lundi 16 février 2009
Suite d'éveils
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Toutes les BD de Zem sont regroupées sur son blog personnel
You can see Chinese translation by Hsin Ying from Buddhachannel.tv and (approximate) english (by me) on Zem's blog
merci et pardon à tous les maîtres et enseignants
dont j’ai abusivement usé & déformé les propos pour ces BD ;)
Pour information, en même temps que j'utilisais le logiciel libre "The Gimp" pour dessiner en vectoriel ZEM, je m'essayais avec le logiciel libre de dessin vectoriel Inkscape. Je ne le maîtrise pas encore, mais je sais suffisamment m'en servir pour dedider de reprenre les BD avec ce logiciel.
Pas de changement pour la lecture pour vous, encore qu'une meilleure qualité graphique, mais surtout une meilleure adaptation qualitative pour une éventuelle publication "papier" et plus de possibilité de dessin en vectoriel.
J'espère que vous y prendrez toujours autant de plaisir ...
dimanche 1 février 2009
Méditer dans le quotidien
Dans un précédent billet j'ai donné une pratique simplifiée et efficace de la pratique tantrique de Sangyé Menla (donnée par Tulku Thondup. Ce rituel peut être utilisée par chacun, comme elle est utilisée par les personnes de notre groupe de méditation qui veulent venir participer à la cérémonie de Sangyé Menla que nous faisons lors des pleines lunes, sans avoir été encore initié à cette pratique.
Mais comme je l'expliquais l'objectif n'est pas de faire une célébration incantatoire, mais bien de travailler à développer la conscience de cette source de pouvoir que nous avons en nous et comment nous pouvons la mettre en oeuvre pour le plus grand bien de tous.
Il ne faut donc pas dissocier nos méditations et autres pratiques de notre vie quotidienne mais au contraire les faire fondre l'une dans l'autre sans séparation.
La méthode la plus simple est déjà d'être entièrement présent à ce que nous faisons, quoi que nous fassions, il n'y a rien à exclure comme acte de cette attention.
Mais à la source de pouvoir nous pouvons aussi être présent, la sentir au dessus de notre tête, comme ces petites statues de Bouddha de quelques centimètres (par exemple), ou en notre coeur. Elle irradie nous envoyant ses bénédictions. Il faut bien prendre conscience qu'elle n'est pas séparée de nous (comme un "dieu" extérieur) mais quelle est nous, toutes nos potentialités. Tulku Thondup nous dit que pour aller encore plus loin on peut la voir se manifester sous différentes formes, par exemple chaque son que nous entendons (musique, chants des oiseaux, mais aussi sonnerie du téléphone, klaxon ...) est le son mélodieux de sa voie. Toutes nos pensées sont comme son esprit de sagesse qui nous remplit.
Lorsque nous mangeons nous pouvons sentir cette source de pouvoir dans nos organes digestifs, et en avalant la nourriture nous lui offrons pour transformation.
En nous endormant, on peut la sentir en notre coeur qui nous apaise. Au réveil, prenons conscience de ce corps (les tibétains en parlent comme d'un "précieux véhicule") qui s'éveille et va nous permettre de vivre encore aujourd'hui, même s'il y a de la douleur, des difficultés, c'est lui qui va nous (sup)porter toute la journée. Nous pouvons respirer calmement et profondément en pensant à cela. Et avant de nous lever, nous pouvons faire une dédicace pour utiliser cette énergie, et ce corps à être utile au groupe dans lequel nous sommes (famille, société, travail...).
Lorsque nous nous lavons, nous pouvons visualiser la source de pouvoir au-dessus de nous qui nous envoie un liquide particulier qui coulant sur nous, nous lave de toutes nos difficultés physiques et psychiques, qui s'évacuent au coeur de la terre.
Les yeux reçoivent des informations qu'ils transmettent au cerveau, mais le regard "donne" aussi, que votre regard soit, tout au long de la journée, porteur de compassion et amour pour tout ce que vous regardez. Et de la même manière que vos paroles soient pleines de tendresse pour ceux à qui vous les adressez, cela est plus efficace qu'une simple "prière".
jeudi 6 novembre 2008
BOUDDHISME : NON-AGIR
Le bouddhisme est né en Inde du Nord (près de la frontière Népalaise) il y a 2500 ans, à la même époque d'autres grands penseurs spirituels sont apparus comme Zarathustra, Confucius, Pythagore.
L'inde d'alors était une ancienne civilisation qui a été envahie en +/- 1500 avant JC par les Indos-Européens , guerriers nomades venus par l'Afghanistan et dont la culture reposait sur trois classes qu'on retrouvera dans la culture indienne : la classe des prêtres, des guerriers et du peuple.
Bien qu'appartenant à l'aristocratique classe des guerriers, Siddharta le Bouddha, profondément novateur viendra justement semer une révolution parmi ce système, cassant les classes. Il alla plus loin puisqu'il ne reconnaissait pas non plus les bases dogmatiques des Védas, cette religion amenée par ce peuple indo-européen. Il refuse de reconnaître l'Atman, l'âme, Brahman, le concept de Soi Suprême & combattit le régime des castes
C'est d'ailleurs cette opposition à cette culture qui fit que le bouddhisme après son apogée sous l'empereur Ashoka (de +/- 300 à 200 avant Jésus-Christ) disparut bien vite. La dernière grande université bouddhique (Nalanda) qui va décliner à compter du IX° siècle va disparaître au XII°siècle suite à l'invasion musulmane, ayant essaimé au Tibet & chine entre autres (des étudiants venaient de Birmanie, Indonésie).
On peut dire que le règne d'Ashoka représente ce qui est de plus élevé dans la mise en pratique du bouddhisme et de la non-violence (Ahimsa) dans la contduite d'une nation. Il propagea les valeurs du bouddhisme (non-violence, compassion, végétarisme, soins aux plus démunis).
Bien qu'il n'ait jamais mené de guerre de religion en cherchant à convertire les peuples par la force (le Dalaï Lama actuel dit encore qu'il faut garder sa religion si elle nous convient), le bouddhisme n'a ensuite pas toujours été du côté des plus faibles. Dans la société théocratique moyenâgeuse du Tibet jusqu'au début du XX° siècle les moines ont été au service pour beaucoup, d'une exploitation du peuple. Le précédent Dalaï Lama (le XIII° : Thubten Gyatso - 1876/1933) avait déjà cherché à moderniser son pays en redonnant les terres au peuple, mais l'aristocratie s'y était opposée pour garder ses privilèges. Le Dalaï Lama actuel (Tenzin Gyatso - 1935/) n'a pas eu le temps de continuer l'oeuvre de son prédécesseur avec l'invasion des Chinois qui "libérèrent" le peuple de la manière violente que l'on connaît.
Mais au delà de la recherche de la libération de la souffrance d'un point de vue sociétal le bouddhisme est une voie paradoxale qui amène une révolution dans l'ordinaire du quotidien, non en bouleversant le quotidien mais en le vivant pleinement.
C'est pourquoi cette BD cherche à nous montrer qu'il faut s'ouvrir à une autre expérience pour y goûter.
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© Tsai Chih Chung
Dans le bouddhisme il y a trois voies d'apprentissage entremêlées que l'on appelle sîla, samâdhi & prajña : la discipline, la méditation & la sagesse.
La discipline c'est celle de rester conscient, présent.
La pratique de la méditation ne cherche pas à séparer le spirituel du quotidien mais au contraire à l'unir (le mot sanscrit Yoga est un mot issu de la langue indo-européenne qui veut dire UNIR , de ce mot est issu notre mot "joug", ce qui unit les boeufs). Nous vivons clivés entre le passé, nos racines, et le futur, qui est important pour prévoir notre vie, entre notre vie intérieure et le monde qui peut être plus ou moins agressif et dont il faut se défendre. La méditation va permettre une nouvelle qualité de relation au monde, une ouverture au moment présent. C'est une pratique où on ne cherche pas à se détacher de ce qui existe, dont nos illusions, mais au contraire à y être totalement présent.
La sagesse n'est pas une démarche intellectuelle mais un déroulement physico-spirituel qui passe par tout l'être du corps à l'esprit sans barrière, sans séparation qui permet de donner aux choses leurs justes valeurs.
Fort de ces trois portes d'accès, l'action est au coeur de la pratique, de la vie, c'est la vie. D'une manière existentialiste nous pouvons dire dans le bouddhisme que nous sommes ce que nous faisons. La sagesse est cette qualité dans la façon d'aborder le monde d'une manière concrète en tenant compte de l'interdépendance et de l'impermanence.
Tout cela est très paradoxal, puisqu'il est question d'abandon et d'action en même temps, en chinois on parle de Wu-Weï : non-agir, agir sans attachement au résultat.
(dessin déjà passé sur ce blog - cliquer pour agrandir)
mardi 14 octobre 2008
Un processus ordinaire
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(avec traduction en Chinois par Hsin Ying de Buddhachannel.tv pour certaines)
samedi 4 octobre 2008
Exonération & pardon
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(avec traduction en Chinois par Hsin Ying de Buddhachannel.tv pour certaines)
lundi 29 septembre 2008
"Je devrais" est ailleurs
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samedi 27 septembre 2008
Maintenant, vous êtes ICI
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(avec traduction en Chinois par Hsin Ying de Buddhachannel.tv pour certaines)
samedi 16 août 2008
Chaque instant est complet
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mardi 12 août 2008
Mandala de l'ëtre
Dans le bouddhisme il y a trois "poisons" fondamentaux : l'avidité (attachement), l'aversion (colère) & l'ignorance (indifférence). Cette dernière étant pour moi la base des deux autres. C'est à dire que si on prend nos constructions égotiques pour des réalités ou pour nous-mêmes cela entraîne du désir d'avoir ce qui nous parait nous manquer pour être heureux et de rejeter ce que nous avons et qui nous empêche d'accéder à ce bonheur. C'est ce processus qui est la cause principale de nos souffrances.
Souvent dans les écoles psychologiques occidentales on considère qu'il y a 4 émotions fondamentales : la tristesse, la colère, la peur et la joie. Mais d'autres personnes comme le docteur Bach, parle de 7 émotions basiques : la peur, l'hypersensibilité aux influences des autres, la solitude, le doute, le souci excessif du bien être d'autrui, le désintérêt et le désespoir.
Dans la communication non-violente le deuxième pas du processus est l'attention à ses sentiments, ses émotions (le 1er étant l'obsevation et l'attention au corps, au ressenti). Ce qui me parait intéressant dans cette dernière pratique c'est que l'émotion n'est qu'un signal pour nous indiquer nos besoins non satisfaits.
Pour ma part dans mon introspection sur mes émotions j'adhère en plus aux propositions de Richard Moss, comme quoi nous aurions en fait particulièrement 4 directions pour fuir l'instant présent : celle où nous nous jugeons nous-mêmes, celle de toutes nos croyances sur notre contexte de vie (les autres, les symboles comme l'argent, la religion), le passé et enfin le futur.
Bien sûr d'un point de vue bouddhiste, il y a un endroit où nous sommes entièrement présent à ce qui est, sans rajouter d'histoires, de jugements, de prénotions, de peurs, c'est l'instant présent ici et maintenant, c'est ce que nous touchons dans le coeur de la méditation, la sagesse ultime.
Dans cet endroit, ce centre, notre centre, mais finalement aussi le centre de l'univers dans lequel nous sommes, nous sommes ouverts, sans peur à ce qui arrive, ce qui n'empêche pas la douleur (physique ou psychologique) mais nous ne lui rajoutons pas de fables dessus pour en faire de la souffrance.
C'est pourquoi on peut, suivant Richard Moss, représenter ces 4 directions et ce centre comme un mandala.
En méditation (et donc dans le quotidien encore plus, ou peut être autant, mais d'une manière moins consciente), notre mental peut partir ailleurs dans une de ces 4 directions nous ramenons alors l'esprit à l'instant présent. Une partie de nous vit TOUJOURS dans le présent c'est le corps. C'est pourquoi par la posture, voir la respiration, nous avons de bons outils pour revenir ici et maintenant. Mais quand nous sommes au centre il n'y a plus d'outils à utiliser, simplement à laisser se déployer la vie, notre capacité d'ouverture et d'amour qui est en nous.
J'ai résumé à ma manière le mandala de Richard Moss :
Les émotions qui nous entraînent dans ces 4 directions sont l'orgeuil / dépression, la colère / envie, la culpabilité / regret & la peur / espoir.
La pratique de l'assise silencieuse est en fait une aide pour nous aider à comprendre que nous partons. Si tout à coup j'ai une émotion d'orgueil ou son contraire de dépression, qui m'emmène dans tout ce que je me raconte sur moi, je sais que je ne suis plus ICI. Il suffit de prendre conscience (on parle bien de "prise de conscience" -awarness en anglais- pas de "compréhension" -consciousness en anglais-) que nous sommes suffisants tels que nous sommes que le reste n'est que "conte des mille et un ennuis" & ainsi pour toute fuite dans une des 4 directions.
Cette fuite peut actuellement nous paraître vitale, car nous avons construit une/des personnalités de "survie" en fonction de notre histoire, les abandonner renforce la peur , d'où la pratique en toute sécurité du bouleversement possible dans l'espace de la méditation.
Quand nous sommes centrés nous n'abandonnons pas le "moi", nous ne "détruisons pas l'ego" nous sommes simplement avec tout cela sans en faire une chimère.
Et lorsque nous sentons se déployer en nous cette authenticité, au point focal, nous développons des moyens d'actions concrets, comme le discernement,la compassion, la confiance & le pardon.
Voilà j'ai survolé cela en fonction de ce que je vis aujourd'hui. Cela ne peut être intégré intellectuellement, mais doit être vécu comme un processus. Un processus qui peut être long (et néanmoins toujours immédiat aussi) et douloureux en lui-même suivant la rigidité de toutes nos constructions, liées à nos souffrances passées, à notre histoire. C'est pourquoi il peut être nécessaire d'être aidé parfois et aussi par ailleurs de rencontrer un "ami spirituel" qui vive de cette manière spacieuse afin qu'à son seul contact on puisse se rendre compte que cet abandon, ce "retour chez soi" n'amène pas la fin de notre monde, mais au contraire une sérénité malgré tous les malgré de la vie.
J'ai bien le sentiment d'avoir fait "rapide" mais cela est suffisamment long pour un article d'internet ;) où nous avons tous l'habitude de survoler (moi-même j'ai du mal physiquement à lire longtemps sur écran).
Je serai heureux d'échanger vos points de vue là dessus, si vous même avez ce genre de représentation de nos fonctionnements, & que vous le viviez ou au contraire si vous pouvez amenez des arguments concrets différents pour m'aider à justement mieux vivre cette authenticité.
(merci aux personnes qui m'ont permis de contacter tout cela, de la méditation au mandala de l'être en passant par la communication non-violente et bien d'autres choses encore.)







