Lung Ta Zen

« Pour aimer il faut être libre, pour être libre il ne faut pas avoir peur » Zen, bouddhisme libertaire, méditation, tantrisme, action non-violente, thérapie, pyschologie, Bandes dessinées zen, bien être

vendredi 27 mars 2009

Jardinier & gardien de mon propre paradis

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Mon esprit est comme un jardin dont je suis le jardinier. J'ai la capacité de choisir ce que j'y plante, et quelles mauvaises herbes je ne souhaite pas voir y proliférer.

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Mais de même qu'au Paradis, Dieu avait mis des anges gardien avec des épées de feu, c'est mon attention qui fera que je ne laisserai rentrer dans cet Eden que ce que je souhaite. Je peux fermer la porte aux mauvaises habitudes grâce à cette vigilance.

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Mais en tant que "jardinier-alchimiste" je ne m'inquiète pas de ce qui pourrait me paraître négatif, car tel le symbole connu du Tao (Yin / Yang) à chaque polarité corresond son opposé. Quoi qu'il surgisse j'ai la possibilité de mettre en oeuvre son antidote, comme on dit dans le bouddhisme.

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Bien sûr ma première réaction est de me dire "cela n'est pas possible", il y a trop de mauvaises habitudes, trop longtemps qu'elles sont là, je n'en suis pas capable, j'ai toujours fait comme cela etc...
Mais tout cela n'est qu'une construction mentale, issue de toute ma vie certes, mais qu'une construction mentale. Pourquoi ne pas simplement chercher pendant quelques minutes, quelques secondes, chercher à changer mon regard, mon attitude et s'ancre alors en moi une autre façon de faire. Elle prend racine, même si elle ne fleurit pas immédiatement, sa graine est présente. Il suffit que je fasse l'expérience, je respire brutalement, le souffle court et tout mon corps se contracte comme lorsque je suis en colère. Pendant la colère il suffit que je me pose et que je respire calmement pour que la colère s'estompe.

j'ai souvent en mémoire cette phrase de   Robin S. Sharma : « Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 40 ans. Le deuxième meilleur moment est aujourd'hui  » 

   

Il est en moi un Eden
dont je suis le jardinier & gardien.
Nul n'y pénètre sans invite
car à tout mal son remède
pour qui sait composer avec les plantes.



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jeudi 26 mars 2009

LES JOURNÉES VIMALAKÎRTI

LES JOURNÉES VIMALAKÎRTI 18 avril et 20 juin 2009 Une initiative soutenue par l’Union Bouddhiste de France

Dans le Sûtra de Vimalakîrti, l’un des textes les plus généreux du bouddhisme du Grand Véhicule, Vimalakîrti, son héros, invite à œuvrer avec intelligence et amour dans le monde. Il témoigne que la voie du Bouddha est une pratique de la responsabilité engagée : le bodhisattva soigne les corps et protège les esprits ; il œuvre à la réconciliation des êtres et dissipe leurs peurs ; il libère les victimes de l’injustice ; il répand la non-violence et protège la Terre.

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Les Journées VimalakîrtiInspirées par l’enseignement de Vimalakîrti, deux journées d’introduction et de réflexion à l’engagement bouddhiste sont proposées à Paris les samedis 18 avril 20 juin 2009 animées par Jean-Paul Ribes et Éric Rommeluère.

Ces journées préfigurent la création d’une organisation de réflexion, d’action et de formation à l’engagement bouddhiste. Toutes les personnes intéressées sont les bienvenues.

L’initiative est soutenue par l’Union Bouddhiste de France, fédération nationale des associations bouddhistes de France (www.bouddhisme-france.org).

L’association Un Zen Occidental (www.zen-occidental.net) offre le support logistique à ces journées.

Il est possible de participer à l’une ou l’autre de ces journées ou les deux.

☛ Les animateurs

Jean-Paul Ribes est président du Comité de Soutien au Peuple Tibétain (www.tibet-info.net/www/Comite-de-Soutien-au-Peuple.html). Ancien journaliste, il est l’auteur de nombreux livres, notamment Karmapa (Fayard, 2000) consacré au maître spirituel tibétain, l’actuel XVIIe Karmapa.

Éric Rommeluère est enseignant dans la tradition du bouddhisme zen (www.zen-occidental.net).
Dernier livre paru, Les bouddhas naissent dans le feu (Le Seuil, 2007). Il écrit actuellement un nouveau livre sur l’engagement bouddhiste pour les Éditions du Seuil.

☛ La journée du 18 avril 2009

La journée comportera deux séances générales sur le sens et les applications pratiques d’un engagement bouddhiste. Les échanges avec tous les participants seront privilégiés.

Horaires et adresse :
De 9 h 30 à 17 h 30 dans une belle salle au 80 rue Philippe de Girard 75018 Paris.

La journée débutera et se terminera par une séance de méditation silencieuse de 20 minutes.

Pour en savoir plus et s’inscrire en ligne : www.zen-occidental.net/journeeavril-vimalakirti.html

☛  La journée du 20 juin 2009

Cette journée sera plus particulièrement consacrée aux thèmes de la réconciliation et de la non-violence. Les échanges avec tous les participants seront privilégiés.

François Marchand, co-président du fond associatif Non-violence XXI qui regroupe les principales organisations non-violentes françaises et François Vaillant, rédacteur en chef de la revue Alternatives Non-Violentes, chargé de projets à l’IFMAN, institut spécialisé dans la formation à la gestion non-violente des conflits, interviendront au cours de cette journée.

Horaires et adresse :
De 9 h 30 à 17 h 30 dans une belle salle au 80 rue Philippe de Girard 75018 Paris.

La journée débutera et se terminera par une séance de méditation silencieuse de 20 minutes.

Pour en savoir plus et s’inscrire en ligne : www.zen-occidental.net/journeejuin-vimalakirti.html

☛ Des questions complémentaires ?

Une adresse électronique info@zen-occidental.net et un téléphone 01 40 44 53 94.

infos sur Buddhachannel.tv
ou Un Zen Occidental

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vendredi 20 mars 2009

Peut il exister un bouddhisme non engagé ?

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Alors que la presse comme la réalité nous montre que nous sommes en pleine crise économique, il est encore peu mis en avant la crise écologique qui l’accompagne. En tant que bouddhiste, en tant qu’humain que pouvons nous y faire, que faire ?

Nous pouvons y réfléchir, laisser les « personnes compétentes » agir, on peut travailler sur soi (toute modification de la société ne peut passer que par une transformation personnelle), mais est ce suffisant ?

Il me semble que nous ne pouvons, aujourd’hui encore plus qu’hier, faire l’économie d’un engagement personnel social. Un certain nombre de bouddhistes pensent qu’il suffit de « travailler sur soi », mais j’ai bien peur que  si cela est coupé d'une action sociale concrète, cela ne soit qu’une fuite pour éviter la réalité, éviter les risques amenés par l’action & se protéger par une quête inextinguible de la sagesse, qui n’est souvent d’ailleurs qu’une recherche du savoir ou d’une tranquillité qui n’existe pas dans la société.

Un maître zen Vietnamien décédé nous dit : « L’agir est plus important que le savoir, et une connaissance qui ne peut se traduire en actes n’a que peu de valeur. La pratique du Zen ne devrait pas être limitée aux seuls périodes de méditation en position assise; elle devrait être associée à toutes les activités de la vie quotidienne. Si nous nous appliquons à approfondir la Voie, nous nous apercevrons que chaque jour est un bon jour. »1

Cela implique deux choses pour moi : cet engagement, mais aussi un engagement qui ne soit pas lui-même une perte dans un infini idéal inatteignable, mais au contraire dans une recherche de ce qui peut être transformer dans notre environnement social proche.

Le danger serait en effet de partir dans des actions militantes qui ne nourriraient que les associations qui les portent. Il nous faut rester dans le réel, car comme l’avait vu Aristote, le possible naît du réel, non le réel du possible. « Occupe-toi de ton action » écrit Miguel Benasayag.

Une action suppose toujours un sujet, c’est donc elle qui nous rend sujet et nous donne la puissance d’exister, comme Spinoza dans l’Ethique nous l’explique par le « conatus ».

La méditation nous amène à nous ouvrir à ce que nous sommes, à comment nous agissons, comment nous pensons. Miguel Benasayag nous pousse à nous interroger sur notre propre expérience , car, toujours selon lui, c’est dans cette expérience, dans cette situation personnelle, qu’on peut s’interroger pour savoir ce que signifie la justice sociale et poser des acte spour changer les choses.

D’un point de vue bouddhiste, je dirais qu’il ne s’agit pas d’attendre d’être un grand éveillé, d’être un Bodhisattva pour en suivre le chemin et se rendre utile, quoi que nous soyons ou ayons fait jusque là car « la pratique ne porte pas sur l’avenir, quand tout sera mis en place et que vous serez devenu digne de respect à vos yeux. On peut être l’individu le plus violent du monde, c’est un bon point de départ. Simplement, là où nous en sommes, c’est l’endroit où démarrer. »2. « La grandeur n’est pas une abstraction mais un art de vivre. Dans la tradition de l’éveil (le bouddhisme), « grand » exprime que tout commence et que tout finit, ici, dans l’expérience la plus triviale, la plus ordinaire de notre condition? Nous avons toujours des idées et des idéaux sur ce qu’est ou ce que devrait être la réalité, mais nous devons aller plus , faire un pas supplémentaire, vers l’ici-même, dans la réalité. »3 « La tendresse des Bouddhas et des bodhisattva les conduit non à professer des théories universelles toutes prêtes, mais, dans l’écoute réelle, à donner à leurs interlocuteurs tout ce qui est à même de les faire grandir et de les embellir, selon leur capacité et leur propre identité. Les éveillés n’agissent pas en fonction de dogmes mais de situations. »4

Une autre gageur est de ne pas céder au découragement quand on prend conscience des responsabilités que nous avons face aux crises actuelles, mais au contraire de revenir au concret, comme le dit le Dalaï Lama5 : « Il s’agit d’être enthousiaste. Et là, le sentiment de l’urgence est un élément clé. »

En fait cette joie dans la pratique, dans l’action devrait être présente de tout temps chez le bouddhiste, en effet la pratique même et les enseignements rappellent à  « l’adepte du bouddhisme .../... son impermanence, c’est-à-dire sa mort. .../... Cette conscience de l’impermanence qui nous confère un sens de l’urgence : chaque instant est précieux et nous devons en user au mieux. »6

Et pourtant en agissant ici et maintenant, en prenant conscience des injustices sociales présentes, en agissant localement pour les modifier nous touchons à ce qu’il y a d’universel en l’humain, la souffrance et le désir de bonheur. L’action concrète dans notre sphère d’activité et de compétence, là où nous sommes, ce que Miguel Benasayag nomme l’action restreinte. Nous y trouvons cette universalité qui parle à tous, ce qu’il nomme le « commun ». Mais pour autant « il ne s’agit pas de justifier une politique de bon père de famille qui s’occuper de ses affaires et rien d’autre. Une action restreinte ne signifie pas des effets restreints. »7.

Dans notre quotidien nous participons à ce tout. « Les hommes font l’histoire » 8



1Thien An (Maître bouddhiste Vietnamien – 1926 - 1980)

2Pema Chödrön – La Voie commence là où vous êtes – La Table Ronde - 2000

3Eric Rommeluère – Les Bouddhas naissent dans le feu – Seuil - 2007

4Eric Rommeluère – Les Bouddhas naissent dans le feu – Seuil - 2007

5Dalaï Lama - L’art du bonheur – Robert Laffont - 1999

6Dalaï Lama - L’art du bonheur – Robert Laffont - 1999

7Miguel Benasayag – Abécédaire de l’engagement – Bayard - 2004

8Karl Marx

mardi 10 mars 2009

Constellation des Poissons 2009

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Le signe des Poisson clôture la ronde zodiacale. C’est le passage symbolique de la vie physique à celle de l’esprit, qui retourne à la source unique. Le symbole des deux poissons reliés témoigne de la dualité au sein de l’unité :gauche et droite, masculin et féminin, positif et négatif, distributif et réceptif, lumière et obscurité, connaissance et ignorance et ainsi de suite…, apercevoir l’un dans les deux, est la clé.

Il y a en nous un combat perpétuel entre l’humain et le divin, et pourtant, la personnalité humaine n’a pas à être conquise mais maîtrisée. Ses deux parties sont essentielles de la source universelle décrites par toutes les théologies comme un principe masculin-féminin. C’est la clé de la synthèse représentée par les Poissons. Sans l’un, l’autre n’existe pas. Il s’agit de trouver l’unité.

Manquer sa vie est très facile. Il suffit de copier ce que les autres font. Mais accueillir les énergies de l’âme universelle oblige à changer ses comportements anciens. Chacun doit s’efforcer aujourd’hui de retrouver en lui l'individualité et l'unité, seule voie pour espérer bâtir l'Unité humaine. La conscience collective existe déjà, et nos consciences individuelles en sont des fragments qui émergent ça et là telles de petites îles. Nous imaginons que nous sommes séparés, alors nous tentons de construire des ponts entre nos îles.

Selon la biologiste évolutionniste Elisabet Sahtouris "Le capitalisme compétitif est un système conçu pour concentrer les richesses aux mains d’une minorité, ce qui a pour conséquence inévitable d’en priver la vaste majorité. Une attitude aussi destructrice n’est possible que parce que nous n’avons pas reconnu que nous sommes, en tant qu’espèce, un système vivant, comme le sont nos corps ou nos familles. Les familles n'affament pas trois enfants pour suralimenter le quatrième, ou n'embellissent pas un coin du jardin en saccageant les trois autres. Nous comprenons le détail des systèmes vivants, mais nous n'avons pas appris à voir les systèmes plus larges, telle notre économie globale, comme également vivants et en danger ! La plus importante innovation dont nous ayons besoin est une nouvelle vision scientifique globale dans la perspective des systèmes vivants. Notre économie globale, et plus généralement notre famille globale, sera faite des individus, des familles et unités sociales plus larges qui existent déjà, mais nous tisserons nos liens les uns avec les autres selon des formes nouvelles imprévisibles."

      Est-il possible à des groupes d'accéder à un niveau de sagesse bien supérieur à celui que peut atteindre un individu ? Ces formes d’intelligence collectives sont-elles, elles-mêmes intelligentes ? Le phénomène miraculeux de la conscience collective, est-il la prochaine étape de l'évolution ? Oui, selon des auteurs comme Steiner, Sri Aurobindo, Bateson, Alice Bayley, et plus récemment des scientifiques comme Rupert Sheldrake le concepteur de la théorie des champs morphogénétiques. David Bohm, un des pères de la physique quantique développa dans les dernières années avant sa mort en 1992, une méthode de dialogue offrant, disait-il "la possibilité de transformer non seulement les relations entre personnes, mais plus encore, la nature de la conscience au sein de laquelle ces relations s'installent".

     Ouverture, écoute, authenticité : on reconnaît là les principes qui ont inspiré le mouvement du développement personnel et poussent aujourd'hui vers le collectif. Des principes bien différents du cocktail foi-obéissance-compétition qui présidait aux entreprises collectives du passé, dont on ne se prive pas de relever les erreurs et dangers. Mais c'est pour mieux montrer la différence avec les expériences actuelles, fondées précisément sur notre individualisme allergique à tout embrigadement.

     Découvrir dans sa propre vie que le tout est bien plus que la somme des parties", "accéder à une connaissance plus grande que celle que l'on atteint à deux" (Carol Frenier, chercheuse expérimentale en « vision collective »), "faire jaillir le nouveau" (Juanita Brown, écrivain) : on voit que les buts convergent, et aussi l'importance de l'intelligence, du partage des connaissances et de l'autorité. Normal ! N'est-il pas question de l'émergence d'une conscience collective ?

   Carol Frenier définit actuellement, le but de la sagesse collective ainsi : « accoucher d'un nouvel ordre social/spirituel d'une ampleur correspondant à un véritable saut évolutif.... qui émerge déjà de sa propre force. » Voilà la transformation qui est en chemin : l'être humain apprend à être une cellule en même temps qu'un individu. Pas seulement une cellule dans une société, mais au sein d'un organisme vivant."
                                                                                                             … / …

   Pierre Teilhard de Chardin avait décrit déjà avant la moitié du XXè siècle ce que certains commencent à entrevoir et espérer pour l'avenir. Il l'avait appelé le point oméga : “« ....nous marchons vers quelque nouveau point critique, en avant.....une collectivité harmonisée des consciences, équivalente à une sorte de super-conscience “

     Nous avons traversé une période d’âge sombre et il temps pour l’humain de passer de l’adolescence à l’âge adulte. Aujourd’hui il faut penser avec ses 60 milliards de cellules et devenir le maître de son univers. C’est bien en augmentant la vibration cellulaire qu’il est possible d’intensifier sa propre vibration, son niveau de conscience globale. Sommes nous prêts à vivre cette nouvelle réalité ? Alors, affirmons le « je suis » qui est en nous et portons le divin dans chaque petite chose car nous sommes co-responsables de notre réalité vécue. Travaillons à la multiplicité des canaux humains afin de construire un nouveau monde.

    Le temps de l’éveil est venu pace que la nécessité est absolue. Libérons nous de nos chaînes humaines, de nos états de conscience, de nos traditions séculaires, pour aller vers la fraternité, l’unité, l’éternité, l’universalité. Recherchons la connaissance qui nous rapproche les uns des autres. Ne cherchons pas une division ou la pérennité de certaines règles strictes et fastidieuses, comprenons la nature du moment et la beauté de l’instant.

© Association le Sentier

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dimanche 1 février 2009

Méditer dans le quotidien

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Dans un précédent billet j'ai donné une pratique simplifiée et efficace de la pratique tantrique de Sangyé Menla (donnée par Tulku Thondup. Ce rituel peut être utilisée par chacun, comme elle est utilisée par les personnes de notre groupe de méditation qui veulent venir participer à la cérémonie de Sangyé Menla que nous faisons lors des pleines lunes, sans avoir été encore initié à cette pratique.

Mais comme je l'expliquais l'objectif n'est pas de faire une célébration incantatoire, mais bien de travailler à développer la conscience de cette source de pouvoir que nous avons en nous et comment nous pouvons la mettre en oeuvre pour le plus grand bien de tous.

Il ne faut donc pas dissocier nos méditations et autres pratiques de notre vie quotidienne mais au contraire  les faire fondre l'une dans l'autre sans séparation.

La méthode la plus simple est déjà d'être entièrement présent à ce que nous faisons, quoi que nous fassions, il n'y a rien à exclure comme acte de cette attention.

Mais  à la  source de pouvoir nous pouvons aussi être présent, la sentir au dessus de notre tête, comme ces petites statues de Bouddha de quelques centimètres (par exemple), ou en notre coeur. Elle irradie nous envoyant ses bénédictions. Il faut bien prendre conscience qu'elle n'est pas séparée de nous (comme un "dieu" extérieur) mais quelle est nous, toutes nos potentialités. Tulku Thondup nous dit que pour aller encore plus loin on peut la voir se manifester sous différentes formes, par exemple chaque son que nous entendons (musique, chants des oiseaux, mais aussi sonnerie du téléphone, klaxon ...) est le son mélodieux de sa voie. Toutes nos pensées sont comme son esprit de sagesse qui nous remplit.

Lorsque nous mangeons nous pouvons sentir cette source de pouvoir dans nos organes digestifs, et en avalant la nourriture nous lui offrons pour transformation.

En nous endormant, on peut la sentir en notre coeur qui nous apaise. Au réveil, prenons conscience de ce corps (les tibétains en parlent comme d'un "précieux véhicule") qui s'éveille et va nous permettre de vivre encore aujourd'hui, même s'il y a de la douleur, des difficultés, c'est lui qui va nous (sup)porter toute la journée. Nous pouvons respirer calmement et profondément en pensant à cela. Et avant de nous lever, nous pouvons faire une dédicace pour utiliser cette énergie, et ce corps à être utile au groupe dans lequel nous sommes (famille, société, travail...).

Lorsque nous nous lavons, nous pouvons visualiser la source de pouvoir au-dessus de nous qui nous envoie un liquide particulier qui coulant sur nous, nous lave de toutes nos difficultés physiques et psychiques, qui s'évacuent au coeur de la terre.

Les yeux reçoivent des informations qu'ils transmettent au cerveau, mais le regard "donne" aussi, que votre regard soit, tout au long de la journée, porteur de compassion et amour pour tout ce que vous regardez. Et de la même manière que vos paroles soient pleines de tendresse pour ceux à qui vous les adressez, cela est plus efficace qu'une simple "prière".

lundi 26 janvier 2009

Pouvons nous être sûrs qu'un revirement sera effectué à temps par un nombre suffisant de personnes pour sauver le monde moderne

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"Pouvons nous être sûrs qu'un revirement sera effectué à temps par un nombre suffisant de personnes pour sauver le monde moderne ?

  • si la réponse est oui nous allons tomber dans la complaisance et ne rien changer à notre comportement
  • si la réponse est non nous allons sombrer dans le désespoir et amplifier nos comportements individualistes et consommateurs

Il est souhaitable de laisser de côté ces doutes et de nous mettre chacun, au travail !"

E.F. Schumaster


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L'histoire du Colibri

Un gigantesque incendie ravage la forêt. Les animaux assistent impuissants à la progression inexorable des flammes. Seul un minuscule colibri s’active. Il plonge dans la rivière, recueille une goutte d’eau dans son bec, va la jeter sur le brasier et recommence.    

 

   
« Colibri, tu sais que tu ne peux rien tout seul contre cet incendie, tu sais que la goutte que tu jettes     dans les flammes n’a aucune chance de l’éteindre ? » lui disent les animaux de la forêt.
 


« Je le sais », répond le colibri, « mais je fais ma part ».  

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lundi 1 décembre 2008

Chomsky & Cie

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Un film de Daniel Mermet (de l'émission de radio "Là bas si j'y suis" sur France Inter) & Olivier Azam.

Un film qui fait du bien, on a l'impression d'avoir les yeux ouverts et de se rendre compte qu'on les avait bien ouverts. Tout sur la forme : la propagande dans les sociétés démocratiques, les limites de la liberté d'expression mais aussi évidemment sur le fond, sur les sujets majeurs de notre époque, de l'écologie au terrorisme, de l'impérialisme à l'altermondialisme.

Une interview de Noam Chomsky bien sûr mais aussi Jean Bricmont (auteur de Impérialisme Humanitaire), Baillargeon & son "Manuel d'autodéfense intellectuelle".

Ce film nous nous offre la possibilité d'ouvrir les yeux ou de constater qu'ils étaient déjà ouverts, même si tout cherche à nous faire rentrer dans la soumission. Noam Chomsky met à nu les mécanismes idéologiques qui structurent l'ordre du monde actuel, en décryptant les non-dits et les manipulations du discours ambiant.

Comme le disait le Bouddha, "Ne croyez pas sur parole, expérimentez vous-même !"
Je vous conseille d'aller voir ce film lorsqu'il passe près de chez vous (surveillez bien les programmes, il est sorti cette semaine et il n'est pas sûr qu'il passe dans les grands réseaux commerciaux)


Pour avoir les salles où sort le film : ICI
Le site de Là Bas si j'y suis

jeudi 6 novembre 2008

BOUDDHISME : NON-AGIR

Le bouddhisme est né en Inde du Nord (près de la frontière Népalaise) il y a 2500 ans, à la même époque d'autres grands penseurs spirituels sont apparus comme Zarathustra, Confucius, Pythagore.

L'inde d'alors était une ancienne civilisation qui a été envahie en +/- 1500 avant JC par les Indos-Européens , guerriers nomades venus par l'Afghanistan et dont la culture reposait sur trois classes qu'on retrouvera dans la culture indienne : la classe des prêtres, des guerriers et du peuple.

Bien qu'appartenant à l'aristocratique classe des guerriers, Siddharta le Bouddha, profondément novateur viendra justement semer une révolution parmi ce système, cassant les classes. Il alla plus loin puisqu'il ne reconnaissait pas non plus les bases dogmatiques des Védas, cette religion amenée par ce peuple indo-européen. Il refuse de reconnaître l'Atman, l'âme,  Brahman, le concept de Soi Suprême  & combattit le régime des castes

C'est d'ailleurs cette opposition à cette culture qui fit que le bouddhisme après son apogée sous l'empereur Ashoka (de +/- 300 à 200 avant Jésus-Christ) disparut bien vite. La dernière grande université bouddhique (Nalanda) qui va décliner à compter du IX° siècle va disparaître au XII°siècle suite à l'invasion musulmane, ayant essaimé au Tibet & chine entre autres (des étudiants venaient de Birmanie, Indonésie).

On peut dire que le règne d'Ashoka représente ce qui est de plus élevé dans la mise en pratique du bouddhisme et de la non-violence (Ahimsa) dans la contduite d'une nation. Il propagea les valeurs du bouddhisme (non-violence, compassion, végétarisme, soins aux plus démunis).

Bien qu'il n'ait jamais mené de guerre de religion en cherchant à convertire les peuples par la force (le Dalaï Lama actuel dit encore qu'il faut garder sa religion si elle nous convient), le bouddhisme n'a ensuite pas toujours été du côté des plus faibles. Dans la société théocratique moyenâgeuse du Tibet jusqu'au début du XX° siècle les moines ont été au service pour beaucoup, d'une exploitation du peuple. Le précédent Dalaï Lama (le XIII° : Thubten Gyatso - 1876/1933) avait déjà cherché à moderniser son pays en redonnant les terres au peuple, mais l'aristocratie s'y était opposée pour garder ses privilèges. Le Dalaï Lama actuel (Tenzin Gyatso - 1935/) n'a pas eu le temps de continuer l'oeuvre de son prédécesseur avec l'invasion des Chinois qui "libérèrent" le peuple de la manière violente que l'on connaît.

Mais au delà de la recherche de la libération de la souffrance d'un point de vue sociétal le bouddhisme est une voie paradoxale qui amène une révolution dans l'ordinaire du quotidien, non en bouleversant le quotidien mais en le vivant pleinement.
C'est pourquoi cette BD cherche à nous montrer qu'il faut s'ouvrir à une autre expérience pour y goûter.

(cliquer pour agrandir)

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© Tsai Chih Chung

Dans le bouddhisme il y a trois voies d'apprentissage entremêlées que l'on appelle sîla, samâdhi & prajña : la discipline, la méditation & la sagesse.

La discipline c'est celle de rester conscient, présent.

La pratique de la méditation ne cherche pas à séparer le spirituel du quotidien mais au contraire à l'unir (le mot sanscrit Yoga est un mot issu de la langue indo-européenne qui veut dire UNIR , de ce mot est issu notre mot "joug", ce qui unit les boeufs). Nous vivons clivés entre le passé, nos racines, et le futur, qui est important pour prévoir notre vie, entre notre vie intérieure et le monde qui peut être plus ou moins agressif et dont il faut se défendre. La méditation va permettre une nouvelle qualité de relation au monde, une ouverture au moment présent. C'est une pratique où on ne cherche pas à se détacher de ce qui existe, dont nos illusions, mais au contraire à y être totalement présent.

La sagesse n'est pas une démarche intellectuelle mais un déroulement physico-spirituel qui passe par tout l'être du corps à l'esprit sans barrière, sans séparation qui permet de donner aux choses leurs justes valeurs.

Fort de ces trois portes d'accès, l'action est au coeur de la pratique, de la vie, c'est la vie. D'une manière existentialiste nous pouvons dire dans le bouddhisme que nous sommes ce que nous faisons. La sagesse est cette qualité dans la façon d'aborder le monde d'une manière concrète en tenant compte de l'interdépendance et de l'impermanence.

Tout cela est très paradoxal, puisqu'il est question d'abandon et d'action en même temps, en chinois on parle de Wu-Weï : non-agir, agir sans attachement au résultat.

(dessin déjà passé sur ce blog - cliquer pour agrandir)

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