris contact directement avec un enseignant des chi kung de mantak chia pour approfondir cette pratique.
Mon travail quotidien est d’abord d’étirements, puis des six sons, du sourire intérieur, du réchauffement du hara et enfin de techniques pour faire circuler l’énergie interne. Mais in fine, le centre de la pratique est la méditation où on laisse circuler l’énergie seule, voie du silence comme le zen.
On retrouve dans la pratique du bouddhisme tantrique tibétain, des pratiques de préparation à la méditation (appelé Chiné) qui va permettre d’atteindre le calme mental, mais ensuite avec la seconde partie (Lhakthong) on laisse surgir tout ce qui vient, rien n’est à rejeter ou pertubant, nous rentrons dans le Mahamudra ou ce qu’on appelle aussi du nom d’une autre voie dans le bouddhisme : le dzogchen.
Dans tous ces exercices qu’on effectue (et je pense qu’on pourrait sûrement l’élargir à d’autres pratiques que je connais moins, comme l’oraison dans le christianisme) le coeur de la pratique reste le moment de silence, ou le mental n’a plus rien à faire qu’à laisser faire, le fameux « lâcher prise », rien ne surgit de perturbant, tout est, la pratique assise silencieuse, ZAZEN.
vendredi 20 février 2009
La Méditation Zen pour mieux tolérer la Douleur ?
Un article intéressant. Vivant entre autres avec une maladie (fibromyalgie) dont un des sympômes est la douleur continuelle diffuse et aléatoire et ayant décidé (depuis un an) de stopper les anti-douleurs, morphiniques, benzodiazépine etc... (tout en me réservant la possibilité d'en reprendre si je le sens ainsi) j'ai pu remarquer plusieurs choses.
- Avec la prise de ces produits, la douleur restait présente mais en plus j'avais les effets secondaires très importants et plutôt opposés à une démarche bouddhiste (perte de conscientisation de l'instant présent), maintenant la douleur reste présente, mais sans les effets secondaires
- en méditation il peut arriver qu'on ait mal (genoux, dos etc...) alors si cela n'est pas insupportable, on peut rester avec cela, comme le disait un ami c'est comme en anglais "ça fait mal" (it's hurt) plutôt que "ça ME fait mal", ce qui permet une mise à distance émotionnelle avec la douleur sans la nier. Donc j'essaye de mettre en oeuvre ce principe dans la vie courante (appuyé sur la pratique quotidienne de la méditation)
- la méditation n'est pas une relaxation (il existe des méthodes spécifiques) mais si la relaxation est nécessaire à mon avis pour accéder à la méditation, celle ci entraîne aussi un état plus ouvert et spacieux et donc plus relaxé, donc moins de douleurs dues aux tensions
- enfin il faut faire la différence entre souffrances et douleurs. La douleur c'est un signal neurologique neutre qui indique un problème dans le corps ou qui peut être issu d'un dysfonctionnement neurologique ou endocrinal (hypothèses pour la fibromyalgie). La souffrance c'est tout le côté émotionnel qu'on va ajouter à la douleur. Or la méditation permet de s'ouvrir à l'esprit tel qu'il est, dénué d'appropriation égotique, et quand on est en contact avec l'esprit tel qu'il est , le mental n'a plus le même pouvoir pour nous entraîner dans ses "histoires" romanesques. Les émotions telles les vagues de la mer, fluctuent sans problème majeur, ne s'accrochant pas au sable de la plage, de la même manière ne s'accrochent pas aux douleurs pour en faire de la souffrance.
de Buddhachannel : le portail du bouddhisme, de la santé et du bien-être dans le monde
Les adeptes de la méditation zen seraient moins sensibles à la
douleur que les personnes qui ne pratiquent pas la méditation, selon
les résultats d'une étude montréalaise.
L'étude
a été menée auprès de 13 sujets pratiquant la méditation selon le
bouddhisme zen4 et d'un groupe témoin constitué de 13 personnes
étrangères à cette pratique. Selon les résultats, le groupe méditation
avait un seuil de tolérance à la douleur plus élevé que les
participants du groupe témoin. De plus, la méditation leur aurait
permis de réduire de 18 % l'intensité de la douleur.
Les participants ont été soumis à un test de résistance à la
douleur. Une plaque chauffante a été appliquée sur leurs mollets. Par
la suite, la chaleur de la plaque a été augmentée progressivement,
jusqu'à la limite du tolérable pour chacun.
C'est en respirant plus lentement que les adeptes de la méditation
zen arriveraient à augmenter leur seuil de tolérance à la douleur. Les
participants du groupe méditation prenaient en moyenne 12 respirations
à la minute comparativement à 15 pour les autres sujets.
La souffrance selon le bouddhisme
Ce n'est pas par hasard que les scientifiques s'intéressent aux
effets de la méditation bouddhique sur la douleur. Les fondements mêmes
du bouddhisme reposent en effet sur l'existence de la souffrance et sur
les moyens permettant de la transcender, ce qui est résumé dans les
quatre nobles vérités de l'enseignement de Gautama, le Bouddha
historique :
- Dukkha, la première noble vérité, enseigne que l'existence, telle que nous la connaissons, est souffrance ;
- Samudaya, la deuxième noble vérité, révèle l'origine de la souffrance : l'avidité et l'ignorance ;
- Nirodha, la troisième noble vérité, énonce que la cessation de la souffrance est possible ;
- Magga, la quatrième noble vérité, indique le chemin menant à la cessation de la souffrance : le « noble sentier octuple » ou « sainte voie aux huit membres ».
L'enseignement traditionnel du bouddhisme met en parallèle ces quatre nobles vérités et la démarche du médecin puisque ce dernier énonce d'abord un diagnostic, recherche la cause de la maladie, voit si la guérison est possible et prescrit finalement un remède. Les résultats de l'essai montréalais indiquent que l'enseignement bouddhique pourrait ne pas être qu'allégorique puisque sa pratique pourrait avoir de réels effets analgésiques.
Pierre Lefrançois
Source : www.passeportsante.net (d'après Forum.)
samedi 19 avril 2008
Comment changer son regard sur des évènements douloureux.
Carte de voeux © Mécénat Chirurgie Cardiaque
(Tout d'abord je vous prie de m'excuser de mon peu de présence sur le blog, et aussi du coup de la longueur des billets, mais cela vous laisse une semaine pour les lire ;-) )
La vie sera toujours composée de plaisirs & de douleurs entremêlés. La clé de la sérénité repose donc en nous, dans la façon dont notre esprit aborde notre existence. Souvent pris dans le stress de la vie quotidienne, le travail, la famille, nous disons « que nous n’avons pas le temps, pas le choix de faire autrement ! » et nous continuons à vivre angoissés, malheureux, déprimés. Et parfois la « vie » nous fait un cadeau, elle nous offre une épreuve particulière (décès d’un proche, départ de quelqu'un avec qui nous étions en relation, maladie, perte d’un emploi, d’une maison, dépression...) qui tout à coup, va nous faire voir l’existence autrement, fragile et précieuse.
Dans le bouddhisme il existe entre autres, deux grandes façons d’aborder les évènements pour élargir sa conscience. Elles sont vraiment très différentes mais ne s’opposent pas et peuvent même être vues d’une manière complémentaire. La première je l’ai surtout vue dans le bouddhisme Tibétain et principalement dans l’école Gelougpa, et la seconde plus dans le zen et aussi dans le Dzogchen Tibétain.
La première pourrait être nommée
« méditation analytique ». Il s’agit d’analyser en fait le plus
objectivement possible le comportement négatif (colère, dépression, envie,
rejet) qui nous anime. Malgré la difficulté des premières tentatives, cette
analyse permet de voir qu’aucune situation n’est en soi totalement bonne ou
mauvaise, que même dans des situations difficiles nous pouvons
trouver un tant soit peu de satisfactions (familiales, relationnelles,
professionnelles, dans ce que nous avons déjà fait..) qui bien souvent apportent
déjà suffisamment de bien-être, si nous étions pas dans un « toujours vouloir
plus ».
Et/ou, que cette difficulté est le pendant d’un bienfait (difficultés à
élever un enfant mais aussi plaisir à d’autres moments, d'avoir un enfant, emploi difficile mais
pas de chômage...). On peut aussi regarder combien de personnes dans le monde
vivent des situations bien plus difficiles que la notre (18000 enfants meurent
chaque jour de faim dans le monde, près d’un milliard d’êtres humain n’a pas
accès à l’eau potable). In fine nous pouvons regarder aussi les éventuels bienfaits que
nous procure en effets secondaires notre souffrance ! Par exemple elle peut
permettre qu’on s’occupe enfin de nous.
Mais comme le dit le Dalaï Lama
« Il ne faut pas confondre satisfaction & passivité ! »
c’est à dire que de mener cette analyse ne doit pas nous faire devenir
fataliste et nous empêcher de nous engager pour améliorer notre sort et celui
de tous les êtres vivants. Et le fait de s’engager, va donner un nouveau sens à
notre vie et transmuter la souffrance morale qui peut exister (Freud parlait de
sublimation, on parle aujourd’hui de résilience).
La seconde voie est plus centrée
sur la conscience et l’attention. En fait là où nous posons notre
attention, là est notre conscience ! C’est le processus qui va permettre par
l’hypnose par exemple, de ne plus sentir de douleurs en déplaçant la conscience.
Richard Moss utilise une métaphore très intéressante : « Imaginez que
votre respiration (ou toute émotion ou douleur) est comme un grand cerf-volant
planant dans le ciel de votre esprit. Ce qui retient le cerf-volant est un fil
que nous pouvons appeler « attention » (si nous lâchons ce fil- relâchons notre
attention - la respiration sort de notre champ de conscience, exactement comme
le cerf-volant tomberait). Ainsi, faites attention à votre
respiration et essayez de devenir conscient de cette attention elle-même. Maintenant,
détournez votre attention de votre respiration et ramenez-la au « fil ».
Qu'expérimentez-vous? Qui ou quoi tient le fil de votre attention ? »
En fait
quand on pratique ce genre d’attention les réponses qui viennent à qui ou quoi
tient le fil se rejoignent paradoxalement de « rien » à « un grand tout spacieux».
Cette pratique peut être menée sur toute émotion qui surgit du passé, toute
peur du futur ou toute douleur du présent, et qui tient le fil est toujours
dans le présent, ineffable.
Et finalement dans le monde de l’impermanence dans
lequel nous vivons, cet espace vide et
plein à la fois, que nous trouvons au bout du « fil » (attention) est
toujours là et signe peut-être le mieux ce que pourrait être le moi ou le non-moi
(non ego) ou mieux encore : la vacuité.
Peut être nos premiers pas
concrets vers la sagesse ?
Poser le vide
Ce à quoi je m'attache
devient ma réalité
aussi longtemps que je le tiens.
Si "je" lâche le fil
où va ma souffrance ?
"je" prend le risque de la perdre
et en la perdant
que reste-t-il de " je " ?
Lâcher le fil
c'est d'abord reconnaître
que" je" le tiens
Pour lui donner le droit
d'aller ailleurs.
Là où tout revient au Même
y compris Moi .
Pour que l'un
donne naissance à l'autre
ne faut il pas que ce pose le vide .
Cet espace qui permet d'accueillir
ce qui Est.
Lilou
mercredi 28 novembre 2007
PRENDRE SOIN DE SOI, COMME BASE.

Nous vivons dans une société psychotique qui est remplie d’obsessions. C’est à dire de recherches avides de ce qu’elle ne possède pas. Le bien-être est alors supposé être assujetti à ce que nous aurons ou à ce que nous serons.. plus tard au lieu de vivre la plénitude de l’instant.

Les plantes nous offrent
En toute simplicité
Les
différents âges de la vie.
Chacun de nous est aussi
L'enfant,
l'adulte, le vieillard
Mais le plus souvent
L'enfant joue au
grand
L'adulte fait l'enfant
Le vieillard...
Le
vieillard...
Le vieillard...
...........
Difficile dans ces conditions de vivre serein, emporté par ce flot de désirs. C’est pourquoi lorsque j’évoque la méditation beaucoup de personnes me répondent la difficulté de pratiquer & d’être serein dans un tel environnement. Surtout quand on est investi dans le monde professionnel.
Mais je dirais que le premier travail est d’assurer ses bases en prenant soin de soi-même Où dit avec humour par Lessing : « Paressons en toutes choses, hormis en aimant et en buvant, hormis en paressant. »
Apprenons à nous donner le temps, à prendre le temps.
"Courir, c’est aller plus vite vers la mort.
Fort de cette constatation objective, le méditant…"
Et prendre soin de soi n’est pas une finalité en soi (encore que si chacun prenait soin de lui , il serait peut être plus à l’écoute des besoins de l’autre) mais une base suffisamment stable pour aller vers l’autre, vers le partage.
Le repos du guerrier
Accorde toi le repos du guerrier
En posant à tes côtés
Les armes si longtemps portées.
Elles te diront quelle guerre tu menais ,
parfois même assis là sans bouger
et ce fardeau lourd à porter
dont la vie s'en est allée.
Accorde toi le repos du guerrier
laisse simplement la vie en toi
chanter .
Lilou
vendredi 23 novembre 2007
La méditation corps-esprit intégrée pour mieux contrôler son stress
21 novembre 2007 - La méditation corps-esprit intégrée (integrative body-mind training) améliorerait l’attention et l’humeur, et aiderait à mieux contrôler le stress, et ce, même à court terme.
C’est ce que révèle une étude menée en Chine auprès de 80 étudiants pré-universitaires1. La moitié d’entre eux a reçu quotidiennement 20 minutes d’entraînement à la méditation corps-esprit intégrée. L’autre moitié, le groupe contrôle, a été initiée à la relaxation musculaire.
Après seulement cinq jours, les étudiants du groupe méditation ont obtenu de meilleurs résultats aux tests mesurant l’attention pendant la résolution d’un conflit que ceux du groupe contrôle. Soumis à des tests arithmétiques après la période de méditation, ces mêmes participants ont aussi produit des taux moins élevés de cortisol, l’hormone associée au stress. Ils ont aussi démontré des niveaux moins élevés d’anxiété, de dépression, d’irritabilité et de fatigue comparativement au groupe contrôle.
Pourquoi la méditation corps-esprit intégrée serait-elle bénéfique après quelques jours seulement, tandis que d’autres méthodes nécessitent beaucoup plus de pratique? D’après les chercheurs, c’est l’intégration de plusieurs techniques reconnues qui explique ces résultats.
La méthode comprend des exercices de relaxation, de contrôle de la respiration, d’imagerie mentale et de pleine conscience, accompagnés d’une musique appropriée. Cette technique a été enseignée par un entraîneur qui assistait à toutes les séances de méditation et interagissait avec les participants après l’entraînement.
Aucune mesure d’imagerie cérébrale n’a été effectuée à la suite des exercices de méditation corps-esprit intégrée. Quelques jours de ce type de méditation sont suffisants pour entraîner des modifications dans les régions du cerveau concernées par la concentration, l’apprentissage, l’émotion et la réaction au stress, estiment toutefois les chercheurs.
© Emmanuelle Bergeron – PasseportSanté.net
1. Tang YY, Ma Y, et al. Short-term meditation training improves attention and self-regulation, Proc Natl Acad Sci U S A. 2007 Oct 23;104(43):17152-6.
Cela n'empêche pas la Chine de détruire le berceau des plus grands méditants du monde : le Tibet
Cela n'empêche pas..
Pourquoi?
Comment peut on méditer..
et ne pas voir l'autre méditant..
Comment peut on trouver la paix..
et poursuivre la guerre?
La réponse est peut être
dans un seul mot de texte:
entraînement.
Celui qui s'entraîne à méditer
est plus dans la performance
que dans la paix .
Lilou
lundi 3 septembre 2007
SAVOIR OUVRIR LES PORTES
Pour accéder à la sérénité il y a de grandes lois (simples) comme celles ci données par Paul Wilson :
« Le premier secret pour accéder à la sérénité, c’est de ne pas laisser de petits problèmes vous empoisonner l’existence.
Le second secret, c’est de réussir à considérer tous les obstacles comme des obstacles mineurs. »
Mais le plus important est comment on « est » dans la vie quotidienne, dans les actes ordinaires comme avait su le remarquer Thomas Merton, le célèbre moine & mystique en voyant Thich Nhat Hanh la 1ère fois :
« Sa compréhension est prouvée dans sa seule manière d’ouvrir une porte et d’entrer dans une pièce. »
lundi 6 août 2007
DU MULTIPLE A L’UNIQUE
Pour continuer sur la même lignée que le précédent billet je citerais une phrase de Nietzsche « Peut-être même mon existence est-elle un préjugé ? ». Et comme le dit Suryakanta : « Tu es l’Unique. Débarrasse-toi de la gangue du multiple. »
Ce multiple est composé de tous les conditionnements reçus qui nous façonnent pour être soumis dans les différents systèmes dans lesquels nous sommes ou que nous serons amenés à développer ou créer. Il faut déconstruire ces « mois » hypothétiques pour trouver l’Unique qui est caché derrière.
Parfois quand on est prêt, ce sont les évènements qui nous amènent à aller plus vite pour soulever tous ces voiles. Comme je le disais dans le billet du 30/07, on doit avoir contact avec un « événement éveilleur » qu’il soit un livre, une rencontre, un humain éveillé croisé sur notre chemin, parfois aussi la maladie, la souffrance, la mort d’un proche, ou sa proche propre mort.
Alors ces évènements nous poussent à déconstruire et à soulever les voiles. Il n’est jamais trop tard.
Nietzsche, encore lui, écrit aussi « Renverser les idoles (et par « idoles » j’entends tout « idéal »), telle est plutôt mon affaire. Car le mensonge de l’idéal fut jusqu’ici l’anathème jeté sur la réalité.»
Comment faire ? Pour citer à nouveau Surykanta (mais j’aurais pu citer Krishnamurti ou bien d’autres) : « Reste indifférent aux mouvements de ton mental.
La sérénité est le but le plus haut que tu puisses fixer à tes propres efforts.
Il existe une conscience d’être indépendante de l’intellect. Cette conscience ne peut être acquise par le petit moi. Elle germe, croît & éclôt d’elle-même au sein du silence total né d’une sérénité ferme et soutenue. »
mardi 17 juillet 2007
SUJET DELICAT QUE SONT LA DEPRESSION ET LE SUICIDE.
On parle dans le bouddhisme de supprimer le désir qui crée du karma et de la souffrance, alors on pourrait penser qu’à contrario si on n’a plus aucun désir on serait libéré et sur le chemin de l’éveil.
Mais de la même manière qu’il y a des techniques pour se libérer des désirs, (ainsi lutter contre le désir ne servirait à rien car cela reviendrait à le nourrir) il ne s’agit pas de se leurrer sur un manque de désir apparent.
En effet quand nous sommes dans un moment de déprime ou de dépression cela se caractérise justement par un manque de désirs, manque de projections possibles. Or on ne peut pas dire que l’éveil ressemble un tant soi peu à la dépression !
Ce qui est fondamental dans la démarche n’est pas tant le désir que l’attachement au désir.
Dans la déprime et surtout la dépression nous avons bien une « apparence de non-désir » comme le dit Jean-Pierre Schnetzler (La Méditation bouddhique, une voie de libération, Editions Albin Michel, 1994) « mais c’est un désir subtilement camouflé qui n’en porte pas moins des fruits d’attachement » .
C’est d’ailleurs pourquoi l’acte extrême de la dépression, le suicide, n’est pas non plus une solution en terme bouddhiste, au delà de tout jugement moral, puisqu’il est encore attachement extrême à une solution.
Et pour avoir connu ces moments de désespérances on peut dire qu'ils ne sont pas tant rejet de la vie, qu’au contraire désespoir face à un attrait pour une vie qui semble inaccessible.
lundi 16 juillet 2007
LA DOULEUR PAR LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE
La souffrance physique ou morale, qu’elle soit aiguë ou chronique ou continuelle, fait voir la vie par le petit bout de la lorgnette, tout nous échappe.
« Le ciel bleu
Ne médisez pas du ciel bleu,
en le regardant
au travers d'une paille. »
Yoka Genkaku (Maître Tchan chinois - 665-713 auteur du « Chant de la réalisation de la Voie »)
Ce petit bout de la lorgnette est une aide passagère, car raccourcissant le contexte de vie, on en diminue les problèmes mais cela devient vite une prison qui manque d’espace & de grandeur. C’est un peu la peau de chagrin qui rétrécit au fur & à mesure qu’on la mouille et qui nous étouffe. C’est une façon rapide et accélérée de voir les effets ordinaires (hors souffrance exagérée) de l’ego sur soi.
Pour s’ouvrir à cet espace, il faut se poser, tranquillement, en silence, et observer.
« Merveille!
Derrière, les parois rocheuses,
Belles et massives.
Devant, la neige ,sur les cimes
De la chaîne majestueuse.
Aux quatre orients monte la brume,
Apparaissent les arcs-en-ciel. »
Shabkar (cité & traduit par Matthieu Ricard in Poèmes Tibétains de Shabkar, Calligraphies de Jigmé Douche, Editions Albin Michel, 2001)














