Lung Ta Zen

« Pour aimer il faut être libre, pour être libre il ne faut pas avoir peur » Zen, bouddhisme libertaire, méditation, tantrisme, action non-violente, thérapie, pyschologie, bien être

dimanche 16 mars 2008

Une journée du Dalaï Lama

dalai_lama

dessin © Gonzo

« Vers neuf heures, nous raconte-t-il, je vais à mon bureau si j'ai des gens à voir. Sinon, je travaille sur les textes. Je me remets en mémoire les écrits que j'ai étudiés dans le passé et j'approfondis les' commentaires des grands maîtres des diverses écoles du bouddhisme tibétain. Je réfléchis aux enseignements et je médite un peu.
Vers quatorze heures, je déjeune.
Puis, jusqu'à dix-sept heures, je m'occupe des affaires courantes. Je rencontre les élus du peuple tibétain, les ministres du gouvernement en exil et autres fonctionnaires et je reçois des visiteurs.
Vers dix-huit heures, je prends le thé. Si j'ai un creux à l'estomac, je demande la permission au Bouddha et croque quelques biscuits (rires...).
Enfin, je récite mes prières du soir, et je m'endors vers neuf heures. C'est le moment le plus agréable de la journée! Je dors tranquillement jusqu'à trois heures et demi le lendemain matin.
»
Matthieu Ricard


Journée

Du lever du soleil
Au coucher du soleil.

Ouvrir les yeux
Participer à la vie
En nourrissant la vie
En nous et autour de nous.

Puis comme une fleur
Referme ses pétales
Se recueillir
En remerciant ce jour .

Alors peut venir
le repos du juste .

Lilou


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samedi 23 février 2008

SAVOIR MANGER LA VIE COMME UNE MANDARINE

fidelity

"Fidelity" Dessin © Steven Weiss

Pour faire suite au billet « L’heureuse volupté des libidos joyeuses » & parler de cet « éternel retour » qui peut nous permettre de vivre la vie d’une façon voluptueuse pour autant que notre libido soit « joyeuse ». Car à l’inverse cela peut être vécu comme manque. En fonction de l’un ou de l’autre cela pourra nous apporter contentement ou frustrations.

C’est notre capacité à vivre l’instant présent comme entier et exaltant qui nous permet de trouver sens (la vie) dans ce que nous faisons. Etre entièrement dans ce que nous faisons, comme le dit Thich Nhat Hann : « Une mandarine est composée de plusieurs quartiers. Si vous ne savez pas apprécier un seul quartier, vous ne pourrez pas manger une mandarine. En revanche, si vous savez manger un seul de ses quartiers, alors vous pourrez certainement la manger tout entière. »

C’est à dire qu’au lieu de vivre l’instant comme entier, nous pensons que nous arriverons à le vivre entier, si « l’autre » nous comble. Et toute l’histoire amoureuse de l’humain, des grands amours de Roméo & Juliette aux tromperies vaudevillesques, va reposer sur cette méprise : l’autre peut nous compenser ce manque.

Voilà ce qu’en dit Gérard Leleu :

 « Dans l'histoire d'une vie, la survenue d'une infidélité du conjoint est, dans le domaine des faits malheureux - au moins pour ceux qui s'investissent beaucoup dans l'amour -, un événement marquant au même titre que l'apparition d'une maladie sérieuse, la perte d'un enfant ou la survenue d'une guerre. De façon générale, l'infidélité est considérée par l'ensemble des humains comme un fait important, voire grave. Elle constitue le thème de la plupart des œuvres littéraires, théâtrales ou cinématographiques.

Pourquoi tant d'histoires? Pourquoi ces drames?

Après tout, qu'y a-t-il de dramatique à apprendre que notre partenaire couche avec une autre personne, voire l'aime? Est-ce pire que de savoir qu'elle lui parle, qu'elle regarde avec elle un cerisier en fleurs, qu'elle dîne avec elle? Oui, pourquoi cette importance? Pourquoi cette souffrance, une souffrance grave et même infinie, d'ordre quasiment existentiel, métaphysique ?

C'est que l'infidélité touche à quelque chose de très sensible et de très profond en chacun de nous: notre rêve d'absolu, qui est d'être aimé exclusivement et éternellement, et réciproquement d'aimer sans partage et sans fin. En un mot: vivre le « grand amour ».

Mais ce rêve lui-même d'où nous vient-il?

Il vient d'un « grand manque» qui taraude l'homme en permanence et le pousse sa vie durant à chercher ce qui pourrait l'en délivrer. Toute destinée humaine peut se résumer à cette interrogation: que faire de ce manque? Le manque, Lacan l'a bien décrit, c'est « cette impression d'insatisfaction teintée d'anxiété que nous ressentons tout au long de notre vie et qui nous pousse à rechercher l'objet miraculeux qui mettra un terme à cet état de manque et à cette quête».

Impression d'incomplétude qui nous habite et nous fait aspirer à on ne sait quelle complétude; comme il est trop angoissant de ne pas savoir, on fait comme si on savait : ce qui manque c'est « l'autre». « Il existe un besoin "en autre"comme il existe un besoin en eau ou en protéines », confirme Jean,.Didier Vincent . C'est le « besoin vital de se relier à un partenaire qui sache recevoir notre amour..., un partenaire qui puisse être le réceptacle de notre désir d'aimer et d'être aimé », précise Jacques Salomé, qui poursuit: « Il y a en chacun une place pour l'être attendu, espéré, rêvé, qui saurait nous comprendre, nous aimer inconditionnellement».

Du manque à l'absolu, il n'y a qu'un pas, d'où cette « croyance quasi-universelle fondée sur l’évidence d'un amour unique, permanent et sans faille »...

« Cette mythologie qui nous fait espérer et rechercher l'homme ou la femme de notre vie est liée à la certitude que nous sommes capables [...] d'accueillir des amours inaltérables, survivantes aux promesses, résistantes aux illusions, à l'usure du temps, etc. , ajoute Salomé. Ce « grand rêve » sans cesse effiloché, toujours retissé, c'est l'espoir fou de combler enfin le manque originel et de retrouver la plénitude.

Reste à savoir ce qui a creusé le manque et engendré cette nostalgie d'une part manquante, nostalgie qui transforme notre vie en une quête inlassable? Pour le comprendre, il nous faut remonter aux origines de notre existence: notre vie dans le ventre maternel et notre enfance. »



Je t'aime , tu m'appartiens

Ainsi nous conjuguons en vain
à tous les temps par tous les lieux
cet amour où nous cherchons le lien
qui nous ferait aimés des Dieux .

Comme un piège sans retour
que nous posons jour après jour
et qui nous enferme à double tour
dans la prison de notre amour .

Il suffirait de presque rien
une parole ou un sourire
pour que l'autre sur ce chemin
devienne une lumière vivre .

Mais pour poser ce petit rien
il me faut faire le chemin
qui me conduit au point
où en moi je m'appartient .

  Lilou

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lundi 18 février 2008

RECEVOIR LE GOUT DE SAVOURER

Saveur_d_autrefois

« Quand un compagnon me demande: «Mais Dieu, qu'est-ce que cela veut dire?.

Pour dire: « C'est l'amour infini, au-delà de toute mesure, de toute limite.., je prends toujours cet exemple:

«Rappelle-toi, il n'y a pas longtemps, toi et moi, on est rentrés crevés, un soir. On avait froid, on n'avait même pas mangé. On ne rapportait rien à la communauté. Et tu m'as dit: "Père, je suis heureux de ma journée." Parce que nous avions passé tout ce temps à dépanner des petits vieux, à leur aménager un habitat pour qu'ils s'y sentent bien...

Et je lui dis encore:

«N'oublie jamais l'espèce de joie pas comme les autres, cette joie à proprement parler ineffable, indicible, qui chantait dans ton cœur à ce moment ingrat où on avait froid, où on avait faim, et où on avait travaillé pour rien. N'oublie jamais cette intensité de joie incomparable, pour laquelle il n'y a pas de mots. On sait par un simple regard ce que l'on a partagé.

La sagesse c’est sapere, le mot latin « savourer » ; c’est recevoir le goût de savourer. Parce que c’est bon, d’aimer. Je dis à mon compagnon :

« Tu pourrais connaître toute la science des bibliothèques du monde entier sur Dieu, tu aurais des idées de Dieu. Tu n’en aurais aucune connaissance. Car, à ce moment-là, tu as rencontré Dieu.
»

Abbé Pierre


Savourer la vie

Quand je suis gourmand
sans être pressé
et me fait curieux
pour devenir gourmet .

J'agis
sans vouloir avancer
et devient l'outil
de ma destinée .

Mon pas
simplement posé
en Amour partagé
a un goût d'éternité .

Lilou


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lundi 11 février 2008

L’HEUREUSE VOLUPTÉ DES LIBIDOS JOYEUSES

volupte

« Au commencement bruit le liquide amniotique.
Alors mon petit corps nage en eaux tièdes et bouge avec la lenteur d'une âme animée par de très légers souffles. La chair tourne dans l'élément aquatique à la manière lente d'une planète évoluant dans un lointain cosmos, presque immobile, ou à la façon d'une méduse flaccide dans l'obscurité des fonds sous-marins, quasi hiératique. Le seul trouble provient d'influx qui tracent dans mes organes le passage d'énergies vitales. Dans le confinement de cet univers salé, poisson des origines ou vertu marine incarnée, j'obéis intégralement aux affects, pulsions, émotions et autres instincts de ma mère.
Son sang, son souffle, son rythme obligent mon sang, mon rythme, mon souffle. Évidence de La Palice: tous les corps, masculins et féminins, procèdent de cette immersion primitive dans un ventre de femme.

 

Hypothèse: tous les corps, masculins et féminins, aspirent selon le principe de modalités confuses aux retrouvailles avec ces voluptés primitives, quand la vie excelle et que triomphe sans partage la force des puissances vitales.

 

Pressions de l'intérieur de la chair maternelle contre mon dos, mes reins, ma nuque, mes fesses d'enfant porté et suspendu dans l'eau; mémoires de limbes dans ma fibre informée par la lymphe, les nerfs, les muscles; lumières en camaïeux de rouges, roses, oranges semblables aux feux des éclosions planétaires ou aux brasiers des explosions stellaires; parfums volatile et fragrances infinitésimales, mais inscrits dans la matière placentaire comme ces senteurs maritimes qui abîment heureusement l'air et l'éther des géographies côtières; bruits sourds, graves, répétés, doux, ronronnements épais, constitués de très basses fréquences; sons du dehors et roulements du dedans, clapotis de la physiologie maternelle et rumeur du monde:

 

je cligne la paupière, vacille avec une extrême lenteur, modifie ma posture - et connais ma première érection. Début d'une longue histoire placée sous le signe de l'éternel retour. »

 

Michel Onfray




Ma vie dans la vie

Tout cet espace que j'ai mis
entre moi et la vie
dans ma soif infinie
de comprendre qui je suis .

Tout cet espace mon corps le crie
pour que je renoue à travers lui
à la saveur de ce nid
où s'exprimais ma vie dans la vie .

Lilou

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dimanche 3 février 2008

SERENITE ET TRANQUILLITE, UNE VIVANCE AU PRESENT

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Porte du Sud & Sérénité, Acrylique de 90 x 110 cm, par Carmen Meyer ©

« Vivre une vie spirituelle, c'est apprendre et pratiquer la Voie de l'Esprit. La Voie est le chemin universel qui est complète sérénité, complète tranquillité. On l'appelle Esprit.

Cet Esprit, en tant qu'il est sérénité et tranquillité, est la nature originelle de la conscience humaine. Ce chemin est ouvert à tous les êtres, animés et inanimés, pas seulement aux êtres humains. Indifférente au fait de savoir si nous avons conscience d'elle ou non, notre vie est constamment au milieu du chemin universel, de la sérénité, de la tranquillité. La Voie de l'Esprit est constamment toute chose.

Quand vous voyez une chute d'eau de loin, elle vous paraît tranquille, mais, de près, vous voyez qu'elle est sans cesse en mouvement. La nature originelle de la conscience humaine est exactement comme une chute d'eau, sereine et tranquille et en même temps dynamique.

Quand on étudie la psychologie, on essaie de comprendre le fondement de la conscience qu'on appelle l'inconscient. L'inconscient est immense, plein de choses innombrables, parce qu'il est relié au passé, au présent et à l'avenir.

Essayer de se saisir de telles choses, ce n'est rien d'autre que le fonctionnement de la conscience personnelle.
Quand la conscience personnelle comprend la source de l'existence, elle n'a de cesse de la piller comme si elle était immuable et tente de s'en saisir en l'appelant « moi ».

L'ego considère la Voie de l'Esprit comme quelque chose de particulier dont il peut faire l'expérience, et il veut savoir ce qui s'y passe. Mais quoi que l'ego puisse y voir et y prendre, ce n'est que la surface de la Voie de l'Esprit.
Le bouddhisme consiste à étudier directement la sérénité et la tranquillité, et à les pratiquer. En d'autres termes, le bouddhisme se propose de savoir comment on peut être présent à la Voie de l'Esprit, comment on peut être un avec la Voie de l'Esprit, et non comment on peut y prélever des éléments.

Étudier et pratiquer la sérénité et la tranquillité, c'est être un avec le chemin universel en toute conscience.

Nous devons étudier et pratiquer cela parce que nous vivons dans le monde dualiste. Si nous ne nous éveillons pas à cette réalité, nous n'aurons jamais la moindre chance d'éprouver de la gratitude pour cette sérénité, pour cette tranquillité. »

Dainin Katagiri

« Soyez les poètes de votre vie

Soyez les poètes de votre vie
Osez chaque jour mettre du bleu
dans votre regard
de l'orange à vos doigts,
des rires dans votre ventre
et surtout, surtout,
une tendresse renouvelée
à chacun de vos gestes,
une vivance au présent
dans tout vos élans. »

Jacques Salomé



Vivre
Vivre

Epouser la vie
La sentir couler
comme une poignée de sable
qui glisse entre nos doigts.

Unique et différente
à chaque fois
selon la manière
dont elle s'exprime
à travers chaque grain
et selon la manière
dont nous serrons les poings.

Sans cesse renouvelée
et pourtant toujours là
simplement posée
entre nos doigts.

Vive..juste être là
de tout notre poids
intense et léger à la fois.

Lilou


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jeudi 20 décembre 2007

Croyances

croyance

© Fab Briciuse

Pour faire suite à mon billet précédent sur le karma, les croyances ne me semblent pas être un problème en soi.

Nous sommes des êtres de croyances. Nous nous sentons obligés de créer des croyances pour compenser notre manque de (re)connaissance de la réalité. Ces croyances nous rassurent, nous permettent de nous sentir moins seuls, reliés à ceux qui ont les mêmes croyances.

Mais si certaines croyances peuvent nous aider à développer plus de vie (croire en des valeurs comme la solidarité par exemple) d'autres sont aussi limitantes.
D'abord parce qu'elles nous empêchent d'accepter d'autres points de vue, d'autres croyances ensuite parce qu'elles peuvent être imposées par d'autres &/ou des groupes pour nous empêcher d'élargir notre vision & risquer de quitter le groupe.

Sortir de ses croyances demande donc beaucoup de courage comme le dit Etty Hillesum : " Il faut avoir le courage de se détacher de tout, de toute norme et de tout critère conventionnel." Lire la suite de cette citation ICI.





Se détacher
Se détacher de tout
Pour cueillir ce qui est
en un  sourire qui dit :
c'est ainsi.

Qui sait combien de fois je viens ici en croyant que c'est la première fois..
Qui sait combien de fois j'y trouve des mots écris par moi que je ne reconnais pas ..
Qui sait la fragilité de ces moments là où tout s'efface pour renaître en moi..
Et pourtant la vie s'exprime à chaque fois..
Chaque fois que je fais taire en moi celui qui cherche à savoir pourquoi..
Magie de l'instant..tel un présent juste posé là..en un élan de joie.

Quand je n'ai plus rien à perdre..mon coeur retrouve le chemin de la joie vers le nouvel équilibre ..qui m'unit à vous .

Lilou

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mercredi 12 décembre 2007

LE POUVOIR DES PAROLES ECRITES

silence

Je lisais un texte de Zhongfeng Mingben (maître zen chinois du XIII° siècle) traduit par Eric Rommeluère. Le titre en est « Vous ne pourrez jamais comprendre le bouddhisme ». Ce méditant disait qu’écrire sur les Sûtras ne permet pas in fine de comprendre le bouddhisme, bien que beaucoup "d'écrivants" (sic) se posent en tant qu’enseignants. Mais comme on le dit , c’est dans une situation violente qu’on peut voir si nous sommes réellement non-violents, c’est dans les situations quotidiennes, dans les difficultés courantes qu’on voit si un pratiquant met réellement en pratique ce dont il parle, ou si cela n’était qu’intellectuel. Et Zhongfeng Mingben nous propose de nous établir justement dans ce quotidien qui n’est pas idéal, mais EST, de ne pas fuir en avant, mais d’être tout simplement présent, ici & maintenant.

Et comme depuis plusieurs jours je sens bien qu’on ne peut pas passer le gout de l’instant par la parole ou les écrits je me demande si tous ces écrits « bloguesques » (dont principalement les miens) ne sont pas confusants  plus qu’éclairants ?

Pour ramener à la réalité, Nietzsche disait que « L’instinct de la connaissance sans discernement est semblable à l’instinct sexuel aveugle, signe de bassesse. »

Alors ne rien dire ? Ne rien écrire ? C’est semblable à toute la démarche de recherche d’enseignant (maître, gourou suivant la sémantique orientale) qui peut des fois plus enfermer que d’aider à se libérer, si on se crée un attachement au maître (qui enseigne le non attachement !). Mais d’un autre côté si c’est notre imaginaire poétique qui nous fera sortir de nos carcans, il nous faut à certains moments de notre processus de changement, rencontrer la parole de l’autre, orale ou écrite, pour se positionner soi-même.

Alors comme le dit David Brazier « Les paroles écrites peuvent aussi bien représenter une source de confusion que de libération. Si on ne le prend pas au bon moment, l’élixir peut devenir un poison. »

Alors je terminerai par ces mots du même psychothérapeute et pratiquant du zen :  « Soyez prudents » et je rajouterai « soyez imaginatifs ».



Un jeu se crée

Il y a du sacré dans le mouvement
alors soyons prudents
ne convoquons pas en nous
le sage inutilement .

Mais avant que tout parle de nous
sans que nous ayons rien à dire
les mots nous tiennent compagnie
sur le chemin de nos vies .

Curieux dilemme qui nous entraîne
ce que je vis ne peut se dire
ce que je dis ne se vit pas
et l'échange porte mes pas .

Alors pour ne plus avoir peur
de perdre la raison
et trouver la saveur
de l'élan de nos coeurs
comme s'ouvre une fleur..jouons.

Aussi légèrement que le fait un enfant
De tout notre sérieux entrons dans le jeu
pour que notre esprit se pose
tel un parfum de rose
qui suit le son..jouons.

Retouvons la confiance
pour créer l'innocence
avec la patience
de celui qui s'entraîne
à naître de lui même .

Lilou

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mercredi 5 décembre 2007

LE SENS DE LA VIE

sensvie

Pour continuer l’échange qu’il y a eu suite au billet de Marc : peut on trouver un sens à la vie sans s’identifier à quoi que ce soit ?

Le fait de trouver un sens à une souffrance vécue, aide à transmuter celle-ci. Et la souffrance finissant toujours par apparaître dans toute vie (maladie, séparation, manque, mort...) c’est ainsi qu’est apparu le dolorisme (philosophie & spiritualité) qui en plus permet le maintien d’un système oppressif & sacrificiel.

« Toute notre liberté réside dans le fait de passer d’une vie subie à une vie choisie » (Jean-Yves Leloup). C’est donc de la responsabilité de chacun de donner un sens à sa vie par les choix qu’il fait. C’est donc aussi accepter que la vie ne puisse pas avoir de sens en elle-même ou tout du moins qu’on ne puisse pas trouver soi-même ce sens. L’exemple le plus « frappant » est quand un enfant meurt, quel sens trouver à cela ?

Ne suffit-il pas de s’extasier sur le miracle de la vie & de profiter au mieux de celui-ci en fonction de sa rareté & de sa fragilité ; & de tout faire pour lui permettre de durer sans à minima lui nuire.

« Et le sens se révèle dans l’intensité avec laquelle nous vivons cette vie là. » (Jean-yves Leloup)



Le monde s'éveille

Curieux paradoxe qui fait prendre à la vie tout son sens..lorque nous arrêtons de le chercher .
Quand il n'y a nulle part où aller ..ne suis je pas à chaque instant arrivé ?

Le monde s'éveille

Quand ce que je contemple
a cessé de me dire
ce que je veux entendre
au gré de mes désirs.

Quand du bout du regard
la paix qui se repose
enveloppe chaque être
chaque chose

En lui donnant le droit
simplement d'être là
pour m'offrir la lumière
de son propre mystère.

Il est des matins doux
comme un rêve d'enfant
qui naissent voluptueusement
et s'alanguissent en flânant.

Il est des matins frais
où la brume se lève
et déchire le voile
du jour telle une prière.

Il est des matins vrais
insolents et superbes
qui claquent  en passant
la porte aux ténèbres.

Tous chantent la vie
d'un seul battement d'aile
quand le monde s'éveille
et s'étire au soleil.

Lise

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samedi 1 décembre 2007

UN ENVIRONNEMENT SACRE

tummo

Tummo - Peinture murale du temple secret du Dalaï Lama

Padamsambhava amena le bouddhisme au Tibet au VIII° siècle.

Au lieu de lutter contre le chamanisme Bön existant,la légende dit qu’il fit un concours avec les déités de celui ci. Le gagnant, au lieu de les soumettre en tant que "vaincus",  il leur permit de devenir les protecteurs du bouddhisme tibétain.

Ainsi cela symbolise le travail tantrique de transmutation des émotions douloureuses en énergie d’éveil. Car la pratique tantrique va nous aider à créer une nouvelle relation avec notre environnement perçu comme sacré. Cette transformation relationnelle est un moyen de métamorphose de l’Etre vers la grande Félicité.


Maîtrise

"Le Maître potier ne signe pas"

Son oeuvre parle d'elle même..
elle exprime son talent.

Cette manière unique
de créer du nouveau
à partir de l'ancien.

  lilou


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lundi 26 novembre 2007

Là où la mort n'existe pas

la_folle_histoire_de_l_espace

« Si y a de la vie sur une autre planète, ça veut dire qu'il y a aussi de la mort, alors si c'est pour découvrir ça, on est aussi bien chez nous qu'à voler dans l'univers, non?

- De toute façon, y en a pas, de la vie ailleurs.

- Si Y a pas de vie ailleurs, y a pas de mort non plus.

- C'est bien.

- y a de la mort qu'ici.

- Faut croire.

- On est la seule planète où y a de la mort dans tout l'univers!

- Y z'ont du pot, les autres.
»

Jean-Marie Gourio



Instant de vie

Ils ont du pot les autres
d'avoir tout çà
toute cette absence de vie
d'où la mort ne nait pas .

Nous faudrait il donc naître
pour voir tout ça ..
et mourir aussitôt
afin que cela ne dure pas ?

Mais cet instant de vie
résumé à lui même
n'est il pas  celui
qui me suit aujourd'hui ?

Infini..

  lilou

Posté par Lung Ta à 08:35 - La vie, union de l'amour & de la sagesse - Commentaires [5] - Permalien [#]



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