Lung Ta Zen

« Pour aimer il faut être libre, pour être libre il ne faut pas avoir peur » Zen, bouddhisme libertaire, méditation, tantrisme, action non-violente, thérapie, pyschologie, bien être

mardi 6 mai 2008

Epanouissement

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© Lung Ta Zen
(Cliquer pour agrandir)



L'arc-en-ciel

Quand j'observe les nuages
en me plaçant là
où, en moi,
repose la clarté  .

Les couleurs du ciel
me tiennent compagnie
en un pont qui relie
mon coeur à la vie .

et se déplacent avec moi
ausi longtemps que je les vois
en accordant mon oeil
à la lumière en moi .

  Lilou


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Pratiquer la méditation à Nantes


 

Le centre Tchenrezik à Rezé, près de Nantes, offre un espace de méditation qui permet d'accueillir une douzaine de personnes. Une méditation silencieuse a lieu chaque mardi soir.

Le centre, créé en 1998 par Lama Thupstan Wangchuk, a été béni par Bakoula Rimpoché et consolidé par Shenphen Rimpoché (bouddhisme tibétain). Il est aujourd'hui associé à l'association Un Zen Occidental pour la pratique du zen.

Les horaires : Le mardi soir de 19 h à 20 h, arrivée à partir de 18 h 45. Deux sessions de méditation silencieuse de 25 minutes entrecoupées d'une méditation marchée de 10 minutes.

 

L'adresse : Le centre se trouve au 18 rue du Pélican 44400 Rezé. Plan Google Maps.

Transports en commun : Tramway : ligne 3, Arrêt Espace Diderot. Suivre la rue du Château de Rezé puis, dans le prolongement, la rue Maurice Jouaud jusqu'à la rue du Pélican sur la gauche.

Prévoir : Un pantalon suffisamment large ainsi qu'un coussin de méditation (des coussins sont également disponibles sur place).

Participation aux frais : Le centre reste volontairement un groupe informel et n'a pas le statut d'association. Il est recommandé d'offrir un don qui sera reversé dans son intégralité à un programme de scolarisation d'enfants au Ladakh.

Renseignements : Frédéric Baylot, courrier électronique : lungta (at) free.fr .

À noter : Il est recommandé de prendre contact avant de venir la première fois.

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samedi 12 avril 2008

Il ne reste qu’une solution : plonger !

plongeon2

"Le vrai plongeon des Goudes" 1998 Bas-relief par  Luc Dubost ©

La plupart des religions partent en général de la notion de faute, de « chute » de déchéance, et disent donner les moyens de retrouver cet état premier et de nous sortir de notre condition humaine de souffrance. Cette notion de « péché originel » (qui peut porter d’autres noms suivant les religions) nous poursuit toute notre vie d’une manière inconsciente & au lieu de nous accepter comme des êtres déjà accomplis, nous allons toute notre vie chercher à compenser ce manque, cette perte, cette chute, par des actions, pensées, dans le monde spirituel, psychologique ou matériel.

Ainsi pour moi, le mouvement new age tout en apportant des outils efficaces (souvent tirés de longues traditions) et adaptés au monde occidental, va pourtant dans le même sens, en nous instillant que le meilleur est possible pour nous tous. La voie de la pensée positive, la « loi d’attraction » (qui fait beaucoup parler d’elle en ce moment avec le film américain « Le Secret ».) nous montrent que ce que nous expérimentons & qui peut être nommé « négatif » est lié à notre façon d’être, de penser (ce qui n’est pas faux en soi), et qu’en changeant, tout disparaîtra pour vivre dans une condition « idéale ». Mais chercher cette condition « idéale » c’est montrer qu’il y a en nous des facettes à « renier » (oublier, laisser tomber, etc...) pour trouver « mieux ». Toute technique, religieuse, new age ou autre nous pousse à chercher la solution hors de nous (pour combler ce manque présumé).

Ce que je ressens de la pratique de la méditation silencieuse, c’est qu’elle ne se pose pas en tant que technique (même si des techniques peuvent être proposées parfois) mais comme une ouverture à notre totalité, à cet être accompli que nous sommes déjà comme le dit John Welwood : « Ton être même est le maître parfait. Reconnaissant ta nature, porte cela en ton coeur. » Et dans cet espace d’amour & ouverture nous pouvons accueillir toutes nos parties, même celles que le « professeur » a ancrées en nous, toutes ces contraintes qui nous limitent. Et c’est en demeurant présent à tous ces aspects que nous pouvons créer une nouvelle relation avec eux. Et c’est de la qualité de ce contact que nous allons créer que va dépendre la souffrance qui en résultera ou pas. Comme le dit Richard Moss « Lorsque nous sommes conscient d’une insatisfaction, l’aspect de nous qui est conscient n’est pas lui-même insatisfait ».

N’ayons pas peur des « personnages de théâtres » créés par le professeur. Un vieil Italien cité par Christiane Singer disait « La loi fondamentale : à la longue il ne vaut pas la peine d’avoir été filou. » Je dirais que la peur qu’on nous a insufflée ne paye pas à long terme. Seul reste l’ouverture, l’amour, ce que plus loin, toujours Christiane Singer dit : « La seule chose qui vaille le jeu est d’avoir aimé. » Et souvent il nous faut atte(i)ndre une épreuve (maladie, décès d’un proche, séparation, approche de la mort...) pour nous en rendre compte.

Alors le mieux est de limiter les techniques pour accéder directement à cet espace d’amour. Car même chercher à « atteindre » cet espace c’est encore se créer un manque.

Il ne reste qu’une solution : plonger !
Ici & Maintenant.



Plonger

Comme un voile posé sur le monde aveuglé
mon esprit à forgé cette réalité
qui sans cesse me heurte
et que je prend pour vraie .

Tel un enfant abandonné
qui s'épuise à vouloir changer
le film qui constitue sa vie
sans savoir que l'auteur c'est lui .

Quand fatigué de chercher
je sais m'arrêter
pour de ma main toucher
simplement ce qui Est .

En cessant de trembler
pour seulement Aimer
cette vie qui me porte
et la manifester.

Comme l'enfant apprend à marcher
comme l'oiseau apprend à voler
je suis en train d'exister .

En quittant toute idée
de comment cela doit être
pour simplement plonger .

Lilou

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vendredi 28 mars 2008

En quoi la méditation peut-elle être troublante ? -1-

emocia

"Emocia" © JVopis

Nous sommes soumis à un petit professeur qui nous dit quoi faire. Ce professeur est fait de notre éducation, notre histoire, notre culture, nos peurs, nos manques. Son enseignement nous a tellement marqué que notre conduite est très largement dictée par ses doctrines que nous avons complètement assimilées.

Ne pas suivre ses préceptes c’est paraître déloyal, vis à vis de notre culture, de nos parents, de comportements adoptés jusque là face à des situations stressantes.

En fait nous sommes rarement dans la vie, nous sommes rarement nous-mêmes, mais le plus souvent nous sommes la projection souhaitée par ce professeur.

Pourquoi ?

Principalement parce qu’il nous a appris que si nous suivions ses leçons nous recevrions en retour de la reconnaissance de nos pairs (et nos pères & mères). La psychologie & la psychanalyse  ont très bien analysé tout cela.
Le problème c’est que cela nous fait vivre dans la peur et la culpabilité de ne pas être adopté par nos groupes d’appartenances.

Cette personnalité que nous présentons est toujours branchée sur le passé (ce que nous avons appris de ce que nous devons faire) voir sur le futur (ce qui nous risquons en exclusion ou acceptation du groupe et de nos proches).
En fait cette personnalité nous aide à reproduire ce professeur dans notre vie et le faire pénétrer dans la vie des autres (couple, enfants, amis, collègues ...).

En quoi la méditation peut-elle être troublante ?

La méditation nous ramène justement au seul instant où le professeur n’a pas de prise sur nous, le ici et maintenant. Car lorsque nous sommes dans ce présent nous pouvons décider, libéré des contraintes des « yaka » ou « yfopa », être adulte, responsable.

Mais le professeur ne veut pas cela ! Il ne veut pas perdre son pouvoir. C’est pourquoi il va sans cesse ramener à notre esprit des images, des sensations, des désirs, des douleurs, des projets, des regrets.

Nous pourrons alors chercher à calmer cela en nous centrant sur la respiration, sur une image apaisante, sur un son, sur une posture. Et cela fonctionne très bien. Cela peut même être très relaxant.
Pour autant sortons nous des griffes du professeur ?

Nous retombons dans d’autres comportements, d’autres « il faut que » (la méditation doit être ceci ou cela) qui pourront nous rassurer car d’une part le professeur semble être parti, alors qu’il n’en est que plus présent et d'autre part nous donner l’impression d’être libérés, alors que nous nous rajoutons de nouvelles contraintes.

Lorsque nous sommes REELLEMENT & simplement  présent, le professeur n’a plus aucune  prise sur nous. C’est pourquoi la méditation peut être bouleversante, car c’est apprendre à vivre sans lui, à vivre avec Soi-même.

Cela peut faire peur, cela peut déclencher des émotions, cela finit par ouvrir in fine sur un espace insoupçonné.

J 'en reparlerai dans un prochain billet.


Qui parle en moi

Dans le secret de mes pensées
nous sommes plusieurs à parler.
Tout un tas de petits moi divisés
qui tour à tour veulent régner .

Il y a celui qui dit que je suis arrivé
ou pas encore parti
que je ne sais plus ou que j'ai tout compris.
Et tous ceux qui voient la vie
comme une course infinie
d'où l'on sort gagnant ou puni.

Tous parlent de mon Etre à l'envers
de ce moi né du miroir déformant
que j'ai construit en grandissant
tant je me suis trouvé seul et impuissant
à faire aimer mon regard d'enfant .

Et je suis tellement habitué
à tous ces moi apeurés qui me font exister
que je ne sais plus retrouver
celui qui en moi se tait
le seul qui n'a pas de reflet .

C'est lui qui me tient compagnie
lorsque d'un seul émoi je me trouve transit
en contemplant le ciel, un coucher de soleil
ou les étoiles dans la nuit .

Sans un mot il me dit qui je suis
et que ce que vois est avec moi unit
d'un geste qui réconcilie
le corps, le coeur , l'esprit .

Lilou 

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mercredi 12 mars 2008

RAMENEZ VOTRE ESPRIT EN LUI-MEME

esprit

"Lorsque j'enseigne la méditation, je commence souvent par dire: « Ramenez votre esprit en lui-même... relâchez... et détendez-vous. »

  • Ramener votre esprit en lui-même signifie ramener l'esprit à l'état appelé: « demeurer paisiblement », grâce à la pratique de l'attention.

Au niveau le plus profond, cela consiste à se tourner vers l'intérieur et à demeurer dans la nature de l'esprit: C'est la méditation à son plus haut degré.

  • Relâcher veut dire libérer l'esprit de la prison de la saisie dualiste. Vous reconnaissez en effet que toute douleur, toute peur et toute détresse proviennent du désir insatiable de l'esprit qui saisit.

A un niveau plus profond, la réalisation et la confiance qui résultent de votre compréhension accrue de la nature de l'esprit inspirent en vous une grande générosité naturelle. Cette générosité permet à votre cœur d'abandonner toute saisie dualiste, laissant celle-ci se libérer et se dissoudre dans l'inspiration de la méditation.

  • Se détendre signifie devenir plus spacieux et permettre à l'esprit d'abandonner ses tensions.

Sur un plan plus profond, vous vous détendez dans la nature véritable de votre esprit, l'état de Rigpa. C'est comme si vous laissiez tomber une poignée de sable sur une surface plane: chaque grain se dépose de lui-même. D'une façon similaire, vous vous détendez dans votre véritable nature, laissant toutes vos pensées et émotions décroître naturellement et se dissoudre dans l'état de la nature de l'esprit."

 

Sogyal Rimpoché


Comme si je laissais tomber une poignée de sable

Quand les idées se posent
Cessent de voltiger
Pour simplement retourner
D'où elles sont nées .

Et le vide s'installe
dans l'espace créé
entre moi et mes idées.
pour que la Vie puisse entrer.

Lilou

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samedi 1 mars 2008

LE RENARD ROUGE

reanrd


Alejandro Jodorowsky commence son livre sur les contes par une histoire pour parler de l’amour / haine :

« S'étant faufilé dans l'atelier d'un teinturier, un renard tomba dans une cuve contenant un bain de couleur rouge. Il arriva à se hisser hors de la cuve et à s'échapper dans la forêt mais il emporta avec lui des traces de sa visite: son pelage avait pris une teinte rouge vif.

Sa nouvelle apparence inquiéta et intrigua les autres renards de la forêt. Jouant de cette particularité, celui-ci s'empara facilement du pouvoir. Impressionnés, les autres acceptèrent de le servir et de le vénérer comme un roi. Il coula des jours tranquilles et prospères dans sa nouvelle communauté mais, avec l'hiver, les pluies se multiplièrent et diluèrent peu à peu la teinture. Les autres renards finirent par ; se rendre compte qu'ils s'étaient fait gruger et le chassèrent.
»

Mais je crois que c’est un conte qui parle bien aussi de tout le fragile & inauthentique échafaudage égotique que nous construisons pour chercher à entrer en relation avec les autres et prendre le pouvoir sur eux. Il nous faut une bonne pluie pour apurer cette construction, et parfois, après cela fait d’autant mal que la relation semblait forte.

Le samsara (cercle des incarnations) ne peut être brisé que si nous trouvons la vacuité, la nature ultime des phénomènes.  Les enseignements nous disent, que trouvant cette issue nous pouvons constater que notre enfermement n’était qu’un mirage, la création de notre esprit perturbé. Le samsara ne serait donc pas une prison extérieure mais une captivité créée par notre propre esprit. Cet internement ne peut finir de lui même, mais en pratiquant la méditation pour évincer notre saisie du soi et toutes nos perturbations mentales.



Moi

Oui, je suis là
derrière mon écran c'est bien moi
mais quel Moi ?

Il y a le moi
qui parle de moi
Celui qui se voit
à travers les autres moi.

Un moi qui sait
qui souffre
et qui suit

et sans cesse dit
regardez moi
je suis le roi.

Et puis il y a celui
qui vit .

C'est un moi qui vibre
et qui ressent
un moi enfant et innocent .

Il est curieux, joyeux
et silencieux
juste posé sur l'instant .

Si je veux bien m'y arrêter
il m'attend .

Lilou

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vendredi 8 février 2008

Apprendre à méditer

Apprendre à méditer

Nantes - samedi 9 février 2008

 

Nous proposons un atelier sur la méditation à Nantes animé par Eric Rommeluère, enseignant zen.

La date et les horaires :

Le samedi 9 février 2008 de 14 heures à 18 heures (sous réserve de modifications).

- 14 h : arrivée
- 14 h 15 - 15 h : Une causerie sur le thème "Qu'est-ce que la méditation zen ?"
- 15 h - 16 h 30 : pratique de la méditation (deux périodes de méditation assise suivies de deux périodes de méditation marchée)
- 16 h 30 - 16 h 45 : thé
- 16 h 45 - 18 h : discussion, questions-réponses

L'adresse :

Centre Tchenrezik, un petit lieu méditatif en ville permettant d'accueillir une douzaine de personnes. Attention donc, le nombre de places est limité. Le centre se trouve au 18 rue du Pélican 44400 Rezé.

 

 

L'enseignant :

Eric Rommeluère a pris les voeux bouddhistes en 1981, pratiquant notamment une dizaine d'années avec le moine japonais Ryôtan Tokuda. En 2001, il a reçu la transmission du maître zen Gudô Wafu Nishijima rôshi.

La participation :

Elle est fixée à 20 euros.

Pour s'inscrire :

Il suffit de se pré-inscrire en ligne [cliquez]. Vous recevrez ensuite par courrier électronique un bulletin d'inscription au format PDF à nous retourner dûment complété avec votre réglement par voie postale.

Des questions complémentaires ?

Vous pouvez nous écrire à l'adresse info@zen-occidental.net ou nous téléphoner au 01 40 44 53 94. Vous pouvez également joindre Frédéric Baylot, notre correspondant nantais, soit par courrier électronique frederic.baylot (at) wanadoo.fr soit par téléphone au 06 67 62 93 53.

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mardi 8 janvier 2008

ARDEUR & APATHIE

thanatos

L’énergie de vie est partout, dans la souffrance comme dans la joie, dans les névroses comme dans la sagesse.

Mais l’énergie de vie est différente des conditions de vie. Ces dernières sont la construction que bâtit le mental en fonction de ce que nous avons vécu, du poids qu’il retient de ce passé, du contexte dans lequel nous sommes, et des futurs qu’il peut envisager en fonction des peurs présentes.
L’erreur serait de croire que la libération, le bonheur seront dans ce futur, car c’est alors accepter de vivre dans la vie virtuelle créée par le mental. Or quand nous sommes pris par cette construction mentale, nous en devenons prisonnier, nous n’avons alors plus aucune place pour la créativité, pour imaginer d’autres futurs, d’autres possibles.

Sommes nous alors prisonniers de notre « destin » ?

Non car comme nous l’avons expliqué, il y a une différence entre la vie, son énergie & les conditions de vie que l’on se crée. La vie est seulement dans l’instant présent, ici & maintenant. Le poids du passé, la peur du futur nous sont ils insupportables quand nous sommes capables de revenir au présent ? Non car ils sont soit passé, soit à venir, mais ici & maintenant il y a toujours moins de souffrance que de douleurs ! (« La douleur est toujours moins forte que la plainte » La Fontaine ou « La plainte surfait toujours un peu les afflictions » Diderot).

La méditation (appelons la comme on veut suivant nos cultures) est cette capacité à revenir à la vie, ici & maintenant, à laisser tomber toute la construction emprisonnante du mental pour revenir à l’essentiel : la vie ici & maintenant.

Et quand on arrive à être au contact de la vie, dans cet instant présent, on est en capacité de sentir nos besoins. Attentif au corps dans l’instant on peut sentir ce qui est « juste pour nous » (dans tous les sens de l’expression). On sent dans nos tripes, ce qui nous fait « oui », ce qui nous fait « non », ce qu’on peut accepter, ce qu’on peut refuser.
On s’ouvre à la créativité d’autres possibles, d’autres relations envisageables pour autant de rester centré sur le présent, soulagé des poids & des peurs. On prend conscience de ce qui nous infantilise, nous enferme, nous rend soumis et de ce qui nous rend adulte, responsable & citoyen.

Bien sûr il paraît difficile au 1er abord de rester sur ce comportement, se disant que le passé et le futur (nos poids et nos peurs) vont nous rattraper, mais d’avoir pu établir cet instant présent de conscience, cela crée de la confiance en nous car nous savons que même au plus fort des peurs, nous pourrons revenir à cet instant présent et retrouver cet espace de créativité & de liberté.
L’ici & maintenant existe & existera toujours jusqu’aux portes de la mort, nous pourront, nous pouvons, toujours le contacter. Lorsque nous sommes apathiques (étymologiquement, ayant perdu la sensibilité à la vie) nous pouvons contacter une ardeur (chaleur de vie) & une joie en revenant à l’instant, en revenant à la présence, en revenant à ici & maintenant.

Cette apathie est « normale », puisque nous avons vu qu’elle fait partie de la vie. Des conditions de vie (comme le deuil) nous font obligatoirement passer par elle.
Sa durée nous sera très personnelle (pas de « norme »), mais c’est notre capacité à revenir à l’instant présent qui font que nous resterons prisonniers de cette apathie, ou au contraire que nous sentirons qu’elle est un repos nécessaire pendant un certain temps pour se reconstruire, pour retrouver le sens de la vie, pour retrouver la vie, pour être dans l’ici et maintenant, le moment présent, tout en étant capable de bâtir des projets pour nos conditions de vie.

Et quand nous sommes dans ces moments d’abattement, les paroles moralisantes ne nous sont rien, il me semble que seules deux choses peuvent nous aider : revenir à l’instant présent, à la présence au corps, à la respiration & la main posée sur l’épaule qui nous aide à revenir à cet instant.


Il se donne la vie ..

J'ai cueilli un oiseau ce matin
un simple oisillon tombé du ciel
fragile petite merveille
qu'un chat avait pris pour festin
et qui entre ses dents mesurait son destin.

Blottis au creux de ma main
ce petit tas de plumes juste posé là
a reconnu la chaleur de mes doigts
retrouvant peu à peu le chemin
de la vie qui battait en son sein.

Alors suivant son instinct
courageux jusque dans l'incertain
il a d'un seul coup d'aile
toujours à la vie fidèle
plongé vers son lendemain.

Il me laisse la leçon
de l'innocence et du pardon
de celui qui sait s'attacher
à ce qu'il a sans le chercher
quand la confiance se fait don.

Puisant dans chaque instant
ce dont il a besoin pour vivre
Il se donne la vie .

Lise

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dimanche 23 décembre 2007

LE SUTRA DES QUATRE ÉTABLISSEMENTS DE L'ATTENTION (SATIPATTHANA SUTTA)

SatipatthanaSutta

photo  © Kwan Um Zen

« Le pratiquant médite sur son propre corps de la plante des pieds jusqu'en haut, puis des cheveux du  sommet de la tête jusqu'en bas, un corps contenu dans la peau et rempli de toutes les impuretés appartenant au corps: "Voici les cheveux, les poils, les ongles, les dents, la peau, la chair, les tendons, les os, la moelle, les reins, le cœur, le foie, le diaphragme, la rate, les poumons, les intestins, les excréments, la bile, le phlegme, le pus, le sang, la sueur, la graisse, les larmes, le sébum, la salive, le mucus, la synovie, l'urine."

«Imaginez un sac ouvert en haut et en bas, rempli de diverses sortes de grains - riz complet, riz sauvage, haricots mung, haricots rouges, sésame, riz blanc. Si quelqu'un doté d'une bonne vue ouvre le sac, il le passera ainsi en revue: "Voici du riz complet, voici du riz sauvage, voici des haricots mung, voici des haricots rouges, voici des graines de sésame, voici du riz blanc."

De même, le pratiquant passe en revue tout son corps de la plante des pied aux cheveux du sommet de la tête, un corps contenu dans une couche de peau et rempli de toutes les impuretés appartenant au corps: "Voici les cheveux, les poils, les ongles, les dents, la peau, la chair, les tendons, les os, la moelle, les reins, le cœur, le foie, le diaphragme, la rate, les poumons, les intestins, le mésentère, les excréments, la bile, le phlegme, le pus, le sang, la sueur, la graisse, les larmes, le sébum, la salive, le mucus, la synovie, l'urine."

« C'est ainsi que le pratiquant demeure établi dans l'observation du corps dans le corps -l'observation du corps intérieurement ou extérieurement, ou à la fois intérieurement et extérieurement. Il demeure établi dans l'observation du processus de devenir dans le corps ou du processus de dissolution dans le corps, ou à la fois du processus de devenir et de dissolution.
Ou bien il est attentif au fait: "Il y a ici un corps", jusqu'à ce que viennent la compréhension et la pleine conscience. Il demeure établi dans l'observation, libre, n'étant pris dans aucune considération attachée au monde. Voilà comment pratiquer l'observation du corps dans le corps.
»

Satipatthana Sutta



Avant la naissance je connaissait  " voici"..
Puis j'ai appris à dire "je veux " ..
et mon corps a suivi.
Aujourd'hui je découvre pas à pas que ce que je suis..se résume à "voici" .

Lilou


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jeudi 1 novembre 2007

Démystifier la méditation

                                          

meditation


Longtemps réservée au domaine spirituel et aux traditions  religieuses,                 la méditation inspire désormais les psychothérapeutes.                 Dans l’ouvrage Méditer, c’est se soigner publié aux éditions  Les Arènes,               le Dr Frédéric Rosenfeld revient sur les effets de la  méditation.             
             

 

                           

Silence, austérité, ascèse, encens, illumination, extase, vision… les images ne manquent pas pour parler de méditation. Frédéric Rosenfeld, lui, méditant de longue date, nous fait découvrir dans ce livre une manière d’être au monde. Il la définit comme une pratique consistant à mettre son mental et ses affects au repos pour approcher le caractère insaisissable de la réalité, hors de toute envie et de tout jugement.

             

Méditer suppose l’adoption simultanée de deux attitudes : l’observation, la plus neutre et la plus attentive possible, des sensations, des pensées et des émotions (cette aptitude est parfois nommée détachement) ; et l’équanimité, qui désigne la qualité rare d’accueillir les épisodes de l’existence avec une âme tranquille, loin du mépris, de l’indifférence ou de la passivité. « Observation et équanimité s’alimentent mutuellement, résume Frédéric Rosenfeld. Plus je parviens
à observer avec distance une situation qui me trouble, plus  je me donne l’opportunité
de gagner en sérénité. Vu sous l’angle opposé, plus mon esprit est tranquille, plus ma conscience est capable d’embrasser largement la réalité limpide, sans qu’elle soit brouillée par les distorsions du mental. »

             

Des effets                 sur la santé
La méditation permet de mieux décrypter ses émotions et constitue le premier pas de nombreuses prises de conscience. Elle est un antidote à l’anxiété et rend heureux. Cette capacité a étéétudiée chez des moines bouddhistes de Dharamsala (Ville du nord de l’Inde où sont réfugiés le Dalaï-lama  et de nombreux Tibétains) : leurs zones du cortex cervical impliquées dans la bonne humeur fonctionnaient constamment. Elle a également été observée chez « des travailleurs américains, ayant suivi un entraînement méditatif bref (huit semaines seulement) et laïque », note  Frédéric Rosenfeld. Méditer améliore également le sommeil, en agissant de façon directe sur sa physiologie et en relaxant. Enfin, la méditation a une action sur la dépression et « ses ruminations auto-dépréciatives. C’est un bon moyen d’améliorer la confiance en soi et le sentiment d’avoir les rênes de son existence » écrit encore l’auteur de Méditer c’est se soigner.

             

Sur le plan physique, d’autres bénéfices ont été enregistrés : amélioration de la respiration, réduction des troubles cardiovasculaires, renforcement des défenses immunitaires et soulagement de la douleur. Tant d’effets positifs devraient inciter à apprendre cette médecine du corps et de l’esprit. Car cela s’apprend et s’expérimente. Diverses pratiques existent, certaines statiques, d’autres en mouvements comme le yoga, le taï chi…

             

Plus que sur une posture, Frédéric Rosenfeld préfère s’attarder sur le « geste mental » qui accompagne la méditation, sorte d’« attitude intérieure, de rapport établi entre soi et soi, entre soi et le monde. Méditer est l’alchimie d’une rencontre toujours imprévisible  entre une approche intérieure, un instant présent et une personne : vous. Voilà pourquoi votre expérience sera certainement différente de celle de votre voisin ».
Pour conclure, un vœu : que ces lignes vous invitent à vivre une autre expérience de la réalité et à toucher les choses transcendantes du monde. Bon voyage !

             

cécile baudet

             

En quelques lignes                 Dr Frédéric Rosenfeld
Ce psychiatre, diplômé en neurosciences et en thérapies cognitives, est également adepte de la méditation. Il pratique régulièrement la méditation vipassana, une technique indo-birmane, le zen et le taï chi.


lur sur http://www.medecines-douces.com/



Parfum de vie

J'ai marché sous les couleurs d'automne dont la forêt se pare avant son long sommeil..
Posant mes pas sur les sentiers dorés qui parlent de la vie bien mieux qu'un long discours..
Touchant de tout mon être ce monde silencieux qui se penche sur nous dés que nous l'accueillons..
Il m'en reste une brise, des odeurs , des saveurs..tout un parfum de vie dont je me suis nourrie et qu'en ces quelques mots je viens poser ici.
Je ne sais pas si cela s'appelle méditer..
C'est peut être juste une manière d'exister..
Lorsque le monde vient nous rencontrer.

Lilou

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