Lung Ta Zen

« Pour aimer il faut être libre, pour être libre il ne faut pas avoir peur » Zen, bouddhisme libertaire, méditation, tantrisme, action non-violente, thérapie, pyschologie, Bandes dessinées zen, bien être

samedi 7 mars 2009

Méditation du calme mental & de la vision pénétrante

akrita
Photo © Institut Akrita

Dans un précédent billet je parlais de l'importance, pour bien pratiquer le rituel de la source du pouvoir,  de connaître les phases de la méditation du calme mental à la pratique de la vision pénétrante, voici un court billet pour donner quelques indications.

Dans le bouddhisme la méditation est souvent enseignée sous forme de deux pratiques qui se complètent : le calme mental & la vision pénétrante comme appelés dans le bouddhisme tibétain,

 

On pourrait dire d’un point de vue zen que la vision pénétrante est l’état méditatif et que le calme mental est une technique pour pouvoir y accéder, mais la limite entre les deux est très imprécise, ainsi Tulku Thondup dit que la méditation sur le souffle contient en elle-même la graine de l’éveil, Il faut de la pratique pour accéder à cette état de vision pénétrante

Le calme mental

La pratique du calme mental consiste à stabiliser l’esprit, pour cela on se concentre sans distraction sur un objet, comme le souffle. Cela peut être à un endroit particulier de son passage, ou en suivant sa progression sans la forcer. D’autres vont compter les respirations ou simplement les expires, puis à chaque distraction revenir à un ou après avoir compté 10 respirations. Le corps doit toujours être détendu.

 

Chez certaines personnes, il peut arriver des sensations particulières (chaleur, joie, fraîcheur, se sentir plus léger etc,,,) durant cette pratique, mais il ne faut pas plus s’attacher à ces manifestations qu’à toute autre pensée,

 

La vision pénétrante

 

C’est la conscience claire dans l’unité, la nature ouverte elle-même, sans concept ni séparation entre un moi qui perçoit et un objet perçu,

 

Après avoir pratiqué la centration sur le souffle, il arrive un moment où tout en restant conscient du souffle on ne pense ni au pourquoi ni au comment, ni à aucun autre concept tel que « sentir la paix de la respiration ».

 

On dépasse la notion de « je » on a une conscience globalisante. On laisse aller et venir tout ce qui surgit (bruits, pensées, sensations...) On ne repousse rien, on ne court après rien, simplement présent, même les imperfections sont bien comme elles sont.

 

C’est dans cet état d’unité qu’on peut être proche de tous ceux qui souffrent voir même pour les pratiquants aguerris prendre d’une manière métaphorique, sur eux, la souffrance des humains pour la transmuter en bonheur.



Vous pouvez trouver ici un condensé des billets sur la pratique de la source de pouvoir, Sangye Menla. Ce fichier est au format libre odt. Pour ceux qui utiliseraient des logiciels commerciaux pour lire leurs fichiers, vous pouvez me demander par mail le même fichier à un format compatible.

 

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lundi 9 février 2009

Voyage au-delà du cerveau


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Victime d'un grave accident vasculaire cérébral le 10 décembre 1996, la neurobiologiste Jill Bolt Taylor recommença ses conférences six mois plus tard, après une longue convalescence aux côtés de sa mère.

Victime d'un grave accident vasculaire cérébral le 10 décembre 1996, la neurobiologiste Jill Bolt Taylor recommença ses conférences six mois plus tard, après une longue convalescence aux côtés de sa mère.

Jill Bolte Taylor, neurobiologiste renommée, est passée de l'autre côté du voile. Son accident vasculaire cérébral, qu'elle a suivi consciente, lui a permis une nouvelle approche de la vie qu'elle raconte dans «Voyage au-delà de mon cerveau» (Éditions J.-C. Lattès). Phénoménal succès de librairie aux États-Unis, aujourd'hui en vente en France.

Pour une chance, c'est une fameuse chance ! «Combien de chercheurs en neurosciences ont l'opportunité de vivre par eux-mêmes un accident vasculaire cérébral ?» Jill Bolte Taylor exulte. Elle a deux ou trois messages à faire passer, et les vingt-deux langues dans lesquelles son livre est traduit, son passage aux États-Unis dans le show d'Oprah Winfrey et le projet de film pour lequel Jodie Foster est déjà partante ne lui semblent pas de trop. Parce que des bonnes nouvelles, il y en a. Déjà celle-ci, et c'est une neuro-anatomiste qui le dit : «L'hémisphère droit de notre cerveau est programmé pour le bonheur, la paix, la compassion.» Et celle-ci encore : «Le circuit neuronal de la colère est mobilisé durant exactement une minute et demi, après quoi la tension retombe. Libre à nous de ne pas donner suite.» Et cette autre : «La plasticité des neurones donne à chacun la possibilité de “virer à droite” et de choisir la paix et l'amour plutôt que l'affrontement.» Il ne s'agit pas là d'une déclaration de foi politique, mais d'un constat scientifique rendu possible il y a environ neuf ans, lorsque la neurobiologie s'est rendu compte que les transmetteurs du cerveau étaient en constant renouvellement.

Une synapse n'y retrouverait pas ses petits. Quel rapport avec le grave accident vasculaire cérébral (AVC) dont fut victime Jill il y a douze ans ? Comment une longue et pénible convalescence qui l'a obligée à un corps à corps de tous les instants avec son hémisphère gauche a-t-elle pu rendre le professeur de l'Université de l'Indiana et porte-parole de la Banque des cerveaux de Harvard quasiment bouddhiste ? Nous avons ici le fruit d'un long cheminement entre souffrance et émerveillement. C'est le 10 décembre 1996, à 7 heures du matin, que la scientifique s'est réveillée avec une terrible douleur derrière l'œil gauche. Une bonne douche et il n'y paraîtra plus, s'est-elle dit. Oui, mais cette grande admiratrice du cerveau sentait que les cinquante milliers de milliards de cellules constituant son corps ne répondaient plus. Ses mouvements étaient saccadés, les sons déformés, l'équilibre lui manquait. Puis elle perdit peu à peu la perception en trois dimensions. Puis les informations qui étaient sa vie : s'habiller, aller au travail. Mais où se trouve ce travail ? Et comment conduit-on une voiture ? Tout cela en tentant d'analyser ce qui était en train de lui arriver. Plus tard, elle sut que son cortex moteur était atteint lorsque son bras droit refusa tout office. Mais nulle peur : en même temps, une douce euphorie la gagnait. Ce n'est qu'au terme d'un effort surhumain et au milieu d'un écroulement de neurones - son hémisphère gauche était en pleine hémorragie, mais elle l'ignorait encore - qu'elle comprit l'urgence d'appeler des secours. Mais les chiffres n'avaient plus de signification pour elle. Elle chercha, toujours en luttant contre le sentiment de béatitude qui l'envahissait, un nom qu'elle connaissait bien. Dans un éclair, elle comprit qu'elle avait un AVC. Elle compose comme un enfant le numéro de son bureau à la Banque des cerveaux. Son ami, le Dr Vincent, est au bout du fil. Jill essaie alors de bredouiller quelque chose. Mais c'est un borborygme qui sort. «Mince, on dirait un chien qui aboie», songe-t-elle, réalisant que le centre de la parole est atteint.

Le Dr Vincent comprend quand même. Quand on la transporte enfin à l'hôpital, chaque geste la fait sombrer dans un épuisement qui l'emporte dans le sommeil. Mais alors là, quelle merveille ! «Mon énergie spirituelle flottait en suspension autour de moi, telle une baleine géante dans un océan d'euphorie muette.» L'anatomiste aurait diagnostiqué : perte du cerveau gauche, qui baignait dans son sang, et donc report de toutes les sensations à travers le crible du cerveau droit.

Mais elle n'en était pas là. Commença une longue convalescence avec sa mère, qui comprenait le besoin frénétique de sa fille de dormir. Entre deux sommes, séances de rééducation. Se dresser sur son séant, tenter de comprendre ce qu'on vous dit, retrouver les mots disparus. Puis ce fut le tour des lettres. Jill dut réapprendre à lire. À conduire. À réussir un puzzle. À monter des escaliers…

Au fur et à mesure que sa vie se remettait en place - elle recommença ses conférences six mois après l'AVC - le Dr Bolte Taylor réalisa qu'elle avait une nouvelle mission à mener auprès de tout individu doté d'un cerveau : «Si mon odyssée intérieure m'a appris une chose, c'est que la quiétude est à notre portée. Il nous suffit, pour y parvenir, de faire taire la voix de notre hémisphère gauche dominant.» Cette voix compte, bavarde, évalue, suppute. Elle est capable de vous souffler les pires idées : découragement, fureur, peur. Elle nous structure aussi par le langage, la raison, la connaissance. Comment utilise-t-on alors son hémisphère droit ? Nul manuel ne nous a jamais appris le bonheur par mobilisation latéralisée de la matière grise. Jill Bolte Taylor suggère des pistes : la méditation, la création artistique, la prière.

© Le Figaro

une vidéo de 18 mn :

Capture

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lundi 17 novembre 2008

Agenda 2009 : pour une année ZEM, heu.. pardon : ZEN

(cliquer pour agrandir)

agenda2009

Zem vous propose son agenda 2009 :

 

* Couverture plastique transparente, munie d’un élastique.

* Pages intérieures : papier blanc de 115 gr/m².

* 1 semaine par double page.

* 55 dessins de Zem (dont un certain nombre d’inédits) :  1 dessin par double page et quelques autres pleine page.

* 5 pages de notes.

* Agenda de Poche : 15 x 9,8 cm. Format ouvert : 15 x 19,6 cm.

Au prix de 16 18 euros (maintenant suite à une forte augmentation -en fin d'année !- du fournisseur) livré à votre domicile en France métropolitaine, DOM TOM & Corse.

(pour tout renseignement & commande me contacter par mail : lung.ta.zen @ gmail.com (sans blanc autour du @)

Je vous souhaite d’avance à tous une belle année 2009

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Pratiquer la méditation à Nantes


 

Le centre Tchenrezik à Rezé, près de Nantes, offre un espace de méditation qui permet d'accueillir une douzaine de personnes. Une méditation silencieuse a lieu chaque mercredi soir.

Le centre, créé en 1998 par Lama Thupstan Wangchuk, a été béni par Bakoula Rimpoché et consolidé par Shenphen Rimpoché (bouddhisme tibétain). Il est aujourd'hui associé à l'association Un Zen Occidental pour la pratique du zen.

Les horaires : Le mercredi soir de 19 h à 20 h, arrivée à partir de 18 h 45. Deux sessions de méditation silencieuse de 25 minutes entrecoupées d'une méditation marchée de 10 minutes.

 

L'adresse : Le centre se trouve au 18 rue du Pélican 44400 Rezé. Plan Google Maps.

Transports en commun : Tramway : ligne 3, Arrêt Espace Diderot. Suivre la rue du Château de Rezé puis, dans le prolongement, la rue Maurice Jouaud jusqu'à la rue du Pélican sur la gauche.

Prévoir : Un pantalon suffisamment large ainsi qu'un coussin de méditation (des coussins sont également disponibles sur place).

Participation aux frais : Le centre reste volontairement un groupe informel et n'a pas le statut d'association. Il est recommandé d'offrir un don qui sera reversé dans son intégralité à un programme de scolarisation d'enfants au Ladakh.

Renseignements : Frédéric Baylot, courrier électronique : lungta (at) free.fr .

À noter : Il est recommandé de prendre contact avant de venir la première fois.

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Prochaines journées avec Eric Rommeluère (sous réserve) : Samedi 7 février 2009 & Samedi 2 mai 2009

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samedi 13 septembre 2008

S'initier et pratiquer le zen à Nantes les 19, 20 et 21 septembre 2008

S'initier et pratiquer le zen à Nantes les 19, 20 et 21 septembre 2008

 

Le Centre Tchenrezik est un petit lieu méditatif en ville associé à l’association Un Zen Occidental qui propose chaque mercredi soir une méditation à 18 h 45 à Rezé, près de Nantes. Le centre se trouve au 18 rue du Pélican 44400 Rezé.

 

Éric Rommeluère, enseignant zen, animateur de l'association Un Zen Occidental sera présent au Centre Tchenrezik le troisième week-end de septembre. Il donnera une conférence le vendredi 19 septembre au soir, puis il animera une journée de méditation le samedi 20 septembre ainsi qu’un atelier d’études le dimanche 21 septembre au matin. Tout le monde est le bienvenu !

La conférence (vendredi soir 19 septembre 2008)

Le thème : Qu’est-ce que le bouddhisme zen ?

Les horaires : de 20 h à 21 h 30 au Centre Tchenrezik.

Participation et inscription : Entrée libre. Un don à l’enseignant sera suggéré. Compte tenu du nombre de places limitées, nous vous remercions de vous inscrire en ligne (voir ci-dessous).

La journée de méditation (journée du 20 septembre 2008)

La journée est ouverte à tous. Pour la cohérence générale, nous n'acceptons pas de participation partielle. Les horaires proposés :

- 8 h 30 - 8 h 50 : ouverture des portes, accueil
- 9 h 00 - 9 h 30 : Instructions sur la méditation

- 9 h 30 - 10 h 00 : méditation assise
- 10 h 00 - 10 h 10 : méditation marchée
- 10 h 10 - 10 h 40 : méditation assise
- 10 h 40 - 10 h 50 : méditation marchée
- 10 h 50 – 11 h 20 : méditation assise
- 11 h 20 – 11 h 30 : méditation marchée

- 11 h 30 - 12 h 30 : enseignement, questions-réponses
- 12 h 30 - 14 h 30 : déjeuner, repos

- 14 h 30 - 15 h 00 : méditation assise
- 15 h 00 - 15 h 10 : méditation marchée
- 15 h 10 - 15 h 40 : méditation assise
- 15 h 40 - 15 h 50 : méditation marchée

- 15 h 50 – 17 h 00 : enseignement
- 17 h 00 – 17 h 15 : prise de refuge
- 17 h 30 : clôture de la journée

 

Il est recommandé d'apporter son coussin de méditation. Un repas végétarien sera offert le midi.

Ceux qui le souhaitent pourront prendre refuge en fin de journée. Il s'agit d'une cérémonie simple et belle où l'on exprime sa confiance envers le Bouddha (l'Éveillé), le dharma (l'enseignement de l'ouverture et de la compassion) et le sangha (la communauté des amis des bien qui s'exercent au dharma).

La participation est fixée à 35 euros (20 euros pour les frais, 15 euros pour l'enseignement).

Il est nécessaire d'être membre de l'association Un Zen Occidental pour se joindre à la journée (25 euros la cotisation annuelle valable de date à date).

Compte tenu du nombre de places limitées, nous vous remercions de vous inscrire en ligne (voir ci-dessous).

L'atelier d'études (dimanche matin 21 septembre 2008)

Cet atelier sera consacré à la présentation d’un très beau texte du bouddhisme indien : Le Sûtra de Vimalakîrti.

Le sûtra de Vimalakîrti est l’un des joyaux de la littérature bouddhiste indienne du Grand Véhicule. Le texte s’appuie sur une structure narrative particulière : Son héros mystérieux qui répond au nom de Vimalakîrti est malade et, page après page, le lecteur découvre une enquête haute en couleurs où chacun des disciples du Bouddha se voit convié à interroger Vimalakîrti sur l’origine de son mal. Nous plongerons à notre tour dans l’enquête pour finalement découvrir, non seulement le chemin du bodhisattva, mais un merveilleux traité sur l’engagement dont la lecture reste toujours actuelle.

Lecture recommandée : Soûtra de la Liberté Inconcevable : Les enseignements de Vimalakîrti, traduit du chinois par Patrick Carré, Paris, Fayard, collection Trésors du bouddhisme, 2000.

Les horaires : de 10 h à 13 h au Centre Tchenrezik.

Participation et inscription : Entrée libre. Un don à l’enseignant sera suggéré. Compte tenu du nombre de places limitées, nous vous remercions de vous inscrire en ligne (voir ci-dessous).

 

 

Pour s'inscrire à l'une ou l'autre de ces activités

Il suffit de se pré-inscrire en ligne [cliquez]. Vous recevrez ensuite par courrier électronique un bulletin d'inscription au format PDF à nous retourner dûment complété.

Des questions complémentaires ?

Vous pouvez nous écrire à l'adresse nantes[at]zen-occidental.net ou téléphoner au 06 67 62 93 53.


 

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mardi 12 août 2008

Mandala de l'ëtre

               

   

Dans le bouddhisme il y a trois "poisons" fondamentaux : l'avidité (attachement), l'aversion (colère) & l'ignorance (indifférence). Cette dernière étant pour moi la base des deux autres. C'est à dire que si on prend nos constructions égotiques pour des réalités ou pour nous-mêmes cela entraîne du désir d'avoir ce qui nous parait nous manquer pour être heureux et de rejeter ce que nous avons et qui nous empêche d'accéder à ce bonheur. C'est ce processus qui est la cause principale de nos souffrances.

   

Souvent dans les écoles psychologiques occidentales on considère qu'il y a 4 émotions fondamentales : la tristesse, la colère, la peur et la joie. Mais d'autres personnes comme le docteur Bach, parle de 7 émotions basiques : la peur, l'hypersensibilité aux influences des autres, la solitude, le doute, le souci excessif du bien être d'autrui, le désintérêt et le désespoir.

   

Dans la communication non-violente le deuxième pas du processus est l'attention à ses sentiments, ses émotions (le 1er étant l'obsevation et l'attention au corps, au ressenti). Ce qui me parait intéressant dans cette dernière pratique  c'est que l'émotion n'est qu'un signal pour nous indiquer nos besoins non satisfaits.

   

Pour ma part dans mon introspection sur mes émotions j'adhère en plus aux propositions de Richard Moss, comme quoi nous aurions en fait particulièrement 4 directions pour fuir l'instant présent : celle où nous nous jugeons nous-mêmes,  celle de toutes nos croyances sur notre contexte de vie (les autres, les symboles comme l'argent, la religion), le passé et enfin le futur.

   

Bien sûr d'un point de vue bouddhiste, il y a un endroit où nous sommes entièrement présent à ce qui est, sans rajouter d'histoires, de jugements, de prénotions, de peurs, c'est l'instant présent ici et maintenant, c'est ce que nous touchons dans le coeur de la méditation, la sagesse ultime.

   

Dans cet endroit, ce centre, notre centre, mais finalement aussi le centre de l'univers dans lequel nous sommes, nous sommes ouverts, sans peur à ce qui arrive, ce qui n'empêche pas la douleur (physique ou psychologique) mais nous ne lui rajoutons pas de fables dessus pour en faire de la souffrance.

   

C'est pourquoi on peut, suivant Richard Moss, représenter ces 4 directions et ce centre comme un mandala.

   

En méditation (et donc dans le quotidien encore plus, ou peut être autant, mais d'une manière  moins consciente), notre mental peut partir ailleurs dans une de ces 4 directions nous ramenons alors l'esprit à l'instant présent. Une partie de nous vit TOUJOURS dans le présent c'est le corps. C'est pourquoi par la posture, voir la respiration, nous avons de bons outils pour revenir ici et maintenant. Mais quand nous sommes au centre il n'y a plus d'outils à utiliser, simplement à laisser se déployer la vie, notre capacité d'ouverture et d'amour qui est en nous.

   

J'ai résumé à ma manière le mandala de Richard Moss :

   

Les émotions qui nous entraînent dans ces 4 directions sont l'orgeuil / dépression, la colère / envie, la culpabilité / regret & la peur / espoir.

FUITEDICI

   

La pratique de l'assise silencieuse est en fait une aide pour nous aider à comprendre que nous partons. Si tout à coup j'ai une émotion d'orgueil ou son contraire de dépression, qui m'emmène dans tout ce que je me raconte sur moi, je sais que je ne suis plus ICI. Il suffit de prendre conscience (on parle bien de "prise de conscience" -awarness en anglais- pas de "compréhension" -consciousness en anglais-) que nous sommes suffisants tels que nous sommes que le reste n'est que "conte des mille et un ennuis" & ainsi pour toute fuite dans une des 4 directions.

   

Cette fuite peut actuellement nous paraître vitale, car nous avons construit une/des personnalités de "survie" en fonction de notre histoire, les abandonner renforce la peur , d'où la pratique en toute sécurité du bouleversement possible dans l'espace de la méditation.

   

Quand nous sommes centrés nous n'abandonnons pas le "moi", nous ne "détruisons pas l'ego" nous sommes simplement avec tout cela sans en faire une chimère.

   

Et lorsque nous sentons se déployer en nous cette authenticité, au point focal, nous développons des moyens d'actions concrets, comme le discernement,la compassion, la confiance & le pardon.


je_suis_ici

   

Voilà j'ai survolé cela en fonction de ce que je vis aujourd'hui. Cela ne peut être intégré intellectuellement, mais doit être vécu comme un processus. Un processus qui peut être long (et néanmoins toujours immédiat aussi) et douloureux en lui-même suivant la rigidité de toutes nos constructions, liées à nos souffrances passées, à notre histoire. C'est pourquoi il peut être nécessaire d'être aidé parfois et aussi par ailleurs de rencontrer un "ami spirituel" qui vive de cette manière spacieuse afin qu'à son seul contact on puisse se rendre compte que cet abandon, ce "retour chez soi" n'amène pas la fin de notre monde, mais au contraire une sérénité malgré tous les malgré de la vie.

J'ai bien le sentiment d'avoir fait "rapide" mais cela est suffisamment long pour un article d'internet ;) où nous avons tous l'habitude de survoler (moi-même j'ai du mal physiquement à lire longtemps sur écran).

   

Je serai heureux d'échanger vos points de vue là dessus, si vous même avez ce genre de représentation de nos fonctionnements, & que vous le viviez ou au contraire si vous pouvez amenez des arguments concrets différents pour m'aider à justement mieux vivre cette authenticité.

   

(merci aux personnes qui m'ont permis de contacter tout cela, de la méditation au mandala de l'être en passant par la communication non-violente et bien d'autres choses encore.)


 

mardi 22 juillet 2008

retour de sesshin

Je prends refuge dans le Bouddha, je prends refuge dans le Dharma, je prends refuge dans le Sangha


bouddha dharma sangha



tenzo puissentlesetressenourrirdesjoiresdelameditation 5personnes

Puisse les êtres se nourrir de la joie de la méditation

5 personnes pour la vaisselle ou, le Dharma en action

Il faut deux piliers pour faire une porte, pour permettre le pas-sage en soi de se nourrir du nectar de la Vie



Il y en a plus sous deux crânes que sous un seul, ou vide et vacuité...

2cranes



christiangaudin
Homage à Christian Gaudin





gilko
Ginko Biloba, l'abre aux mille écus

jardin

Zen ou rester de pierre face aux évènements ? Non créer une harmonie vivante même parmi ce qui semble inerte, ou comment l'amour modèle la vision du monde.


zem

préparation de quelques ZEM à venir...

remember

Ne pas oublier, non pas comme un bon souvenir, mais comme un présent toujours réactualisé










(MERCI à Eric, aux 4 piliers & à tous les membres du Sangha pour leur ouverture, à Pascale © pour les photos et MERCI à la vie)

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mardi 6 mai 2008

Epanouissement

zen01_m
© Lung Ta Zen
(Cliquer pour agrandir)



L'arc-en-ciel

Quand j'observe les nuages
en me plaçant là
où, en moi,
repose la clarté  .

Les couleurs du ciel
me tiennent compagnie
en un pont qui relie
mon coeur à la vie .

et se déplacent avec moi
ausi longtemps que je les vois
en accordant mon oeil
à la lumière en moi .

  Lilou


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samedi 12 avril 2008

Il ne reste qu’une solution : plonger !

plongeon2

"Le vrai plongeon des Goudes" 1998 Bas-relief par  Luc Dubost ©

La plupart des religions partent en général de la notion de faute, de « chute » de déchéance, et disent donner les moyens de retrouver cet état premier et de nous sortir de notre condition humaine de souffrance. Cette notion de « péché originel » (qui peut porter d’autres noms suivant les religions) nous poursuit toute notre vie d’une manière inconsciente & au lieu de nous accepter comme des êtres déjà accomplis, nous allons toute notre vie chercher à compenser ce manque, cette perte, cette chute, par des actions, pensées, dans le monde spirituel, psychologique ou matériel.

Ainsi pour moi, le mouvement new age tout en apportant des outils efficaces (souvent tirés de longues traditions) et adaptés au monde occidental, va pourtant dans le même sens, en nous instillant que le meilleur est possible pour nous tous. La voie de la pensée positive, la « loi d’attraction » (qui fait beaucoup parler d’elle en ce moment avec le film américain « Le Secret ».) nous montrent que ce que nous expérimentons & qui peut être nommé « négatif » est lié à notre façon d’être, de penser (ce qui n’est pas faux en soi), et qu’en changeant, tout disparaîtra pour vivre dans une condition « idéale ». Mais chercher cette condition « idéale » c’est montrer qu’il y a en nous des facettes à « renier » (oublier, laisser tomber, etc...) pour trouver « mieux ». Toute technique, religieuse, new age ou autre nous pousse à chercher la solution hors de nous (pour combler ce manque présumé).

Ce que je ressens de la pratique de la méditation silencieuse, c’est qu’elle ne se pose pas en tant que technique (même si des techniques peuvent être proposées parfois) mais comme une ouverture à notre totalité, à cet être accompli que nous sommes déjà comme le dit John Welwood : « Ton être même est le maître parfait. Reconnaissant ta nature, porte cela en ton coeur. » Et dans cet espace d’amour & ouverture nous pouvons accueillir toutes nos parties, même celles que le « professeur » a ancrées en nous, toutes ces contraintes qui nous limitent. Et c’est en demeurant présent à tous ces aspects que nous pouvons créer une nouvelle relation avec eux. Et c’est de la qualité de ce contact que nous allons créer que va dépendre la souffrance qui en résultera ou pas. Comme le dit Richard Moss « Lorsque nous sommes conscient d’une insatisfaction, l’aspect de nous qui est conscient n’est pas lui-même insatisfait ».

N’ayons pas peur des « personnages de théâtres » créés par le professeur. Un vieil Italien cité par Christiane Singer disait « La loi fondamentale : à la longue il ne vaut pas la peine d’avoir été filou. » Je dirais que la peur qu’on nous a insufflée ne paye pas à long terme. Seul reste l’ouverture, l’amour, ce que plus loin, toujours Christiane Singer dit : « La seule chose qui vaille le jeu est d’avoir aimé. » Et souvent il nous faut atte(i)ndre une épreuve (maladie, décès d’un proche, séparation, approche de la mort...) pour nous en rendre compte.

Alors le mieux est de limiter les techniques pour accéder directement à cet espace d’amour. Car même chercher à « atteindre » cet espace c’est encore se créer un manque.

Il ne reste qu’une solution : plonger !
Ici & Maintenant.



Plonger

Comme un voile posé sur le monde aveuglé
mon esprit à forgé cette réalité
qui sans cesse me heurte
et que je prend pour vraie .

Tel un enfant abandonné
qui s'épuise à vouloir changer
le film qui constitue sa vie
sans savoir que l'auteur c'est lui .

Quand fatigué de chercher
je sais m'arrêter
pour de ma main toucher
simplement ce qui Est .

En cessant de trembler
pour seulement Aimer
cette vie qui me porte
et la manifester.

Comme l'enfant apprend à marcher
comme l'oiseau apprend à voler
je suis en train d'exister .

En quittant toute idée
de comment cela doit être
pour simplement plonger .

Lilou

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vendredi 28 mars 2008

En quoi la méditation peut-elle être troublante ? -1-

emocia

"Emocia" © JVopis

Nous sommes soumis à un petit professeur qui nous dit quoi faire. Ce professeur est fait de notre éducation, notre histoire, notre culture, nos peurs, nos manques. Son enseignement nous a tellement marqué que notre conduite est très largement dictée par ses doctrines que nous avons complètement assimilées.

Ne pas suivre ses préceptes c’est paraître déloyal, vis à vis de notre culture, de nos parents, de comportements adoptés jusque là face à des situations stressantes.

En fait nous sommes rarement dans la vie, nous sommes rarement nous-mêmes, mais le plus souvent nous sommes la projection souhaitée par ce professeur.

Pourquoi ?

Principalement parce qu’il nous a appris que si nous suivions ses leçons nous recevrions en retour de la reconnaissance de nos pairs (et nos pères & mères). La psychologie & la psychanalyse  ont très bien analysé tout cela.
Le problème c’est que cela nous fait vivre dans la peur et la culpabilité de ne pas être adopté par nos groupes d’appartenances.

Cette personnalité que nous présentons est toujours branchée sur le passé (ce que nous avons appris de ce que nous devons faire) voir sur le futur (ce qui nous risquons en exclusion ou acceptation du groupe et de nos proches).
En fait cette personnalité nous aide à reproduire ce professeur dans notre vie et le faire pénétrer dans la vie des autres (couple, enfants, amis, collègues ...).

En quoi la méditation peut-elle être troublante ?

La méditation nous ramène justement au seul instant où le professeur n’a pas de prise sur nous, le ici et maintenant. Car lorsque nous sommes dans ce présent nous pouvons décider, libéré des contraintes des « yaka » ou « yfopa », être adulte, responsable.

Mais le professeur ne veut pas cela ! Il ne veut pas perdre son pouvoir. C’est pourquoi il va sans cesse ramener à notre esprit des images, des sensations, des désirs, des douleurs, des projets, des regrets.

Nous pourrons alors chercher à calmer cela en nous centrant sur la respiration, sur une image apaisante, sur un son, sur une posture. Et cela fonctionne très bien. Cela peut même être très relaxant.
Pour autant sortons nous des griffes du professeur ?

Nous retombons dans d’autres comportements, d’autres « il faut que » (la méditation doit être ceci ou cela) qui pourront nous rassurer car d’une part le professeur semble être parti, alors qu’il n’en est que plus présent et d'autre part nous donner l’impression d’être libérés, alors que nous nous rajoutons de nouvelles contraintes.

Lorsque nous sommes REELLEMENT & simplement  présent, le professeur n’a plus aucune  prise sur nous. C’est pourquoi la méditation peut être bouleversante, car c’est apprendre à vivre sans lui, à vivre avec Soi-même.

Cela peut faire peur, cela peut déclencher des émotions, cela finit par ouvrir in fine sur un espace insoupçonné.

J 'en reparlerai dans un prochain billet.


Qui parle en moi

Dans le secret de mes pensées
nous sommes plusieurs à parler.
Tout un tas de petits moi divisés
qui tour à tour veulent régner .

Il y a celui qui dit que je suis arrivé
ou pas encore parti
que je ne sais plus ou que j'ai tout compris.
Et tous ceux qui voient la vie
comme une course infinie
d'où l'on sort gagnant ou puni.

Tous parlent de mon Etre à l'envers
de ce moi né du miroir déformant
que j'ai construit en grandissant
tant je me suis trouvé seul et impuissant
à faire aimer mon regard d'enfant .

Et je suis tellement habitué
à tous ces moi apeurés qui me font exister
que je ne sais plus retrouver
celui qui en moi se tait
le seul qui n'a pas de reflet .

C'est lui qui me tient compagnie
lorsque d'un seul émoi je me trouve transit
en contemplant le ciel, un coucher de soleil
ou les étoiles dans la nuit .

Sans un mot il me dit qui je suis
et que ce que vois est avec moi unit
d'un geste qui réconcilie
le corps, le coeur , l'esprit .

Lilou 

Posté par Lung Ta à 07:43 - Ici & Maintenant - Commentaires [13] - Permalien [#]
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