jeudi 26 mars 2009
LES JOURNÉES VIMALAKÎRTI
LES JOURNÉES VIMALAKÎRTI 18 avril et 20 juin 2009 Une initiative soutenue par l’Union Bouddhiste de France
Dans le Sûtra de Vimalakîrti, l’un des textes les plus généreux du bouddhisme du Grand Véhicule, Vimalakîrti, son héros, invite à œuvrer avec intelligence et amour dans le monde. Il témoigne que la voie du Bouddha est une pratique de la responsabilité engagée : le bodhisattva soigne les corps et protège les esprits ; il œuvre à la réconciliation des êtres et dissipe leurs peurs ; il libère les victimes de l’injustice ; il répand la non-violence et protège la Terre.
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Inspirées par l’enseignement de Vimalakîrti, deux journées d’introduction et de réflexion à l’engagement bouddhiste sont proposées à Paris les samedis 18 avril 20 juin 2009 animées par Jean-Paul Ribes et Éric Rommeluère.
Ces journées préfigurent la création d’une organisation de réflexion, d’action et de formation à l’engagement bouddhiste. Toutes les personnes intéressées sont les bienvenues.
L’initiative est soutenue par l’Union Bouddhiste de France, fédération nationale des associations bouddhistes de France (www.bouddhisme-france.org).
L’association Un Zen Occidental (www.zen-occidental.net) offre le support logistique à ces journées.
Il est possible de participer à l’une ou l’autre de ces journées ou les deux.
☛ Les animateurs
Jean-Paul Ribes est président du Comité de Soutien au Peuple Tibétain (www.tibet-info.net/www/Comite-de-Soutien-au-Peuple.html). Ancien journaliste, il est l’auteur de nombreux livres, notamment Karmapa (Fayard, 2000) consacré au maître spirituel tibétain, l’actuel XVIIe Karmapa.
Éric Rommeluère est enseignant dans la tradition du bouddhisme zen (www.zen-occidental.net).
Dernier livre paru, Les bouddhas naissent dans le feu (Le Seuil, 2007). Il écrit actuellement un nouveau livre sur l’engagement bouddhiste pour les Éditions du Seuil.
☛ La journée du 18 avril 2009
La journée comportera deux séances générales sur le sens et les applications pratiques d’un engagement bouddhiste. Les échanges avec tous les participants seront privilégiés.
Horaires et adresse :
De 9 h 30 à 17 h 30 dans une belle salle au 80 rue Philippe de Girard 75018 Paris.
La journée débutera et se terminera par une séance de méditation silencieuse de 20 minutes.
Pour en savoir plus et s’inscrire en ligne : www.zen-occidental.net/journeeavril-vimalakirti.html
☛ La journée du 20 juin 2009
Cette journée sera plus particulièrement consacrée aux thèmes de la réconciliation et de la non-violence. Les échanges avec tous les participants seront privilégiés.
François Marchand, co-président du fond associatif Non-violence XXI qui regroupe les principales organisations non-violentes françaises et François Vaillant, rédacteur en chef de la revue Alternatives Non-Violentes, chargé de projets à l’IFMAN, institut spécialisé dans la formation à la gestion non-violente des conflits, interviendront au cours de cette journée.
Horaires et adresse :
De 9 h 30 à 17 h 30 dans une belle salle au 80 rue Philippe de Girard 75018 Paris.
La journée débutera et se terminera par une séance de méditation silencieuse de 20 minutes.
Pour en savoir plus et s’inscrire en ligne : www.zen-occidental.net/journeejuin-vimalakirti.html
☛ Des questions complémentaires ?
Une adresse électronique info@zen-occidental.net et un téléphone 01 40 44 53 94.
infos sur Buddhachannel.tv
ou Un Zen Occidental
vendredi 20 mars 2009
Peut il exister un bouddhisme non engagé ?
Alors que la presse comme la réalité nous montre que nous sommes en pleine crise économique, il est encore peu mis en avant la crise écologique qui l’accompagne. En tant que bouddhiste, en tant qu’humain que pouvons nous y faire, que faire ?
Nous pouvons y réfléchir, laisser les « personnes compétentes » agir, on peut travailler sur soi (toute modification de la société ne peut passer que par une transformation personnelle), mais est ce suffisant ?
Il me semble que nous ne pouvons, aujourd’hui encore plus qu’hier, faire l’économie d’un engagement personnel social. Un certain nombre de bouddhistes pensent qu’il suffit de « travailler sur soi », mais j’ai bien peur que si cela est coupé d'une action sociale concrète, cela ne soit qu’une fuite pour éviter la réalité, éviter les risques amenés par l’action & se protéger par une quête inextinguible de la sagesse, qui n’est souvent d’ailleurs qu’une recherche du savoir ou d’une tranquillité qui n’existe pas dans la société.
Un maître zen Vietnamien décédé nous dit : « L’agir est plus important que le savoir, et une connaissance qui ne peut se traduire en actes n’a que peu de valeur. La pratique du Zen ne devrait pas être limitée aux seuls périodes de méditation en position assise; elle devrait être associée à toutes les activités de la vie quotidienne. Si nous nous appliquons à approfondir la Voie, nous nous apercevrons que chaque jour est un bon jour. »1
Cela implique deux choses pour moi : cet engagement, mais aussi un engagement qui ne soit pas lui-même une perte dans un infini idéal inatteignable, mais au contraire dans une recherche de ce qui peut être transformer dans notre environnement social proche.
Le danger serait en effet de partir dans des actions militantes qui ne nourriraient que les associations qui les portent. Il nous faut rester dans le réel, car comme l’avait vu Aristote, le possible naît du réel, non le réel du possible. « Occupe-toi de ton action » écrit Miguel Benasayag.
Une action suppose toujours un sujet, c’est donc elle qui nous rend sujet et nous donne la puissance d’exister, comme Spinoza dans l’Ethique nous l’explique par le « conatus ».
La méditation nous amène à nous ouvrir à ce que nous sommes, à comment nous agissons, comment nous pensons. Miguel Benasayag nous pousse à nous interroger sur notre propre expérience , car, toujours selon lui, c’est dans cette expérience, dans cette situation personnelle, qu’on peut s’interroger pour savoir ce que signifie la justice sociale et poser des acte spour changer les choses.
D’un point de vue bouddhiste, je dirais qu’il ne s’agit pas d’attendre d’être un grand éveillé, d’être un Bodhisattva pour en suivre le chemin et se rendre utile, quoi que nous soyons ou ayons fait jusque là car « la pratique ne porte pas sur l’avenir, quand tout sera mis en place et que vous serez devenu digne de respect à vos yeux. On peut être l’individu le plus violent du monde, c’est un bon point de départ. Simplement, là où nous en sommes, c’est l’endroit où démarrer. »2. « La grandeur n’est pas une abstraction mais un art de vivre. Dans la tradition de l’éveil (le bouddhisme), « grand » exprime que tout commence et que tout finit, ici, dans l’expérience la plus triviale, la plus ordinaire de notre condition? Nous avons toujours des idées et des idéaux sur ce qu’est ou ce que devrait être la réalité, mais nous devons aller plus , faire un pas supplémentaire, vers l’ici-même, dans la réalité. »3 « La tendresse des Bouddhas et des bodhisattva les conduit non à professer des théories universelles toutes prêtes, mais, dans l’écoute réelle, à donner à leurs interlocuteurs tout ce qui est à même de les faire grandir et de les embellir, selon leur capacité et leur propre identité. Les éveillés n’agissent pas en fonction de dogmes mais de situations. »4
Une autre gageur est de ne pas céder au découragement quand on prend conscience des responsabilités que nous avons face aux crises actuelles, mais au contraire de revenir au concret, comme le dit le Dalaï Lama5 : « Il s’agit d’être enthousiaste. Et là, le sentiment de l’urgence est un élément clé. »
En fait cette joie dans la pratique, dans l’action devrait être présente de tout temps chez le bouddhiste, en effet la pratique même et les enseignements rappellent à « l’adepte du bouddhisme .../... son impermanence, c’est-à-dire sa mort. .../... Cette conscience de l’impermanence qui nous confère un sens de l’urgence : chaque instant est précieux et nous devons en user au mieux. »6
Et pourtant en agissant ici et maintenant, en prenant conscience des injustices sociales présentes, en agissant localement pour les modifier nous touchons à ce qu’il y a d’universel en l’humain, la souffrance et le désir de bonheur. L’action concrète dans notre sphère d’activité et de compétence, là où nous sommes, ce que Miguel Benasayag nomme l’action restreinte. Nous y trouvons cette universalité qui parle à tous, ce qu’il nomme le « commun ». Mais pour autant « il ne s’agit pas de justifier une politique de bon père de famille qui s’occuper de ses affaires et rien d’autre. Une action restreinte ne signifie pas des effets restreints. »7.
Dans notre quotidien nous participons à ce tout. « Les hommes font l’histoire » 8
1Thien An (Maître bouddhiste Vietnamien – 1926 - 1980)
2Pema Chödrön – La Voie commence là où vous êtes – La Table Ronde - 2000
3Eric Rommeluère – Les Bouddhas naissent dans le feu – Seuil - 2007
4Eric Rommeluère – Les Bouddhas naissent dans le feu – Seuil - 2007
5Dalaï Lama - L’art du bonheur – Robert Laffont - 1999
6Dalaï Lama - L’art du bonheur – Robert Laffont - 1999
7Miguel Benasayag – Abécédaire de l’engagement – Bayard - 2004
8Karl Marx
JOURNEE DES CITOYENS DU MONDE

Il y a plus de 20 ans je me suis déclaré Citoyen du Monde sur le Registre des Citoyens du Monde (Carte d'identité de Citoyen du Monde n° 175972), aujourd'hui est la journée déclarée des Citoyens du Monde, j'en profite donc pour vous passer ces informations.
A PROBLEMES MONDIAUX, SOLUTIONS MONDIALES
Les germes de violence que constitue la misère du plus grand nombre à côté de l'abondance dont jouit une minorité d'habitants de la Terre, la pollution de l'atmosphère, celle de l'eau, l'accaparement et le gaspillage des ressources énergétiques fossiles et des matières premières rares, l'explosion démographique, le désordre monétaire,
sont autant de problèmes qui se posent à l'échelle planétaire et qui dépassent la compétence des Etats.
Le temps est venu pour chaque homme de se sentir solidaire de l'humanité.
Les Etats du monde entier n'entendront notre voix que si nous sommes une immensité rassemblée.
N'est-il pas temps de prendre conscience de notre citoyenneté mondiale ?
« Pour la première fois, l’homme a réellement compris qu’il est un
habitant de la planète et peut-être doit-il penser ou agir sous un
nouvel aspect, non seulement sous l’aspect d’individu, de famille ou de
genre, d’Etat ou de groupe d’Etats, mais aussi sous l’aspect planétaire
». Vernadsk
Se nomme citoyens du
monde quiconque désire œuvrer au rapprochement entre les peuples,
considère cette planète comme sa patrie commune, estime que ses
habitants forment un peuple commun avec des droits et des devoirs, en
dehors des clivages nationaux ,place l'intérêt de cet ensemble humain
au-dessus d’intérêts nationaux et régionaux.
Les citoyens du
monde s'engagent à développer un sentiment d'identité commune et de
coexistence pacifique entre les habitants de la planète, tout en
respectant les diversités
Aujourd’hui plus de
6 milliards d’habitants sur notre planète, pourquoi pas demain des
milliards de citoyens du monde
Si vous souhaitez recevoir votre carte de citoyen du monde, adressez la formule ci-contre, remplie, signée et accompagnée d'une photo d'identité et de la somme de 15 Euros(ou de l'équivalent) -sauf cas de difficultés financières 8 Euros
Les enregistrements sans paiement donnent lieu à la délivrance d'un "Certificat provisoire d'enregistrement" valable trois ans.
* Par courrier postal à un Centre d'Enregistrement agréé. : Formule à télécharger
* ou au REGISTRE DES CITOYENS DU MONDE
o Enregistrement en ligne bientôt disponible
o Enregistrement par courrier électronique :
1. Prévoyez votre paiement (virement interbancaire, virement postal international, carte bancaire, Paypal, comptes UEA ou FEL)
2. copiez le formulaire et collez le et adressez le à abc@recim.org
jeudi 12 mars 2009
Manifestations pour le Tibet dans le monde - mars 2009
Le
10 mars, exilés tibétains et sympathisants de la cause du Tibet ont
manifesté à travers le monde pour célébrer le 50ème anniversaire du
soulèvement antichinois et de la fuite en exil du Dalaï Lama le 10 mars 1959.
Résumé très sommaire de cette journée.
Europe
Autriche : les mairies de 190 communes arboraient un drapeau du Tibet.
Belgique
: A Bruxelles, plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux
exilés tibétains, ont manifesté dans le quartier des institutions
européennes et à proximité de l'ambassade de Chine.
Par ailleurs 200 municipalités belges ont hissé le 10 mars le drapeau tibétain en signe de solidarité.
France : à Paris,
près d'un millier de manifestants ont défilé de Montparnasse à la Place
de l'Alma, proche de l'Ambassade de Chine. De nombreuses autres
manifestations avaient lieu également en France, le 10 mars ou les
jours proches.Voir la liste plus détaillée.
- A Strasbourg, à l'initiative de l'eurodéputé
italien libéral Marco Cappato, plusieurs centaines de députés européens
ont siégé en session plénière avec un drapeau tibétain posé devant eux
ou glissé en guise de foulard dans la poche de leur veste.
Invité en marge de la session plénière à Strasbourg, le représentant à Bruxelles (et Paris) du Dalaï Lama, M. Tashi Wangdi, a appelé les journalistes à faire pression sur Pékin pour obtenir le droit d'aller "librement au Tibet, pour rencontrer ouvertement les gens" afin de se faire une idée de la situation.
"Nous voulons que la communauté internationale sache la vérité",
a-t-il souligné, afin qu'elle puisse faire la part des choses entre les
deux versions qui circulent, celle du gouvernement tibétain en exil
selon lequel 'les droits fondamentaux ne sont pas respectés, l'autonomie qui nous a été accordée n'est pas mise en oeuvre' et celle du gouvernement chinois, selon lequel 'tout va bien, les gens sont heureux, dansent et fêtent' " au Tibet, a-t-il dit au cours d'un point presse.
Des femmes tibétaines arborant le costume traditionnel, qui
souhaitaient distribuer des tracts aux députés européens, n'ont pas pu
pénétrer dans l'hémicycle, a déploré M. Cappato.
Italie : à Rome, le Colisée a été illuminé à l'issue d'une manifestation à laquelle ont participé quelques centaines de personnes. "Nous remercions la municipalité de Rome pour le soutien à notre initiative et avoir illuminé le Colisée", a déclaré le président de la communauté tibétaine en Italie, Thubten Tenzin.
Pays-Bas : à La Haye, environ 250 personnes ont défilé en direction de l'ambassade de Chine.
République Tchèque : dans ce pays, qui assure actuellement la présidence de l'Union européenne, le drapeau tibétain a été hissé à Prague sur le Parlement ainsi que sur de nombreux bâtiments publics à travers le pays.
A l'Assemblée,
des écologistes, membres de la coalition au pouvoir, ont hissé les
couleurs tibétaines malgré les mises en garde répétées des diplomates
européens dans la perspective d'un prochain sommet UE-Chine prévu en
mai à Prague.
Suisse : plus d'un millier de personnes ont défilé sans incident à Berne aux abords de l'ambassade de Chine.
Dans tout le pays, quelques 120 Hôtels de Ville et bâtiments officiels arboraient un drapeau du Tibet.
Amériques
Canada
: quelques centaines d'exilés tibétains et de sympathisants ont
manifesté dans plusieurs villes canadiennes, devant le Parlement à Ottawa, et près d'un millier à Toronto près du consulat chinois.
Etats-Unis
: des centaines d'exilés brandissant des drapeaux tibétains et
américains ont manifesté devant la Maison Blanche et l'ambassade de
Chine, où ils ont été rejoints par l'un des plus célèbres dissidents
chinois, Wei Jingsheng. Parmi les manifestants, Ngawang Sandrol, jeune religieuse arrêtée à l'âge de 13 ans et emprisonnée en 1992 pour avoir psalmodié "Longue vie au Dalaï Lama", a raconté comment elle avait été torturée à l'électricité.
"Forte de ma propre expérience, je sais qu'il est utile que des
gens libres, dans des pays libres, fassent pression sur le gouvernement
chinois", a-t-elle affirmé.
- Le département d'Etat américain a exprimé sa "profonde préoccupation" concernant les Droits de l'Homme au Tibet et a pressé la Chine de "revoir" une politique qui a nui aux populations. "Nous
pressons la Chine de revoir sa politique au Tibet, qui a créé des
tensions à cause de son impact négatif sur la religion, la culture et
le mode de vie tibétains", poursuit le texte.
- La Maison Blanche s'est dite "inquiète"
pour le respect des Droits de l'Homme au Tibet tout en appelant les
autorités chinoises et les représentants du Dalaï Lama à ouvrir un "dialogue substantiel".
- La Chine a réagi vivement : "Nous sommes très mécontents et
nous nous y opposons fermement, et nous avons fait des démarches
officielles auprès des Etats-Unis", a indiqué Ma Zhaouxu, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "La
question tibétaine ne regarde que la Chine, et le gouvernement et le
peuple chinois s'opposent à ce que d'autres pays utilisent cette
question pour interférer dans nos affaires intérieures", a déclaré M. Ma. [1]
Asie - Pacifique
Australie : des heurts ont opposé des manifestants pro-tibétains à la police à Canberra,
où environ 150 personnes s'étaient réunies pour une marche près de
l'ambassade de Chine. Quatre manifestants ont été interpellés, dont
l'un avait jeté ses chaussures sur l'ambassade.
Inde : Plusieurs milliers de Tibétains, ainsi que de très nombreux supporters internationaux, se sont élancés après la déclaration du Dalai Lama faite le matin au Temple principal (McLeod Ganj) pour aboutir dans le centre ville de Dharamsala dans la vallée.
Le soir, une procession aux chandelles a été tenue en mémoire des
victimes du Tibet, avec recueillement au temple principal, avec pour la
première fois, la participation d'une forte délégation chinoise
de la "Federation for a Democratic China" venue à Dharamsala pour
"avoir une compréhension plus profonde et personnelle des souffrances
des exilés tibétains" et demander au Gouvernement tibétain en exil de
se joindre à leur mouvement pour "obtenir un changement politique en
Chine". [2]
Japon
: de nombreux bouddhistes à travers le pays ont organisé une journée de
prières pour la paix au Tibet. Plusieurs centaines de manifestants se
sont également rassemblés à Tokyo.
Népal
: à Kathmandou, des centaines de personnes, incluant des moines, nonnes
et écoliers ont défilé aux cris de "Libérez le Tibet", "Arrêtez les
tueries au Tibet" et "Longue vie au Dalaï Lama".
Auparavant, un millier de Tibétains s'étaient rassemblés dans un
monastère, sous très haute sécurité, pour y prier et réclamer la paix
au Tibet.
Taiwan
: Le Parti Démocrate Progressif (DPP), actuellement parti d'opposition
à Taiwan, a organisé une "journée du Tibet" en soutien à la "lutte pour
la liberté au Tibet", et a parrainé une soirée de veille pour les morts
au Tibet depuis l'invasion de 1950.
Sources diverses dont AFP, correspondant Dharamsala, et autres, 11 mars 2009
mercredi 11 mars 2009
Des Centaines de Drapeaux tibétains au Parlement européen
vu sur le site BuddhaChannel.tv
Plusieurs centaines de députés européens ont siégé mardi avec un drapeau tibétain posé devant eux ou glissé en guise de foulard dans la poche de leur veste, afin de marquer à leur façon le 50ème anniversaire de l’occupation du Tibet par la Chine.
Quelque 400 drapeaux ont été distribués dans l’hémicycle, a précisé un porte-parole de l’eurodéputé italien libéral Marco Cappato, à l’origine de l’initiative.
Invité en marge de la session plénière à Strasbourg, le représentant à Bruxelles du dalaï lama, Tashi Wangdi, a appelé les journalistes à faire pression sur Pékin pour obtenir le droit d’aller "librement au Tibet, pour rencontrer ouvertement les gens" afin de se faire une idée de la situation.
"Nous voulons que la communauté internationale sache la vérité", a-t-il souligné, afin qu’elle puisse faire la part des choses entre les deux versions qui circulent, celle du gouvernement tibétain en exil selon lequel +les droits fondamentaux ne sont pas respectés, l’autonomie qui nous a été accordée n’est pas mise en oeuvre+ et celle du gouvernement chinois, selon lequel +tout va bien, les gens sont heureux, dansent et fêtent+" au Tibet, a-t-il dit au cours d’un point presse.
Des femmes tibétaines arborant le costume traditionnel, qui souhaitaient distribuer des tracts aux députés européens, n’ont pas pu pénétrer dans l’hémicycle, a déploré M. Cappato.
Dans un discours diffusé mardi de son lieu d’exil de Dharamsala, dans le nord de l’Inde, le dalaï lama, chef spirituel du bouddhisme tibétain, a accusé la Chine d’avoir fait du Tibet un "enfer", et réitéré sa revendication d’une "autonomie significative" pour son pays natal.
Source : AFP
mardi 13 janvier 2009
Assertivité
Attitude qui consiste à s'affirmer de manière authentique et claire en évitant de heurter la sensibilité de l'interlocuteur. Il est préférable, dans ce but, d'être ouvert à ses propres émotions, sentiments, manière de penser, et d'avoir confiance en soi. La confrontation des points de vue devient alors possible dans la compréhension et le respect mutuel. Elle permet de s’exprimer, de demander ou de refuser. Au même titre que l'empathie, l'asservité est l'un des outils de la communication interpersonnelle. De l'anglais to assert : affirmer.Un modèle d'assertivité : Gandhi (1869-1948)
Le Père de la nation indienne, Mohandas
Karamchand Gandhi, est né le 2 octobre 1869 à Porbandar dans l'état du Gujarat
situé au nord-ouest de l'Inde. Il fit ses études de droit en Angleterre
(1888-1891), où il devint avocat. En 1893 une entreprise indienne lui propose
de se rendre en Afrique du Sud pour y défendre ses intérêts. Dès son arrivée
Gandhi se trouve confronté à la dis- crimination raciale. Son expulsion d’un
train à Pietermaritzburg, après qu'il ait refusé de passer du wagon de première
classe, réservé aux blancs, à celui de troisième classe étant donné qu'il
possède un billet de première, constitue, dans sa vie personnelle et pour
l'histoire de l'Inde, une prise de conscience et un acte fondateur. Bientôt, en
faisant signer à 10 000 personnes une pétition, il obtient le retrait d'un
projet de loi visant à interdire aux indiens le droit d'élire des représentants
à l'assemblée du Natal. Devenu populaire, Gandhi décide de poursuivre le combat
et de s’installer en Afrique du sud. Il y restera 21 ans et y exercera comme
avocat jusqu'en 1899. En 1906, le gouvernement du Transvaal exige
l'enregistrement de la population indienne afin de mieux la contrôler. Gandhi
réussit à convaincre 3000 délégués d'un congrès de ne pas se soumettre à la
nouvelle loi. Il est arrêté et incarcéré pendant six mois.
Pendant huit ans Gandhi s'oppose aux lois ségrégationnistes, ce qui lui vaudra
plusieurs séjours en prison. Le 18 juillet 1914 il quitte l'Afrique du Sud et
s’installe définitivement en Inde où il devient le chef du mouvement
nationaliste. En 1917 il utilise pour la première fois le jeûne pour faire
pression sur les patrons d’une usine en grève et commence à réclamer aux
anglais l’autonomie de l'Inde. D’année en année il en appelle à la non
coopération avec l'administration britannique et se prononce pour le boycott
des produits textiles d'origine européenne. Le Mahatma (la « grande
âme » en sanskrit), également appelé Bapu (Père), est condamné à 6 ans
de prison. À sa sortie deux ans plus tard il appelle ses compatriotes à la
cohésion nationale et réclame l'égalité sociale pour les intouchables. Le 12
mars 1930 il entreprend une action spectaculaire : la marche du sel. Pendant 24
jours, et sur 384 km, le cortège, qui se gonfle progressivement de
milliers de personnes, dénonce le monopole anglais sur la vente du sel. En 1930
Gandhi échappe à la première des cinq tentatives d'assassinat dont il sera la
victime de la part des extrémistes hindous. De prison en grève de la faim il ne
cessera pendant toute la décennie de se battre pour la cohésion entre les
communautés, l'éducation des masses et la libération de l’Inde.
L’indépendance a lieu le 15 août 1947. Ce jour-là Gandhi ne participe pas aux
festivités. Il porte le deuil d'un événement qui s'accompagne d’une
partition entre les hindous et les musulmans - Inde d'un côté, Pakistan
de l'autre - ce qui déclenche l'exode meurtrier de plu- sieurs millions de
personnes. Gandhi décide de protester contre la tragédie par un jeûne qu’il
entend poursuivre jusqu'à la mort. Il se nourrit de nouveau quand Nehru réussit
à arrêter les massacres. Cependant les extrémistes hindous continuent à
reprocher à Gandhi sa bien- veillance à l'égard des musulmans. Le 30 janvier
1948, l'un d'eux, Nathuram Godse, l'abat à Delhi d’un coup de revolver alors
qu’il est en chemin vers une réunion de prière. Plus de deux millions d'indiens
assisteront à ses funérailles. Selon sa volonté, ses cendres seront dispersées
dans plusieurs grands fleuves dont le Nil, la Volga et la Tamise. Le 30 janvier
est aujourd'hui en Inde une journée nationale. C'est également, depuis un vote
à l'unanimité de l'Assemblée générale des Nations unies le 15 juin 2007, une
Journée internationale pour la non-violence.
« Il y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir mais
aucune pour laquelle je suis prêt à tuer (Gandhi) ».
Le fil rouge de la vie de Gandhi est la recherche de la vérité. Pour y parvenir
il tente des expériences sur lui-même, en particulier il s'entraîne à surmonter
ses peurs et à apprendre de ses propres erreurs. Renonçant à appliquer
strictement les pratiques de l'hindouisme, il devient adepte du végétarisme,
dont il fait le point de départ du contrôle de ses besoins. Il se coupe les
cheveux lui-même, nettoie ses latrines – travail habituellement réservé aux
intou- chables - et incite sa femme et ses amis à en faire autant. Il
adopte la pratique du rouet et abandonne les vêtements à l’occidentale. Il
porte désormais le dhotî (équivalent masculin du sari).
À 37 ans il renonce à jamais aux relations sexuelles, afin de canaliser son
énergie vers les combats spirituels. Sa vie simple confine à l’ascétisme. Il
passe un jour par semaine dans le silence, pendant lequel il communique en
écrivant sur un papier. Il pratique le brahmacharya – le contrôle des
sens en pensée, en mots et en actions - dans le but de se rapprocher de Dieu et
de se réaliser personnellement. À la fin de sa vie, devenu veuf, il partage la
couche de sa nièce préférée, Manu, afin d'éprouver la solidité de son vœu de
chasteté. C’est, pour lui, le triomphe de l’esprit sur la matière.
Il utilise le jeûne en signe de protestation et la non-violence
(ahimsa), qu’il emprunte au jaï- nisme, comme moyen de désobéissance
civile. Il sait qu’il risque la prison et c’est d’ailleurs ce qui lui arrive à
plusieurs reprises. Il s’inspire également des écrits de Léon Tolstoï, qui,
dans les années 1880, a vécu une conversion profonde vers un christianisme non
violent et proche de l'anarchie.
Gandhi écrit : « L'hindouisme tel que je le connais satisfait complètement mon
âme, remplit mon être entier... Quand le doute m'assaille, quand le
découragement me regarde en face, quand je ne vois plus aucune lueur d'espoir à
l'horizon, je me tourne vers la Bhagavad Gita, et je trouve un vers
pour me consoler ; et je commence à sourire immédiatement au milieu d'un
écrasant chagrin. Ma vie a été remplie de tragédies et si elles n'ont pas
laissé d'effet indélébile sur moi, je le dois aux enseignements de la
Bhagavad Gita. »
À New Delhi, le Birla Bhavan, la maison où Gandhi a été assassiné, est ouverte
au public depuis 1973. On peut y voir la pièce où le Mahatma vécut les quatre
derniers mois de sa vie. Une colonne de pierre marque l'endroit exact où il a
été abattu. Il existe également à Delhi un Musée National Gandhi. Je me
souviens y avoir vu en 1977 une de ses dents et un tableau où sont symbolisées
les principales religions.
article © Le Garde-Mot (blog à conserver en mémoire !)
vendredi 5 décembre 2008
Lutte des classes
Voilà un livre qui réveille comme un seau d'eau froide quand on est inconscient.
« C'est la lutte incessante entre les deux classes, des salariés qui veulent élever leur salaire, et des capitalistes, qui veulent le réduire; des salariés qui veulent affirmer leur liberté et des capitalistes qui veulent les tenir dans leur dépendance. » Jean Jaurès
Ruffin commence son livre par la citation du milliardaire Warren Buffet : « La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter, »
Alors François Ruffin pose La question : « Pourquoi ne parle-t-on plus ni de lutte de classes, ni de vainqueurs, ni de vaincus ? ». Pourtant il y a une division de plus en plus importante entre les riches qui s'enrichissent & les pauvres dont seule la résignation s'accroît.
Les trois plus grosses fortunes du monde dépassent le PIB des 48 pays en développement les plus pauvres !
En fait nous avons des régressions pour les uns :
En 20 ans en France, il y a plus de 9% des richesses qui sont passées des salaires au capital. Soit plus d'une dizaine de fois le déficit de la Sécurité Sociale, une dizaine de fois celui des retraites (compris les régimes spéciaux).
Dans le même temps la proportion de travailleurs à temps partiels et contrats précaires est passée de 23 à 49 % créant la peur et la soumission sur le marché du travail.
Depuis 25 ans, le revenu salarial net n'a pratiquement pas augmenté (pour même reculer entre 2000 & 2005),
Et nous avons en face une progression gigantesque pour les autres :
Le taux d'imposition des plus riches, aux Etats Unis, en l'Angleterre et en France est passé en 40 ans de 80 / 90% à 35 / 40%.
En 20 ans le CAC 40 a augmenté de près de 400%,
Depuis 25 ans la croissance en France est d'environ 2%, ce qui correspond à la moyenne observée au cours du XX° siècle (hors 30 glorieuses). Foin de l'idée libérale véhiculée que la croissance réduirait les inégalités.
« Les reconquêtes du patronat sont gravées dans le marbre, quasiment pour l'éternité : « une assurance-vie contre le socialisme. » Alain Madelin
« Le pire ennemi des profits, c'est le plein emploi, » François Chevallier
Comment faire pour que cette lutte des classes ne bloque pas le système libéral ? En créant des luttes mais entre personnes de mêmes classes en désignant des boucs émissaires, faire lutter les smicarts contre les bénéficiaires du RMI, les salariés du privé contre ceux du public, les Français d'origine contre immigrés ou les Français d'origine immigrée, voir les Arabes contres les Noirs, mais toujours les pauvres contre les pauvres, les travailleurs contre les travailleurs.
« Que les pauvres aient le sentiment de leur impuissance, voilà une condition première de la paix sociale. » Maurice Barrès,
Pourtant la résistance a toujours existé.
« Chaque fois que le Peuple semble à terre, résigné, décapité de ses meneurs, dépouillé de ses organisations, son flambeau de résistance éteint, et chaque fois il renaît de ses cendres, d'autres rallument la torche qui s'éteindra à nouveau, et l'étonnant, et le paradoxe, c'est que, de défaite en défaite, il avance néanmoins. » Henri Guillemin
« Ce que la vie m'a révélé, ce n'est point l'idée socialiste, c'est la nécessité du combat. » Jean Jaurès
A chaque défaite une chose avance : la conscience, et c'est elle qu'il ne faut pas abandonner actuellement, ne pas dilapider.
« Pour le peuple, il n'y a plus aujourd'hui qu'un recours, qu'un salut : la force. » Jean Jaurès
Je rajouterais pour ma part que la force n'est pas la violence, mais qu'au contraire les principes d'actions non-violentes telles que ceux prônés par Gandhi sont d'autant plus indispensables,
Bon vous l'aurez compris un livre, que je vous recommande
lundi 1 décembre 2008
Chomsky & Cie
Un film de Daniel Mermet (de l'émission de radio "Là bas si j'y suis" sur France Inter) & Olivier Azam.
Un film qui fait du bien, on a l'impression d'avoir les yeux ouverts et de se rendre compte qu'on les avait bien ouverts. Tout sur la forme : la propagande dans les sociétés démocratiques, les limites de la liberté d'expression mais aussi évidemment sur le fond, sur les sujets majeurs de notre époque, de l'écologie au terrorisme, de l'impérialisme à l'altermondialisme.
Une interview de Noam Chomsky bien sûr mais aussi Jean Bricmont (auteur de Impérialisme Humanitaire), Baillargeon & son "Manuel d'autodéfense intellectuelle".
Ce film nous nous offre la possibilité d'ouvrir les yeux ou de constater qu'ils étaient déjà ouverts, même si tout cherche à nous faire rentrer dans la soumission. Noam Chomsky met à nu les mécanismes idéologiques qui structurent l'ordre
du monde actuel, en décryptant
les non-dits et les manipulations du discours ambiant.
Comme le disait le Bouddha, "Ne croyez pas sur parole, expérimentez vous-même !"
Je vous conseille d'aller voir ce film lorsqu'il passe près de chez vous (surveillez bien les programmes, il est sorti cette semaine et il n'est pas sûr qu'il passe dans les grands réseaux commerciaux)
Pour avoir les salles où sort le film : ICI
Le site de Là Bas si j'y suis
jeudi 6 novembre 2008
BOUDDHISME : NON-AGIR
Le bouddhisme est né en Inde du Nord (près de la frontière Népalaise) il y a 2500 ans, à la même époque d'autres grands penseurs spirituels sont apparus comme Zarathustra, Confucius, Pythagore.
L'inde d'alors était une ancienne civilisation qui a été envahie en +/- 1500 avant JC par les Indos-Européens , guerriers nomades venus par l'Afghanistan et dont la culture reposait sur trois classes qu'on retrouvera dans la culture indienne : la classe des prêtres, des guerriers et du peuple.
Bien qu'appartenant à l'aristocratique classe des guerriers, Siddharta le Bouddha, profondément novateur viendra justement semer une révolution parmi ce système, cassant les classes. Il alla plus loin puisqu'il ne reconnaissait pas non plus les bases dogmatiques des Védas, cette religion amenée par ce peuple indo-européen. Il refuse de reconnaître l'Atman, l'âme, Brahman, le concept de Soi Suprême & combattit le régime des castes
C'est d'ailleurs cette opposition à cette culture qui fit que le bouddhisme après son apogée sous l'empereur Ashoka (de +/- 300 à 200 avant Jésus-Christ) disparut bien vite. La dernière grande université bouddhique (Nalanda) qui va décliner à compter du IX° siècle va disparaître au XII°siècle suite à l'invasion musulmane, ayant essaimé au Tibet & chine entre autres (des étudiants venaient de Birmanie, Indonésie).
On peut dire que le règne d'Ashoka représente ce qui est de plus élevé dans la mise en pratique du bouddhisme et de la non-violence (Ahimsa) dans la contduite d'une nation. Il propagea les valeurs du bouddhisme (non-violence, compassion, végétarisme, soins aux plus démunis).
Bien qu'il n'ait jamais mené de guerre de religion en cherchant à convertire les peuples par la force (le Dalaï Lama actuel dit encore qu'il faut garder sa religion si elle nous convient), le bouddhisme n'a ensuite pas toujours été du côté des plus faibles. Dans la société théocratique moyenâgeuse du Tibet jusqu'au début du XX° siècle les moines ont été au service pour beaucoup, d'une exploitation du peuple. Le précédent Dalaï Lama (le XIII° : Thubten Gyatso - 1876/1933) avait déjà cherché à moderniser son pays en redonnant les terres au peuple, mais l'aristocratie s'y était opposée pour garder ses privilèges. Le Dalaï Lama actuel (Tenzin Gyatso - 1935/) n'a pas eu le temps de continuer l'oeuvre de son prédécesseur avec l'invasion des Chinois qui "libérèrent" le peuple de la manière violente que l'on connaît.
Mais au delà de la recherche de la libération de la souffrance d'un point de vue sociétal le bouddhisme est une voie paradoxale qui amène une révolution dans l'ordinaire du quotidien, non en bouleversant le quotidien mais en le vivant pleinement.
C'est pourquoi cette BD cherche à nous montrer qu'il faut s'ouvrir à une autre expérience pour y goûter.
(cliquer pour agrandir)
© Tsai Chih Chung
Dans le bouddhisme il y a trois voies d'apprentissage entremêlées que l'on appelle sîla, samâdhi & prajña : la discipline, la méditation & la sagesse.
La discipline c'est celle de rester conscient, présent.
La pratique de la méditation ne cherche pas à séparer le spirituel du quotidien mais au contraire à l'unir (le mot sanscrit Yoga est un mot issu de la langue indo-européenne qui veut dire UNIR , de ce mot est issu notre mot "joug", ce qui unit les boeufs). Nous vivons clivés entre le passé, nos racines, et le futur, qui est important pour prévoir notre vie, entre notre vie intérieure et le monde qui peut être plus ou moins agressif et dont il faut se défendre. La méditation va permettre une nouvelle qualité de relation au monde, une ouverture au moment présent. C'est une pratique où on ne cherche pas à se détacher de ce qui existe, dont nos illusions, mais au contraire à y être totalement présent.
La sagesse n'est pas une démarche intellectuelle mais un déroulement physico-spirituel qui passe par tout l'être du corps à l'esprit sans barrière, sans séparation qui permet de donner aux choses leurs justes valeurs.
Fort de ces trois portes d'accès, l'action est au coeur de la pratique, de la vie, c'est la vie. D'une manière existentialiste nous pouvons dire dans le bouddhisme que nous sommes ce que nous faisons. La sagesse est cette qualité dans la façon d'aborder le monde d'une manière concrète en tenant compte de l'interdépendance et de l'impermanence.
Tout cela est très paradoxal, puisqu'il est question d'abandon et d'action en même temps, en chinois on parle de Wu-Weï : non-agir, agir sans attachement au résultat.
(dessin déjà passé sur ce blog - cliquer pour agrandir)
mardi 28 octobre 2008
CONDITIONS DE TRAVAIL
Agir pour les conditions de travail "ailleurs" c'est lutter contre les mêmes qui exploitent "ici" ou délocalisent !
BIENVENUE DANS LE MONDE (PAS SI) MERVEILLEUX DE DISNEY...
À l’occasion de la journée mondiale pour le travail décent, Peuples Solidaires lance la campagne « Bienvenue dans le monde (pas si) merveilleux de Disney », en amont des fêtes de Noël, pour le respect des droits de l’Homme au travail dans l’industrie du jouet, et plus particulièrement chez les sous-traitants de Disney en Chine.
Des milliers d’ouvriers, majoritairement de femmes, contraints de travailler entre 12 et 15 heures par jour, 28 jours par mois en moyenne, dans des conditions dangereuses, pour des salaires qui leur permettent à peine de vivre : telles sont les conditions de travail des ouvriers qui travaillent chez Yonglida Toys et Tianyu Toys, deux usines qui fabriquent des peluches Disney.
Un rapport d’enquête publié par Peuples Solidaires ce jour révèle l’envers du décor chez deux sous-traitants de Disney établis dans la province du Guangdong, dans le Sud de la Chine. Ce document a été réalisé sur la base d’une traduction des rapports d’enquêtes publiés par l’Association des étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises (SACOM ), une ONG de Hong Kong partenaire de Peuples Solidaires, qui avait déjà enquêté depuis 2005, auprès de neuf fournisseurs de Disney en Chine. Dans les usines de Yonglida et Tianyu Toys, comme dans les 9 usines ayant précédemment fait l’objet d’une enquête de la part de la SACOM, nos partenaires ont découvert que ni la loi chinoise, ni la code de conduite de Disney ne sont respectés.
Pourtant, Disney dit s’engager à « promouvoir et maintenir des pratiques internationales de travail responsables à la fois dans ses opérations de licence et de sous-traitance directe partout dans le monde » . En 1996, Disney s’est dotée d’un code de conduite, à destination des fabricants, qui contient la liste des exigences de la société en matière notamment de droits de l’Homme au travail. Des dizaines de milliers d’audits sociaux sont également réalisés par la marque dans plus de 50 pays à travers le monde, y compris en Chine.
Mais, ce que révèle ce rapport, c’est que le code de conduite Disney est inconnu des ouvriers, et que les audits dans les usines sont inefficaces. Chez Tianyu Toys, les employés étaient prévenus : « s’(ils) répond(aient) mal aux questions des auditeurs, (l’usine) perdrait des commandes et (ils) perdr(aient) leur emploi »...
Peuples Solidaires se prépare donc à lancer une campagne de cartes à destination du PDG de Disney, Mr Iger, pour lui demander de respecter ses engagements et de s’assurer que les ouvriers qui fabriquent ses produits reçoivent un salaire décent, qu’ils connaissent leurs droits (notamment les dispositions du Code de conduite Disney) et sont en mesure de les défendre.
Contact presse :
Fanny Gallois
f.gallois@peuples-solidaires.org - tel : 01 48 58 05 28 / 06 19 89 53 07
Marie-Anne Priout
ma.priout@peuples-solidaires.org - tel : 01 48 58 21 85 / 06 09 26 76 25
Nous pouvons également vous mettre en contact avec nos partenaires de Hong Kong.
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Télécharger les pièces-jointes ---
VISUEL DE CAMPAGNE
RAPPORT D’ENQUETE DISNEY
APPEL DISNEY










