dimanche 1 février 2009
Méditer dans le quotidien
Dans un précédent billet j'ai donné une pratique simplifiée et efficace de la pratique tantrique de Sangyé Menla (donnée par Tulku Thondup. Ce rituel peut être utilisée par chacun, comme elle est utilisée par les personnes de notre groupe de méditation qui veulent venir participer à la cérémonie de Sangyé Menla que nous faisons lors des pleines lunes, sans avoir été encore initié à cette pratique.
Mais comme je l'expliquais l'objectif n'est pas de faire une célébration incantatoire, mais bien de travailler à développer la conscience de cette source de pouvoir que nous avons en nous et comment nous pouvons la mettre en oeuvre pour le plus grand bien de tous.
Il ne faut donc pas dissocier nos méditations et autres pratiques de notre vie quotidienne mais au contraire les faire fondre l'une dans l'autre sans séparation.
La méthode la plus simple est déjà d'être entièrement présent à ce que nous faisons, quoi que nous fassions, il n'y a rien à exclure comme acte de cette attention.
Mais à la source de pouvoir nous pouvons aussi être présent, la sentir au dessus de notre tête, comme ces petites statues de Bouddha de quelques centimètres (par exemple), ou en notre coeur. Elle irradie nous envoyant ses bénédictions. Il faut bien prendre conscience qu'elle n'est pas séparée de nous (comme un "dieu" extérieur) mais quelle est nous, toutes nos potentialités. Tulku Thondup nous dit que pour aller encore plus loin on peut la voir se manifester sous différentes formes, par exemple chaque son que nous entendons (musique, chants des oiseaux, mais aussi sonnerie du téléphone, klaxon ...) est le son mélodieux de sa voie. Toutes nos pensées sont comme son esprit de sagesse qui nous remplit.
Lorsque nous mangeons nous pouvons sentir cette source de pouvoir dans nos organes digestifs, et en avalant la nourriture nous lui offrons pour transformation.
En nous endormant, on peut la sentir en notre coeur qui nous apaise. Au réveil, prenons conscience de ce corps (les tibétains en parlent comme d'un "précieux véhicule") qui s'éveille et va nous permettre de vivre encore aujourd'hui, même s'il y a de la douleur, des difficultés, c'est lui qui va nous (sup)porter toute la journée. Nous pouvons respirer calmement et profondément en pensant à cela. Et avant de nous lever, nous pouvons faire une dédicace pour utiliser cette énergie, et ce corps à être utile au groupe dans lequel nous sommes (famille, société, travail...).
Lorsque nous nous lavons, nous pouvons visualiser la source de pouvoir au-dessus de nous qui nous envoie un liquide particulier qui coulant sur nous, nous lave de toutes nos difficultés physiques et psychiques, qui s'évacuent au coeur de la terre.
Les yeux reçoivent des informations qu'ils transmettent au cerveau, mais le regard "donne" aussi, que votre regard soit, tout au long de la journée, porteur de compassion et amour pour tout ce que vous regardez. Et de la même manière que vos paroles soient pleines de tendresse pour ceux à qui vous les adressez, cela est plus efficace qu'une simple "prière".
jeudi 15 janvier 2009
Et après ?

© Et Après
Un film très bien tourné d'après le roman de Guillaume Musso. Un film sur la mort ? Plutôt sur la vie, Ici & Maintenant.
À huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la "mort
imminente" pour avoir voulu sauver une fillette. Déclaré mort, le petit
garçon se réveille inexplicablement.
Vingt ans plus tard, Nathan est
devenu un brillant avocat new yorkais. Meurtri par les circonstances
douloureuses de son divorce, il s'est barricadé dans son travail, loin
de son ex-femme Claire et de sa fille.
C'est alors qu'un mystérieux médecin, le docteur Kay, fait irruption dans son existence. Qui est ce Docteur Kay ? Un cancérologue chevronné, directeur d’un important centre de soins palliatifs. Il n’a rien d’un illuminé et pourtant il se dit capable de prévoir la mort.
Il prétend avoir une “ mission ” : accompagner ceux qui vont mourir jusqu’aux frontières de l’Autre Monde pour qu’ils quittent la vie en paix avec eux-mêmes.
Très ébranlé, Nathan comprend que Kay est entré en contact avec lui pour le préparer à mourir. Mais il est bien incapable d’imaginer ce que la rencontre avec cet homme va déclencher dans sa vie, et dans celle de ceux qu’il aime.
Et parce que Kay bouleverse tous les repères de sa vie, Nathan va enfin découvrir pourquoi il est revenu.
samedi 13 septembre 2008
In Theo Me
(cliquer pour agrandir)
tiré de "Indian Dream" de Maryse et Jean-François Charles
4 tomes aux éditions Casterman
samedi 9 août 2008
Blog artistique
"Connexion Universelle" peinture de Hanine M.
Je voulais vous signaler un nouveau blog en construction, d'une amie artiste : Hanine M. dont toutes les créations sont inspirées et porteuses d'inspiration...
Cette adresse se trouve aussi dans la colonne lien, catégorie ART :
http://haninemourtaday.canalblog.com/
dimanche 16 mars 2008
Une journée du Dalaï Lama

dessin © Gonzo
« Vers neuf heures, nous raconte-t-il, je vais à mon bureau si j'ai des gens à voir. Sinon, je travaille sur les textes. Je me remets en mémoire les écrits que j'ai étudiés dans le passé et j'approfondis les' commentaires des grands maîtres des diverses écoles du bouddhisme tibétain. Je réfléchis aux enseignements et je médite un peu.
Vers quatorze heures, je déjeune.
Puis, jusqu'à dix-sept heures, je m'occupe des affaires courantes. Je rencontre les élus du peuple tibétain, les ministres du gouvernement en exil et autres fonctionnaires et je reçois des visiteurs.
Vers dix-huit heures, je prends le thé. Si j'ai un creux à l'estomac, je demande la permission au Bouddha et croque quelques biscuits (rires...).
Enfin, je récite mes prières du soir, et je m'endors vers neuf heures. C'est le moment le plus agréable de la journée! Je dors tranquillement jusqu'à trois heures et demi le lendemain matin. »
Matthieu Ricard
Journée
Du lever du soleil
Au coucher du soleil.
Ouvrir les yeux
Participer à la vie
En nourrissant la vie
En nous et autour de nous.
Puis comme une fleur
Referme ses pétales
Se recueillir
En remerciant ce jour .
Alors peut venir
le repos du juste .
Lilou
samedi 23 février 2008
SAVOIR MANGER LA VIE COMME UNE MANDARINE

"Fidelity" Dessin © Steven Weiss
Pour faire suite au billet « L’heureuse volupté des libidos joyeuses » & parler de cet « éternel retour » qui peut nous permettre de vivre la vie d’une façon voluptueuse pour autant que notre libido soit « joyeuse ». Car à l’inverse cela peut être vécu comme manque. En fonction de l’un ou de l’autre cela pourra nous apporter contentement ou frustrations.
C’est notre capacité à vivre l’instant présent comme entier et exaltant qui nous permet de trouver sens (la vie) dans ce que nous faisons. Etre entièrement dans ce que nous faisons, comme le dit Thich Nhat Hann : « Une mandarine est composée de plusieurs quartiers. Si vous ne savez pas apprécier un seul quartier, vous ne pourrez pas manger une mandarine. En revanche, si vous savez manger un seul de ses quartiers, alors vous pourrez certainement la manger tout entière. »
C’est à dire qu’au lieu de vivre l’instant comme entier, nous pensons que nous arriverons à le vivre entier, si « l’autre » nous comble. Et toute l’histoire amoureuse de l’humain, des grands amours de Roméo & Juliette aux tromperies vaudevillesques, va reposer sur cette méprise : l’autre peut nous compenser ce manque.
Voilà ce qu’en dit Gérard Leleu :
« Dans l'histoire d'une vie, la survenue d'une infidélité du conjoint est, dans le domaine des faits malheureux - au moins pour ceux qui s'investissent beaucoup dans l'amour -, un événement marquant au même titre que l'apparition d'une maladie sérieuse, la perte d'un enfant ou la survenue d'une guerre. De façon générale, l'infidélité est considérée par l'ensemble des humains comme un fait important, voire grave. Elle constitue le thème de la plupart des œuvres littéraires, théâtrales ou cinématographiques.
Pourquoi tant d'histoires? Pourquoi ces drames?
Après tout, qu'y a-t-il de dramatique à apprendre que notre partenaire couche avec une autre personne, voire l'aime? Est-ce pire que de savoir qu'elle lui parle, qu'elle regarde avec elle un cerisier en fleurs, qu'elle dîne avec elle? Oui, pourquoi cette importance? Pourquoi cette souffrance, une souffrance grave et même infinie, d'ordre quasiment existentiel, métaphysique ?
C'est que l'infidélité touche à quelque chose de très sensible et de très profond en chacun de nous: notre rêve d'absolu, qui est d'être aimé exclusivement et éternellement, et réciproquement d'aimer sans partage et sans fin. En un mot: vivre le « grand amour ».
Mais ce rêve lui-même d'où nous vient-il?
Il vient d'un « grand manque» qui taraude l'homme en permanence et le pousse sa vie durant à chercher ce qui pourrait l'en délivrer. Toute destinée humaine peut se résumer à cette interrogation: que faire de ce manque? Le manque, Lacan l'a bien décrit, c'est « cette impression d'insatisfaction teintée d'anxiété que nous ressentons tout au long de notre vie et qui nous pousse à rechercher l'objet miraculeux qui mettra un terme à cet état de manque et à cette quête».
Impression d'incomplétude qui nous habite et nous fait aspirer à on ne sait quelle complétude; comme il est trop angoissant de ne pas savoir, on fait comme si on savait : ce qui manque c'est « l'autre». « Il existe un besoin "en autre"comme il existe un besoin en eau ou en protéines », confirme Jean,.Didier Vincent . C'est le « besoin vital de se relier à un partenaire qui sache recevoir notre amour..., un partenaire qui puisse être le réceptacle de notre désir d'aimer et d'être aimé », précise Jacques Salomé, qui poursuit: « Il y a en chacun une place pour l'être attendu, espéré, rêvé, qui saurait nous comprendre, nous aimer inconditionnellement».
Du manque à l'absolu, il n'y a qu'un pas, d'où cette « croyance quasi-universelle fondée sur l’évidence d'un amour unique, permanent et sans faille »...
« Cette mythologie qui nous fait espérer et rechercher l'homme ou la femme de notre vie est liée à la certitude que nous sommes capables [...] d'accueillir des amours inaltérables, survivantes aux promesses, résistantes aux illusions, à l'usure du temps, etc. , ajoute Salomé. Ce « grand rêve » sans cesse effiloché, toujours retissé, c'est l'espoir fou de combler enfin le manque originel et de retrouver la plénitude.
Reste à savoir ce qui a creusé le manque et engendré cette nostalgie d'une part manquante, nostalgie qui transforme notre vie en une quête inlassable? Pour le comprendre, il nous faut remonter aux origines de notre existence: notre vie dans le ventre maternel et notre enfance. »
Je t'aime , tu m'appartiens
Ainsi nous conjuguons en vain
à tous les temps par tous les lieux
cet amour où nous cherchons le lien
qui nous ferait aimés des Dieux .
Comme un piège sans retour
que nous posons jour après jour
et qui nous enferme à double tour
dans la prison de notre amour .
Il suffirait de presque rien
une parole ou un sourire
pour que l'autre sur ce chemin
devienne une lumière vivre .
Mais pour poser ce petit rien
il me faut faire le chemin
qui me conduit au point
où en moi je m'appartient .
Lilou
lundi 18 février 2008
RECEVOIR LE GOUT DE SAVOURER
« Quand un compagnon me demande: «Mais Dieu, qu'est-ce que cela veut dire?.
Pour dire: « C'est l'amour infini, au-delà de toute mesure, de toute limite.., je prends toujours cet exemple:
«Rappelle-toi, il n'y a pas longtemps, toi et moi, on est rentrés crevés, un soir. On avait froid, on n'avait même pas mangé. On ne rapportait rien à la communauté. Et tu m'as dit: "Père, je suis heureux de ma journée." Parce que nous avions passé tout ce temps à dépanner des petits vieux, à leur aménager un habitat pour qu'ils s'y sentent bien...
Et je lui dis encore:
«N'oublie jamais l'espèce de joie pas comme les autres, cette joie à proprement parler ineffable, indicible, qui chantait dans ton cœur à ce moment ingrat où on avait froid, où on avait faim, et où on avait travaillé pour rien. N'oublie jamais cette intensité de joie incomparable, pour laquelle il n'y a pas de mots. On sait par un simple regard ce que l'on a partagé.
La sagesse c’est sapere, le mot latin « savourer » ; c’est recevoir le goût de savourer. Parce que c’est bon, d’aimer. Je dis à mon compagnon :
« Tu pourrais connaître toute la science des bibliothèques du monde entier sur Dieu, tu aurais des idées de Dieu. Tu n’en aurais aucune connaissance. Car, à ce moment-là, tu as rencontré Dieu. »
Abbé Pierre
Savourer la vie
Quand je suis gourmand
sans être pressé
et me fait curieux
pour devenir gourmet .
J'agis
sans vouloir avancer
et devient l'outil
de ma destinée .
Mon pas
simplement posé
en Amour partagé
a un goût d'éternité .
Lilou
lundi 11 février 2008
L’HEUREUSE VOLUPTÉ DES LIBIDOS JOYEUSES

« Au commencement bruit le liquide amniotique.
Alors mon
petit corps nage en eaux tièdes et bouge avec la lenteur d'une âme animée par
de très légers souffles. La chair tourne dans l'élément aquatique à la manière
lente d'une planète évoluant dans un lointain cosmos, presque immobile, ou à la
façon d'une méduse flaccide dans l'obscurité des fonds sous-marins, quasi
hiératique. Le seul trouble provient d'influx qui tracent dans mes organes le
passage d'énergies vitales. Dans le confinement de cet univers salé, poisson
des origines ou vertu marine incarnée, j'obéis intégralement aux affects,
pulsions, émotions et autres instincts de ma mère.
Son sang, son souffle, son rythme
obligent mon sang, mon rythme, mon souffle. Évidence de La Palice: tous les
corps, masculins et féminins, procèdent de cette immersion primitive dans un
ventre de femme.
Hypothèse: tous les corps, masculins et féminins, aspirent selon le principe de modalités confuses aux retrouvailles avec ces voluptés primitives, quand la vie excelle et que triomphe sans partage la force des puissances vitales.
Pressions de l'intérieur de la chair maternelle contre mon dos, mes reins, ma nuque, mes fesses d'enfant porté et suspendu dans l'eau; mémoires de limbes dans ma fibre informée par la lymphe, les nerfs, les muscles; lumières en camaïeux de rouges, roses, oranges semblables aux feux des éclosions planétaires ou aux brasiers des explosions stellaires; parfums volatile et fragrances infinitésimales, mais inscrits dans la matière placentaire comme ces senteurs maritimes qui abîment heureusement l'air et l'éther des géographies côtières; bruits sourds, graves, répétés, doux, ronronnements épais, constitués de très basses fréquences; sons du dehors et roulements du dedans, clapotis de la physiologie maternelle et rumeur du monde:
je cligne la paupière, vacille avec une extrême lenteur, modifie ma posture - et connais ma première érection. Début d'une longue histoire placée sous le signe de l'éternel retour. »
Ma vie dans la vie
Tout cet espace que j'ai mis
entre moi et la vie
dans ma soif infinie
de comprendre qui je suis .
Tout cet espace mon corps le crie
pour que je renoue à travers lui
à la saveur de ce nid
où s'exprimais ma vie dans la vie .
Lilou
dimanche 3 février 2008
SERENITE ET TRANQUILLITE, UNE VIVANCE AU PRESENT

Porte du Sud & Sérénité, Acrylique de 90 x 110 cm, par Carmen Meyer ©
« Vivre une vie spirituelle, c'est apprendre et pratiquer la Voie de l'Esprit. La Voie est le chemin universel qui est complète sérénité, complète tranquillité. On l'appelle Esprit.
Cet Esprit, en tant qu'il est sérénité et tranquillité, est la nature originelle de la conscience humaine. Ce chemin est ouvert à tous les êtres, animés et inanimés, pas seulement aux êtres humains. Indifférente au fait de savoir si nous avons conscience d'elle ou non, notre vie est constamment au milieu du chemin universel, de la sérénité, de la tranquillité. La Voie de l'Esprit est constamment toute chose.
Quand vous voyez une chute d'eau de loin, elle vous paraît tranquille, mais, de près, vous voyez qu'elle est sans cesse en mouvement. La nature originelle de la conscience humaine est exactement comme une chute d'eau, sereine et tranquille et en même temps dynamique.
Quand on étudie la psychologie, on essaie de comprendre le fondement de la conscience qu'on appelle l'inconscient. L'inconscient est immense, plein de choses innombrables, parce qu'il est relié au passé, au présent et à l'avenir.
Essayer de se saisir de telles choses, ce n'est rien d'autre que le fonctionnement de la conscience personnelle.
Quand la conscience personnelle comprend la source de l'existence, elle n'a de cesse de la piller comme si elle était immuable et tente de s'en saisir en l'appelant « moi ».
L'ego considère la Voie de l'Esprit comme quelque chose de particulier dont il peut faire l'expérience, et il veut savoir ce qui s'y passe. Mais quoi que l'ego puisse y voir et y prendre, ce n'est que la surface de la Voie de l'Esprit.
Le bouddhisme consiste à étudier directement la sérénité et la tranquillité, et à les pratiquer. En d'autres termes, le bouddhisme se propose de savoir comment on peut être présent à la Voie de l'Esprit, comment on peut être un avec la Voie de l'Esprit, et non comment on peut y prélever des éléments.
Étudier et pratiquer la sérénité et la tranquillité, c'est être un avec le chemin universel en toute conscience.
Nous devons étudier et pratiquer cela parce que nous vivons dans le monde dualiste. Si nous ne nous éveillons pas à cette réalité, nous n'aurons jamais la moindre chance d'éprouver de la gratitude pour cette sérénité, pour cette tranquillité. »
Dainin Katagiri
« Soyez les poètes de votre vie
Soyez les poètes de votre vie
Osez chaque jour mettre du bleu
dans votre regard
de l'orange à vos doigts,
des rires dans votre ventre
et surtout, surtout,
une tendresse renouvelée
à chacun de vos gestes,
une vivance au présent
dans tout vos élans. »
Vivre
Vivre
Epouser la vie
La sentir couler
comme une poignée de sable
qui glisse entre nos doigts.
Unique et différente
à chaque fois
selon la manière
dont elle s'exprime
à travers chaque grain
et selon la manière
dont nous serrons les poings.
Sans cesse renouvelée
et pourtant toujours là
simplement posée
entre nos doigts.
Vive..juste être là
de tout notre poids
intense et léger à la fois.
Lilou
jeudi 20 décembre 2007
Croyances
Pour faire suite à mon billet précédent sur le karma, les croyances ne me semblent pas être un problème en soi.
Nous sommes des êtres de croyances. Nous nous sentons obligés de créer des croyances pour compenser notre manque de (re)connaissance de la réalité. Ces croyances nous rassurent, nous permettent de nous sentir moins seuls, reliés à ceux qui ont les mêmes croyances.
Mais si certaines croyances peuvent nous aider à développer plus de vie (croire en des valeurs comme la solidarité par exemple) d'autres sont aussi limitantes.
D'abord parce qu'elles nous empêchent d'accepter d'autres points de vue, d'autres croyances ensuite parce qu'elles peuvent être imposées par d'autres &/ou des groupes pour nous empêcher d'élargir notre vision & risquer de quitter le groupe.
Sortir de ses croyances demande donc beaucoup de courage comme le dit Etty Hillesum : " Il faut avoir le courage de se détacher de tout, de toute norme et de tout critère conventionnel." Lire la suite de cette citation ICI.
Se détacher
Se détacher de tout
Pour cueillir ce qui est
en un sourire qui dit :
c'est ainsi.
Qui sait combien de fois je viens ici en croyant que c'est la première fois..
Qui sait combien de fois j'y trouve des mots écris par moi que je ne reconnais pas ..
Qui sait la fragilité de ces moments là où tout s'efface pour renaître en moi..
Et pourtant la vie s'exprime à chaque fois..
Chaque fois que je fais taire en moi celui qui cherche à savoir pourquoi..
Magie de l'instant..tel un présent juste posé là..en un élan de joie.
Quand je n'ai plus rien à perdre..mon coeur retrouve le chemin de la joie vers le nouvel équilibre ..qui m'unit à vous .
Lilou







