Lung Ta Zen

« Pour aimer il faut être libre, pour être libre il ne faut pas avoir peur » Zen, bouddhisme libertaire, méditation, tantrisme, action non-violente, thérapie, pyschologie, Bandes dessinées zen, bien être

mercredi 25 mars 2009

Capitalisme et pulsion de mort

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Capitalisme et pulsion de mort
de Gilles Dostaler & Bernard Maris


Un livre facile d’accès malgré son intitulé, qui propose une lecture du capitalisme à travers le double prisme de Freud et de Keynes où on voit que la crise qui entraîne aujourd’hui le monde vers son effondrement est comparable à celle des années trente, mue à nouveau par ce Freud appelait « la pulsion de mort ». Nichée au coeur du capitalisme, et même cachée par un instinct de vie, de plaisir apparent avec la (sur)consommation, cette pulsion le pousse à détruire et à s’autodétruire.

Deux textes cités dans ce livre :

« La question décisive pour le destin de l’espèce humaine me semble être de savoir si et dans quelle mesure son développement culturel réussira à  se rendre maître de la perturbation apportée à la vie en commun par l’humaine pulsion d’agression et d’auto-anéantissement. A cet égard, l’époque présente mérite peut être justement un intérêt particulier. Les hommes sont maintenant parvenus si loin dans la domination des forces de la nature qu’avec l’aide de ces dernières il leur est facile d’exterminer les uns les autres jusqu’au dernier; ils le savent, de là une bonne part de leur inquiétude présente, de leur malheur, de leur fond d’angoisse et maintenant il faut s’attendre à ce que l’une des deux « puissances célestes », l’Eros éternel, fasse un effort pour s’affirmer dans le combat contre son adversaire tout aussi immortel. Mais qui peut présumer du succès et de l’issue ?

"

Freud, le Malaise dans la culture, 1930

« Je nous vois donc libres de revenir à quelques-uns des principes les plus sûr et certains de la religion et de la morale traditionnelle, tels que : l’avarice est un vice, l’usure est un délit, l’amour de l’argent est détestable, ceux qui pensent le moins au lendemain sont véritablement sur la voie de la vertu et de la sagesse; Nous placerons une fois de plus les fins au-dessus des moyens et préférerons le bien à l’utile. Nous honorerons ceux qui sauront nous enseigner à cueillir chaque et chaque jour de façon vertueuse et bonne, ces gens merveilleux qui savent jouir immédiatement des choses, les lys des champs qui ne peinent ni ne filent."

Keynes, Perspectives économiques pour nos petits enfants, 1930.


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jeudi 19 mars 2009

Japon - Poète sans abri : Les Japonais émus par sa plume anonyme

LE MONDE | 12.03.09 TOKYO CORRESPONDANT Philippe Pons


Sans abri à Tokyo le 29 Janvier 2009

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Ils sont de plus en plus visibles. Mais les passants les croisent sans apparemment les voir. Indifférents, gênés. Leurs ombres furtives, miséreuses, çà et là dans les gares ou les parcs, rappellent inopinément à beaucoup leurs propres difficultés. Leur souffrance semble désincarnée. Ils ne mendient pas et survivent des rebuts de la société de consommation. Cette société les ignore et, eux, les sans-abri des grandes villes japonaises, ils s'en sont détournés. Deux mondes se côtoient et font mine de ne pas se voir.


D'autant plus troublante, une voix s'élève de ce monde des "naufragés" de la prospérité. Depuis la fin de l'année 2008, le quotidien Asahi publie des courts poèmes d'un auteur sans abri rest

é anonyme. Et, sans doute pour la première fois, les lecteurs de ce journal découvrent à travers ses mots ce "peuple d'en bas" qui, la nuit, dort dans des cartons aux pieds de ceux qui se pressent pour ne pas rater le dernier métro.

Comme d'autres journaux, Asahi a une rubrique poétique dans laquelle sont publiés des poèmes du genre classique waka, courts et à la beauté austère et mélancolique, envoyés par des lecteurs qui ont été sélectionnés par un jury.

Les concours de poèmes relèvent d'une tradition millénaire au Japon. Et les quotidiens l'ont poursuivie. Au nombre de lettres d'encouragement que reçoit l'Asahi, les poèmes de cet homme déchu, à la rue, ont ému plus d'un lecteur.

"Habitué à vivre sans clés, je passe la nouvelle année. De quoi d'autres dois-je encore me dessaisir ?" "Cette rue s'appelle la rue des enfants infidèles. Moi je n'ai

ni parents ni enfant." "L'homme ne vit pas seulement de pain, mais moi je passe ma journée avec le pain distribué..." A la belle étoile, cette chanson de Juliette Gréco dont les paroles sont de Jacques Prévert et la musique de Joseph Kosma, a bercé son sommeil : "M'endormant sous un ciel étoilé, j'ai entendu la chanson de Gréco. Ce n'était qu'une illusion..."

LA CHANSON DE GRÉCO

Le poète anonyme signe ses textes du pseudonyme de Koichi Koda, mais la rubrique "adresse" qui accompagne la publication du poème, normalement obligatoire, comporte la simple mention : "sans". L'auteur vit probablement dans le quartier de Kotobuki-cho, à Yokohama, l'un des bivouacs aux m

inables hôtels pour journaliers, l'une de ces trappes de la ville vers lesquelles refluent les sans-abri.

L'écriture soignée et la référence à la chanson de Juliette Gréco (qui date des années 1950) donnent à penser que l'homme est cultivé et doit être âgé de plus de 70 ans. A la suite de la publication de ses poèmes par Asahi, l'anonyme poète en a envoyé un autre : "Lisant l'article à mon propos comme s'il s'agissait de quelqu'un d'autre, les larmes me sont montées aux yeux."

Le quotidien l'a appelé à se faire connaître, ne serait-ce que pour lui remettre la petite rémunération qui accompagne la publication d'un poème. "Je suis touché par votre gentillesse, mais pour le moment je n'ai pas le courage d'entrer en contact avec vous", a-t-il répondu.

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vendredi 13 mars 2009

Expulsion Yourte

lire YurTao

La révolution des encombrants.

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La vie vaut vraiment d'être vécue!

Si à l'école je ne me suis jamais donnée la peine de décrocher la première place, de peur entre autres de déclencher des jalousies pénibles, puisqu'en temps qu'ainée de ma fratrie, j'ai vite appris à la maison que la préexistence se payait cher en matière de disputes,

en matière de pratique autodidacte de la voie de la yourte, je m'en suis donné tout autant, sinon plus, pour ne pas décrocher la première place du premier palmarès d'expulsions de yourtes en France.

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Mais me voici bien, depuis le 26 Février 2009, la première auto-constructrice habitante en yourte de ce pays, virée comme une squatteuse par un tribunal de justice.

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Même si, heureusement, ce n'est pas le statut de la yourte qui est visé, mais son implantation. Il est cependant impossible de séparer les deux dans la réalité de la vie quotidienne du droit au logement, car le socle des yourtes, bien qu'on puisse plus le comparer à une amarre dans un port qu'à une fondation, c'est quand même toujours la terre, le foncier.

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Alors, maintenant que ma descente en bord de village dans une tentative d'intégration douce est ratée, maintenant que je suis au top de quelque chose, maintenant que j'ai acquis quelques lettres de noblesse de la gueuserie ordinaire en gagnant le droit d'être jetée à la rue par une bande d'escrocs sans foi ni lois, je ne vais plus me gêner pour dire ce que je pense de ces méthodes et des intentions malveillantes et pourries qui les animent.

Je sais que je ne vivrais pas assez longtemps pour entendre proférer à mon égard le même genre d'excuses que celles qui sont faites actuellement aux tribus indiennes expropriées et décimées par des cow-boys assassins.

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Je sais que je suis victime comme tant d'autres d'une razzia organisée et armée, et quoi qu'il en soit, je préfère  ma conscience et ma colère à l'aveuglement d'un bourreau ou l'indifférence d'un Ponce Pilate.

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Donc tant que je vis, je continue, moi, petite yourteuse cevenole expulsée, à faire le procès de la spéculation, de la prédation, du mépris, du pouvoir et de la justice utilisés contre les pauvres, et de la complicité de ceux qui se taisent.

Je continue à vouloir démontrer la primauté du droit des peuples à l'auto-détermination, à la souveraineté alimentaire, donc à un lopin de terre personnel octroyé équitablement par simple fait de naissance, la légitimité du droit d'usage sur tout accaparement par des intérêts spéculatifs, le droit à un revenu de citoyenneté déconnecté du travail obligatoire, le droit de vivre et d'habiter modestement en respectant ce qui nous entoure.

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Car c'est bien de tout cela qu'il s'agit, dont mes procès sont l'exemple et le symbole.

Un procès où les profiteurs les plus caricaturaux du capitalisme, les pirates de l' immobilier, ces gens pour qui la terre n'est pas un lieu de vie pour frères humains, encore moins un bien commun, mais une jungle où tout est à prendre d'assaut sans rien laisser vivant derrière, saccageant pour les siècles et les siècles en se défoulant des pires instincts, s'attaquent clairement et sans vergogne au symbole le plus poétique des opposants au monde marchand,

le peuple des yourtes.

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Je me suis défendue contre les agressions de gens qui ne doutaient pas de leur pouvoir, qui savaient bien que leurs relations, leurs connivences, les intérêts croisés de tous ceux qui profitent des ventes judiciaires, les couvriraient.

Quel juge condamnerait un avocat, celui qui a procédé aux enchères, ami des marchands, qu'il voit tous les jours, dans ce microcosme de province où les intérêts des riches, des notables et des nantis s'entrecroisent sur les nappes et les draps des foyers rupins de la ville?

Mettre en question la validité d' une vente, dénoncer le lobby des participants directs et indirects des ventes aux enchères, ce qui fait beaucoup de monde qui se sert à chaque transaction, c'est remettre en question tout le système bien rodé qui en gravite, c'est impensable.

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C'était donc plié d'avance.

Ce qui ne leur a quand même pas donné la dignité d'assumer leurs actes, puisque le résultat du jugement a été largement différé pour reculer les réactions publiques et médiatiques: après un procès où la seule représentation de mes adversaires, hors avocat, s'est traduite par deux flics spécialement octroyés pour cette audience et une paire de RG, on m'a demandé de prendre connaissance en catimini du jugement par téléphone!

Pourtant, l'acquisition dans mon dos du terrain sur lequel j'habite par un cartel de marchands de biens qui m'ont ignoré avec un rare mépris, qui n'ont pas eu le courage une seule fois de se présenter aux audiences publiques, est et restera pour moi une opération illégitime et illégale, (mes  justes arguments ont été balayés purement et simplement), un hold up légalisé, le résultat d'une politique et d'une justice indigne et inique.

Mais c'est  aussi la représentation des deux forces vitales en action, pulsions de vie et pulsions de mort, partout dans le monde et plus particulièrement en ce moment.

Du coté de la vie,  le soin de la planète et une conscience politique, philosophique et spirituelle de l'organisation fraternelle de la société humaine,

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et de l'autre le racket sauvage des ressources, l'élimination des plus faibles et l'hégémonie de l'égoïsme et de l'accaparement.

Depuis plusieurs décennies habitante de ces Cevennes minières en déshérence, y vivant, y enfantant, y souffrant, y ayant enseveli récemment mon enfant dans cette terre charbonneuse remplie de vieux mineurs sacrifiés à la croissance, y travaillant dur, sans reconnaissance, sans salaires, sans garanties et sans sécurité, y défrichant sans cesse gratuitement sentiers abandonnés et prés envahis de ronces, y inventant des façons de vivre modestes et légères en harmonie avec la nature, y nouant des solidarités nouvelles avec les oubliés du système,

comment me remercie-t'on aujourd'hui de ma persévérance, de mon audace, de ma volonté de ne pas abandonner une terre qui a tant besoin de souffles nouveaux, de ma foi pour soulager l'imaginaire de toutes ces misères et ces relégations?

On me remercie comme un patron vénal remercie une ouvrière qui a donné sa vie à son entreprise, en la licenciant.

Un patron qui part en parachute doré avec la caisse, lesté d'une indemnité et d'une subvention gouvernementale, nanti de permis de construire en zone naturelle protégée en Corse pour des villas de luxe, de jets privés pour aller se soulager dans les petites filles des bordels asiatiques, de yatchs gracieusement offerts  pour mouiller dans les ports des paradis fiscaux, une législation votée pour le blanchir, une milice privée et les honneurs des médias.

Quant au travail  lui-même, accompli sur une friche industrielle que j'ai entièrement réhabilité de façon écologique, à la force du poignet, sans machines, sans pesticides, sans désherbants, soignant des décennies de pollution et d'abandon, transformant un rebut en petit joyau légèrement jardiné, que va t'il devenir?

Rien.

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A nouveau une poubelle, à nouveau une friche.

En effet, les marchands  devaient revendre  ce terrain en Septembre 2009,  comme la  loi le leur oblige, pour en tirer bénéfice.

Malheureusement pour eux, le maire vient de leur confirmer l'inconstructibilité de la parcelle, réinscrite dans le nouveau PLU en cours d'élaboration.

Donc pas de citron à presser.

DAL, Halem et Demeures Nomades avons demandé à la mairie d'une part une vigilance accrue lors du passage de cette vente dans leurs bureaux, et d'autre part d'étudier un projet local au service des bessegeois qui pourrait justifier une préemption par la municipalité.

La mairie a donc laissé entendre que lors de la mise en vente du terrain, elle pourrait préempter.

Cet espace de proximité retournerait alors à sa vocation populaire et sociale, grâce à un projet associatif, ou tout simplement un projet communal de parc public pour les habitants du quartier.

Furieux, l'un des marchands a donc rétorqué qu'il laisserait le terrain à son fils, seule issue légale pour sauver son honneur de macho viril et conquérant.

On ne doute pas dés lors, vu la mentalité de la maison, que le fils préfère y déposer ses carcasses de bagnoles que des yourtes.

Yourtes qui commençaient à attirer sur la ville une renommée nationale de renouveau et d'ouverture, qui sera d'ailleurs amplifiée par le film que Régis et Aline ont tourné au Cantoyourte cet hiver et qui sera diffusé sur M6 le 25 Mars à l'émission « 66 minutes ».

Quand au travail social et culturel accompli en proximité d'une population avec qui ça n'a pas toujours été facile mais d'où ont surgi débats, animations et éveils de conscience, quand ce n'est tout simplement convivialité par l'ouverture du camp aux jeunes et vieux du quartier et du canton, que deviendra t'il?

Travail de lien social gratuit réduit à néant, désavoué, piétiné, parce que le seul horizon permis pour les campagnes et les banlieues,  ce n'est pas l'auto-organisation et la débrouillardise qui sonneraient trop comme une économie informelle et donc une dissidence inacceptable pour le monde du profit, mais le chômage, les « prises en charge » et les assistanats avilissants et hypocrites, la rue ou la prison.

Cette belle aventure humaine et solidaire du Cantoyourte sera t-elle clouée au carreau par les ravages capitalistes?

C'est sans compter sur la résistance.

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C'est pourquoi:

J'en appelle à l'insurrection rurale

pour défendre le droit d'habiter autrement,

en particulier dans des habitats modestes et légers,

symbole d'un mode de vie écologique et social

et réponse populaire à la crise du capitalisme.

J'en appelle à la défense des Yourtes,

symboles de  la gratuité, la solidarité, la diversité,

l'ingéniosité et la fraternité des peuples.

J'en appelle à l'insurrection des tentes partout dans le pays

pour protester contre une justice d'exclusion et d'expulsion,

qui catalogue les tentes et ses occupants

comme des objets encombrants, des détritus,

quand ce ne sont pas des fantômes, (comme l'ont fait les auxiliaires de justice et les arnaqueurs immobiliers ignorant mes yourtes dans les cahiers des charges d'adjudication).

J'en appelle à la révolution des encombrants,

des laissés pour compte, des jetés dehors,

j'en appelle à la récupération et au stockage,

par tous les sympathisants des yourtes,

de leurs objets encombrants, abimés, dépassés,

pour édifier des barricades contre les bulldozers

autour du Cantoyourte,

dés que le délai de quatorze mois,

octroyé par charité ( certif médical) sera expiré!

J'en appelle à la désobéissance civique pacifique

et à la solidarité résistante

pour pouvoir continuer à ouvrir des terrains de vie

aux personnes de plus en plus  nombreuses exclues

de la société d'abondance en faillite.

J'en appelle à toutes initiatives qui rallient et relaient

les protestations, les révoltes et les indignations de ceux qui,

expulsés des villes et expulsés des champs,

sont jetés à la rue comme des chiens pour y aller mourir de froid.

Parce que ça suffit de s'en prendre toujours aux mêmes.

Parce que ça suffit les prédateurs qui déboulent dans nos villages pour tout raquer sous notre nez, et nous asservir en esclavage sur notre propre terre.

Parce que ça suffit d'être toujours la dernière roue de la charrette et ceux sur qui on peut tirer à bout portant dans le dos pour un loyer pas payé.

C'est arrivé en bas de chez moi.

Çà suffit de toujours se faire taper, se faire virer, d'aller au tribunal réclamer justice et de trouver que des bourges, occupés à coucher avec la femme du concurrent, qui vous saquent d'un air hautain et vous jette à la rue pour faire une fleur à leurs copains.

Parce que le peuple se réveille et gronde,

parce que la volonté du peuple,

c'est de vivre tout simplement,

pas de ramasser la poussière sous les bottes des puissants.

Contre l'étalage du mensonge et de l'aliénation

de la société de consommation,

opposons l'art de vivre sans encombrements!

Aux bulldozers fauchant les habitats de toiles,

opposons des barricades d'encombrants!

Aux cubes de béton de la répression,

treehugger_rogers

opposons les ronds de coton de la libération!

tepee_armat

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mardi 10 mars 2009

Constellation des Poissons 2009

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Le signe des Poisson clôture la ronde zodiacale. C’est le passage symbolique de la vie physique à celle de l’esprit, qui retourne à la source unique. Le symbole des deux poissons reliés témoigne de la dualité au sein de l’unité :gauche et droite, masculin et féminin, positif et négatif, distributif et réceptif, lumière et obscurité, connaissance et ignorance et ainsi de suite…, apercevoir l’un dans les deux, est la clé.

Il y a en nous un combat perpétuel entre l’humain et le divin, et pourtant, la personnalité humaine n’a pas à être conquise mais maîtrisée. Ses deux parties sont essentielles de la source universelle décrites par toutes les théologies comme un principe masculin-féminin. C’est la clé de la synthèse représentée par les Poissons. Sans l’un, l’autre n’existe pas. Il s’agit de trouver l’unité.

Manquer sa vie est très facile. Il suffit de copier ce que les autres font. Mais accueillir les énergies de l’âme universelle oblige à changer ses comportements anciens. Chacun doit s’efforcer aujourd’hui de retrouver en lui l'individualité et l'unité, seule voie pour espérer bâtir l'Unité humaine. La conscience collective existe déjà, et nos consciences individuelles en sont des fragments qui émergent ça et là telles de petites îles. Nous imaginons que nous sommes séparés, alors nous tentons de construire des ponts entre nos îles.

Selon la biologiste évolutionniste Elisabet Sahtouris "Le capitalisme compétitif est un système conçu pour concentrer les richesses aux mains d’une minorité, ce qui a pour conséquence inévitable d’en priver la vaste majorité. Une attitude aussi destructrice n’est possible que parce que nous n’avons pas reconnu que nous sommes, en tant qu’espèce, un système vivant, comme le sont nos corps ou nos familles. Les familles n'affament pas trois enfants pour suralimenter le quatrième, ou n'embellissent pas un coin du jardin en saccageant les trois autres. Nous comprenons le détail des systèmes vivants, mais nous n'avons pas appris à voir les systèmes plus larges, telle notre économie globale, comme également vivants et en danger ! La plus importante innovation dont nous ayons besoin est une nouvelle vision scientifique globale dans la perspective des systèmes vivants. Notre économie globale, et plus généralement notre famille globale, sera faite des individus, des familles et unités sociales plus larges qui existent déjà, mais nous tisserons nos liens les uns avec les autres selon des formes nouvelles imprévisibles."

      Est-il possible à des groupes d'accéder à un niveau de sagesse bien supérieur à celui que peut atteindre un individu ? Ces formes d’intelligence collectives sont-elles, elles-mêmes intelligentes ? Le phénomène miraculeux de la conscience collective, est-il la prochaine étape de l'évolution ? Oui, selon des auteurs comme Steiner, Sri Aurobindo, Bateson, Alice Bayley, et plus récemment des scientifiques comme Rupert Sheldrake le concepteur de la théorie des champs morphogénétiques. David Bohm, un des pères de la physique quantique développa dans les dernières années avant sa mort en 1992, une méthode de dialogue offrant, disait-il "la possibilité de transformer non seulement les relations entre personnes, mais plus encore, la nature de la conscience au sein de laquelle ces relations s'installent".

     Ouverture, écoute, authenticité : on reconnaît là les principes qui ont inspiré le mouvement du développement personnel et poussent aujourd'hui vers le collectif. Des principes bien différents du cocktail foi-obéissance-compétition qui présidait aux entreprises collectives du passé, dont on ne se prive pas de relever les erreurs et dangers. Mais c'est pour mieux montrer la différence avec les expériences actuelles, fondées précisément sur notre individualisme allergique à tout embrigadement.

     Découvrir dans sa propre vie que le tout est bien plus que la somme des parties", "accéder à une connaissance plus grande que celle que l'on atteint à deux" (Carol Frenier, chercheuse expérimentale en « vision collective »), "faire jaillir le nouveau" (Juanita Brown, écrivain) : on voit que les buts convergent, et aussi l'importance de l'intelligence, du partage des connaissances et de l'autorité. Normal ! N'est-il pas question de l'émergence d'une conscience collective ?

   Carol Frenier définit actuellement, le but de la sagesse collective ainsi : « accoucher d'un nouvel ordre social/spirituel d'une ampleur correspondant à un véritable saut évolutif.... qui émerge déjà de sa propre force. » Voilà la transformation qui est en chemin : l'être humain apprend à être une cellule en même temps qu'un individu. Pas seulement une cellule dans une société, mais au sein d'un organisme vivant."
                                                                                                             … / …

   Pierre Teilhard de Chardin avait décrit déjà avant la moitié du XXè siècle ce que certains commencent à entrevoir et espérer pour l'avenir. Il l'avait appelé le point oméga : “« ....nous marchons vers quelque nouveau point critique, en avant.....une collectivité harmonisée des consciences, équivalente à une sorte de super-conscience “

     Nous avons traversé une période d’âge sombre et il temps pour l’humain de passer de l’adolescence à l’âge adulte. Aujourd’hui il faut penser avec ses 60 milliards de cellules et devenir le maître de son univers. C’est bien en augmentant la vibration cellulaire qu’il est possible d’intensifier sa propre vibration, son niveau de conscience globale. Sommes nous prêts à vivre cette nouvelle réalité ? Alors, affirmons le « je suis » qui est en nous et portons le divin dans chaque petite chose car nous sommes co-responsables de notre réalité vécue. Travaillons à la multiplicité des canaux humains afin de construire un nouveau monde.

    Le temps de l’éveil est venu pace que la nécessité est absolue. Libérons nous de nos chaînes humaines, de nos états de conscience, de nos traditions séculaires, pour aller vers la fraternité, l’unité, l’éternité, l’universalité. Recherchons la connaissance qui nous rapproche les uns des autres. Ne cherchons pas une division ou la pérennité de certaines règles strictes et fastidieuses, comprenons la nature du moment et la beauté de l’instant.

© Association le Sentier

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mardi 3 mars 2009

Pour sauver la planète, sortez du capitalisme

kempf


Après vous avoir parlé de son précédent livre ici, j'aimerais vous parler de ce livre qui me parait tout aussi important, voici ce qu'on peut y lire entre autres :

Nous avons accumulé une invraisemblable montagne d’avoirs. Cette génération  doit relever le plus grand défi qu’ai eu à connaître l’histoire humaine : principalement empêcher que la crise écologique, qui est  la rencontre de l'espèce avec les limites de la biosphère, s'aggrave et conduise l’humanité au chaos & sauver la liberté, contre la tentation de l’autorité. Ce n’est pas la fin de l’histoire c’est le début d’une nouvelle histoire.

Rien ne serait  pire que de laisser l’oligarchie, face aux difficultés, recourir aux vieux remèdes, à une relance massive, à la reconstitution de l’ordre antérieur. Le moment est venu de sortir du capitalisme, en plaçant l’urgence écologique et la justice sociale au coeur du projet politique.

On peut résumer notre situation par les 7 axiomes suivant :
1.laisser la crise écologique s’approfondir conduirait à une dégradation continue et importante des conditions d’existence
2.Il y a urgence à infléchir et inverser les tendances actuelles compte tenu de l'hypothèse d'effets de seuils
3.rien ne justifie que n’importe quel humain n’ai pas accès individuellement aux même ressources biosphériques que les « américano-européens »
4.mais tous les humains ne peuvent accéder au niveau actuel d’utilisation des ressources de ces mêmes « américano-européens »,
5.l’équité signifie que la réduction de la consommation matérielle doit être proportionnellement bien plus forte pour les riches que pour les pauvres,
6.les coutumes des classes les plus riches définissent le modèle culturel suivi par l’ensemble de la société (théorie de Thorstein Veblen). La réduction des inégalités, donc la réduction des possibilités de consommation ostentatoire de l’oligarchie, transformera les modèles généraux de comportements.
7.Le défi politique majeur est d’opérer la transition vers une société plus juste et en équilibre avec son environnement sans que l’oligarchie détruise la démocratie pour maintenir ses privilèges.

Pour tout cela il faut sortir du modèle individualiste qui enferme & sépare, imposé par le capitalisme et réinventer des solidarités qui lient et libèrent : bien commun plutôt que profit, coopération plutôt que compétition & écologie plutôt que économie.

Le capitalisme cherche à détourner l’attention en faisant croire par la « croissance verte » que la technologie pour surmonter les obstacles alors qu’elle ne perpétue que le système de domination en vigueur.

L’adversaire paraît surpuissant, il est vermoulu ! Il n’a représenté que 2% de l’aventure humaine (deux siècles sur dix millénaires depuis la révolution néolithique).

Nous n’avons pas à inventer le nouveau monde, ce livre nous donne des exemples précis montrant qu’il est déjà là, en jachère, comme une terre qui attend de lever pour donner une moisson dorée.
Des solutions concrètes sont aussi données comme le RMA (Revenu Maximum Autorisé), un système d’économie de marché dont le domaine s’arrête à la lisière des biens communs essentiels qui ne sont pas gérés comme des marchandises et qui incorporent les services fournis par la nature & qui favorise le long terme. Il ne faut pas produire plus mais répartir le travail, ne pas banaliser le dimanche mais au contraire réapprendre une autre temporalité comme goûter la lenteur.

Cette politique devra suivre trois axes :
1.réduction des inégalités
2.prix qui intègrent l’impact écologique
3.rationnement choisi


Si nous ne réduisons pas de nous mêmes notre consommation matérielle, nous y seront amenés de facto, car si l’on ne parvient pas à imposer des logiques coopératives au sein des sociétés, l’évolution autoritaire du capitalisme le poussera à l’agressivité sur le plan international.

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mardi 17 février 2009

Comment les riches détruisent la planète

kempf


J'ai déjà parlé dans CE billet de Hervé Kempf, voici un rapide compte rendu de lecture de son précédent livre qui est en livre de poche

Constats :

  • La situation écologique de la planète empire à une allure que les efforts de millions de citoyens du monde conscients du drame mais trop peu nombreux ne parviennent pas à freiner
  • le système social qui régit actuellement la société humaine, le capitalisme, s'arc-boute de manière aveugle contre les changements qu'il est indispensable d'opérer si l'on veut conserver à l'existence humaine sa dignité et s a promesse.
La crise écologique et la crise socio-économique ne sont que les deux facettes d'un même désastre.

Pourquoi ne changeons nous pas de cap ?
Car pour beaucoup la situation n'est pas si grave, l'information étant noyée sous un flot qui la relativise, ou alors ils croient (ou nous font croire) que la technologie pourra résoudre les problèmes qu'elle a engendrés & enfin parce que lorsqu'il y a gain (du PIB en général ou des actions en particulier) on ne tient jamais compte du coût de la dégradation écologique !

Par ailleurs les riches ne perçoivent pas encore les changements en cours, et les pauvres n'ont pas voie au chapitre ! Les pauvres deviennent plus pauvres et les riches deviennent plus riches (le revenu des 500 personnes les plus riches du monde est supérieure à celui des 416 millions des plus pauvres, chaque hyper riche touche donc plus qu'un million de ses frères humains réunis !), créant une oligarchie prédatrice qui n'a aucun projet de société autre que de maintenir l'ordre établi à son avantage, et privilégie l'objectif de croissance matérielle, seul moyen selon elle de faire accepter par les classes subordonnées l'injustice des positions. Or la croissance matérielle accroît la dégradation environnementale. Et pour préserver cela elle entraîne une dérive semi-autoritaire , dont la lutte contre le terrorisme a été un fabuleux alibi, pour affaiblir les libertés publiques et l'esprit de démocratie pour faire taire la contestation de ses privilèges, la critique du libéralisme et l'inquiétude écologique.

Il importe pour éviter soit le chaos social, soit la dictature, de maintenir pour nous et les générations futures, non pas la "Terre", mais les possibilités de la vie humaine sur planète.
Aux écologistes de penser vraiment le social et les rapports de force. A "penser globalement, agir localement" il faut ajouter "Consommer moins, répartir mieux".


Kempf cite la "théorie de la classe de loisir"très intéressante de Thorstein Verblen :  C'est la tendance à se comparer à autrui, et particulièrement aux personnes de la classe supérieure qui est le moteur de la vie économique, donc actuellement de plus de consommation créant un surcroît de production. Les caractéristiques actuelles de la classe dirigeante mondiale est le facteur essentiel de la crise écologique. Il n'est pas question de limiter la consommation matérielle des plus pauvres, il faut l'augmenter par souci de justice, mais diminuer celle de l'oligarchie, des plus riches pour que les classes occidentales en dessous suivent ce mouvement (20% des humains vivent en occident et consomment 80% de la richesse mondiale), il faut pour cela instituer un revenu maximum.

Il y a urgence d'ici moins de10 ans il faut avoir changé de cap : arriver à une société sobre, équitable : Liberté, écologie, fraternité :
  • Lutter contre les idées reçues : la croyance en la croissance (de même croire dans le "développement durable" lui aussi fait pour maintenir les profits), la possibilité pour le progrès technologique de résoudre les problèmes écologiques, la fatalité du chômage.
  • Favoriser le transfert des richesses de l'oligarchie vers les services publics par une fiscalité adaptée et pesant davantage sur la pollution et sur le capital que sur le travail, des politiques agricoles actives dans les pays du Sud, la recherche de l'efficacité énergétique ...
  • Prendre parti pour les libertés publiques et le bien commun.

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jeudi 29 janvier 2009

Hervé Kempf - "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme"

à lire sur EssenCiel & Terre


Dans son nouvel essai, Hervé Kempf, journaliste au Monde, montre qu’en dépit des menaces l’avenir reste ouvert et l’optimisme justifié. « Est-il possible d’aller vers la sobriété sans passer par des secousses violentes ? Pouvons-nous éviter que les gouvernements capitalistes imposent une réponse autoritaire en tentant une ’relance’ aussi dommageable écologiquement qu’inutile ? Je ne sais pas. Face aux sombres perspectives, l’heure des hommes et des femmes de cœur, capables de faire luire les lumières de l’avenir, a sonné. »  

 

    Source : cdurable.info

    Pour la sortie de son nouveau livre au titre très explicite, Hervé Kempf ne mâche pas ses mots. Certains vont crier à l'hystérie anticapitaliste évidemment, mais c'est oublier combien le système dans lequel nous évoluons, ou plutôt "nous nous enfermons",  a de très fortes pulsions de mort en marche depuis longtemps. La crise écologique se résoudra dès lors que nous changerons en conscience notre rapport (plus respectueux) à l'autre, à l'univers, notre regard sur la société, nos comportements, et prendrons le risque de changer radicalement nos habitudes de vie.
 

 

    A l'avenir nous retrouvrons ainsi le goût de la solidarité et de l’action en commun, pour une économie fondée sur le respect de l'environnement, de la justice sociale et non de l'hyper profit à court terme d'une poignée d'individus. Encore faut-il abandonner notre ancienne peau pour entrer dans ce nouveau paradigme.  

 

    Et ce n'est pas qu'une vue de l'esprit !  

 

    Vaste programme nécessaire, à l'heure où médiatiquement, tout le monde se tourne vers un seul homme fait presque messie et que je nommerai pas.  

 

    Quand comprendrons-nous que c'est d'abord à l'intérieur de nous qu'il faut trouver des réponses et changer au lieu de se tourner sans cesse vers l'extérieur ?  

 

    Voici ainsi un extrait de l'émission de radio de France Culture Terre à terre du 10 janvier dernier où Hervé Kempf parle du vaste programme que recoupe son livre.
 

 

    Prenez donc 20 minutes, vous les méritez. Voire plus, si vous voulez aussi voir la vidéo.  

 

    Merci d'être là parmi nous.  

                                           

 

               

Pour sauver la planète, sortez du capitalisme              
                                                                                                          

Posté par Lung Ta à 08:45 - Actions non-violentes sur le monde - Commentaires [6] - Permalien [#]
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