Lung Ta Zen

« Pour aimer il faut être libre, pour être libre il ne faut pas avoir peur » Zen, bouddhisme libertaire, méditation, tantrisme, action non-violente, thérapie, pyschologie, Bandes dessinées zen, bien être

lundi 23 mars 2009

Une journée zen à Nantes le 2 mai 2009

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Le Centre Tchenrezik est un petit lieu méditatif en ville associé à l’association Un Zen Occidental qui propose chaque mercredi soir une méditation à 18 h 45 à Rezé, près de Nantes. Le centre se trouve au 18 rue du Pélican 44400 Rezé.

Éric Rommeluère, enseignant zen, animateur de l'association Un Zen Occidental y dirigera une journée de méditation le samedi 2 mai 2009.

Les horaires

La journée se déroulera selon le programme suivant :

 

- 8 h 30 - 8 h 45 : ouverture des portes, accueil
- 8 h 50 - 9 h 00 : cérémonie d'ouverture de la journée

- 9 h 00 - 9 h 30 : méditation assise (zazen)
- 9 h 30 - 9 h 40 : méditation marchée (kinhin)
- 9 h 40 - 10 h 10 : méditation assise
- 10 h 10 - 10 h 20 : méditation marchée
- 10 h 20 - 10 h 50 méditation assise
- 10 h 50 - 11 h 00 : méditation marchée

- 11 h 00 - 12 h 15 : enseignement
- 12 h 30 - 13 h 45 : préparation déjeuner, déjeuner

- 14 h 00 - 14 h 30 : méditation assise
- 14 h 30 - 14 h 40 : méditation marchée
- 14 h 40 - 15 h 10 : méditation assise
- 15 h 10 - 15 h 20 : méditation marchée
- 15 h 30 - 16 h 50 : enseignement, questions-réponses

- 17 h 00 - 17 h 30 : prise de refuge (facultatif) et cérémonie de clôture de fin de journée

 

La journée est ouverte à tous. Le repas de midi végétarien est pris en silence.

Pour la cohérence générale, nous n'acceptons pas de participation partielle et demandons que chaque participant assiste à l'intégralité des méditations et des enseignements.

Il est recommandé d'apporter son coussin de méditation, même si des coussins sont disponibles sur place. La tenue doit être sobre et confortable.

La prise de refuge

Ceux qui le souhaitent pourront prendre refuge en fin de journée. Il s'agit d'une cérémonie simple et belle où l'on exprime sa confiance envers le Bouddha (l'Éveillé), le dharma (l'enseignement de l'ouverture et de la compassion) et le sangha (la communauté des amis des bien qui s'exercent au dharma).

 

 

 

L'enseignant

Éric Rommeluère a reçu les préceptes bouddhistes en 1981, pratiquant notamment une dizaine d'années avec le moine japonais Ryôtan Tokuda. En 2001, il a reçu à Tôkyô la transmission du dharma du maître zen Gudô Wafu Nishijima. Il a récemment publié aux Éditions du Seuil son dernier ouvrage, Les bouddhas naissent dans le feu.

La participation

Elle est fixée à 35 euros (20 euros pour les frais, 15 euros pour l'enseignement), incluant un repas léger à midi. Il est nécessaire d'être membre de l'association Un Zen Occidental pour y participer (25 euros la cotisation annuelle valable de date à date).

Pour s'inscrire

Il suffit de se pré-inscrire en ligne [cliquez]. Vous recevrez ensuite par courrier électronique un bulletin d'inscription au format PDF à nous retourner dûment complété avec votre règlement par voie postale.
L'inscription n'est définitive qu'à réception de ces éléments. En cas de désistement avant la date du 27 avril 2009, le remboursement sera intégral. Aucun remboursement ne sera effectué après cette date.
Attention : le nombre de places est limité. Les inscriptions sont closes le 27 avril 2009.

Des questions complémentaires ?

Vous pouvez nous écrire à l'adresse nantes[at]zen-occidental.net ou téléphoner au 06 67 62 93 53.

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mardi 6 janvier 2009

Pratique du Bouddha Médecin

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Sangye Menla - Bouddha Médecin-


Dans notre groupe, nous pratiquons pour ceux qui le souhaitent, à la pleine lune, la pratique tantrique tibétaine du Bouddha Médecin (Sangye Menla) pour avoir des pensées pour toutes les souffrances des êtres vivants.
Suivant les dogmes tibétains il faut avoir reçu l'initiation" pour pouvoir mettre en oeuvre cette pratique, mais Tulku Thondup  donne les principes de cette pratique accessibles à tous. Ainsi il est possible de participer à ce rituel même sans avoir reçu l'initiation.(Ceci dit en tapant "initiation sangye menla" dans Google on obtient les dates et lieux où seront dispensée cette cérémonie en 2009, sûrement qu'il y en pas loin de chez vous).

Pour le bouddhisme l'attachement au "moi" est la source de toutes les perturbations émotionnelles et mentales qui entraînent elles-mêmes les maux physiques. Mais l'esprit possède le pouvoir de guérir la douleur & d'engendrer la joie. Pour cela il faut développer une manière de vivre saine, une attitude positive.

Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises, mais l'expression de besoins non satisfaits dont nous devons être à l'écoute. Nous savons, en tant qu'adultes, que tous nos besoins ne pourront pas être satisfaits, en restant à leur écoute nous devons apprendre à voir quels sont nos besoins fondamentaux et ceux qui sont issus de l'avidité de notre mental.

Sangye Menla est une source de pouvoir pour celui qui en a reçu l'initiation et qui en fait la pratique régulièrement.La source de pouvoir est un moyen habile, pour reprendre la terminologie tibétaine bouddhiste, pour éveiller notre énergie en vue de la guérison.
Mais on peut aussi utiliser l'image, la présence d'un être spirituel (Bouddha, Jésus, Marie,...), d'une déité ( Sangye Menla, Déesse Mère...), d'un maître, d'un archétype (comme l'amour), d'un élément naturel (le soleil, la lumière la chaleur...), toute énergie en qui nous avons toute confiance et qui peut nous inspirer.
Cette source de pouvoir doit être quelque chose d'important pour nous, mais on peut aussi renforcer cette importance en y pensant quotidiennement, en en faisant le point de focalisation de notre méditation quotidienne.
Quand on parle de la visualiser , on veut surtout dire la ressentir comme présente face à nous, en nous.

Assis tranquillement, les yeux mi-clos,  dans un endroit confortable on laisse son corps respirer tranquillement.

De cette source de pouvoir, située au dessus de notre tête, émane une lumière chaude et bienfaisante qui s'écoule sur nous et nous apporte des bienfaits surtout là où nous souffrons, transformant ces afflictions en lumière et en paix.
Nous pouvons aussi éventuellement imaginer cette lumière flamboyante qui sort de notre main et poser la main sur la zone mal en point.
Si nous avons de la tristesse, des angoisses, nous pouvons les visualiser sous forme de nuages noirs, qui sont chassés par la lumière, toutes nos perturbations s'écoulent de nous vers la terre, nous en libérant, comme le gaz carbonique est transformé par la photosynthèse dans la nature.

Cette lumière nous entoure et nous protège. Notre corps devient lui même lumineux ou peut même emprunter l'image de cette source de pouvoir.

La lumière irradie de notre corps et s'élargit pour apporter l'apaisement à nos proches qui souffrent & que l'on peut visualiser face à nous.

Pour ceux qui ont une pratique régulière de la méditation (et qui ont dajà abordé les deux faces de la méditation tels que les voient les Tibétains : le calme mental et la vision pénétrante, cette dernière permettant de percevoir la véritable nature des choses, alors tout est parfait comme il est)  peuvent voir cette aura lumineuse s'élargir pour intégrer symboliquement tout l'univers et tous les êtres qui souffrent.

Je ne sais pas dire si une telle pratique est efficace sur les personnes que l'on visualise, il n'y a pas d'études scientifiques là dessus. Mais ce que je peux dire, c'est que si une personne précise sait que vous pensez à elle, elle pourra imaginer être en contact avec cette énergie déployée et en fait libérer sa propre énergie de guérison.

Par ailleurs c'est une pratique qui est surtout importante pour celui qui la fait, car il intègre ainsi le fait de pratiquer quotidiennement  pour le bonheur de tous les êtres.
Ainsi dans le quotidien on peut conscientiser qu'on irradie cette même chaleur aussi bien lorsqu'on est seul assis ou qu'on marche dans la rue, que lorsqu'on écoute quelqu'un, qu'on lui parle, qu'on lui sert la main, qu'on le regarde. A chaque fois qu'on allume une lumière, une bougie, qu'on voit le soleil on pense que cette lumière se répand partout dans les ténèbres et y apporte le pouvoir de guérison.

Ces méditations ne permettent peut être pas de mofifier les situations, mais a par contre le pouvoir de transformer notre regard et notre attitude envers elles et de nous rendre plus paisibles et plus heureux.

C'est pourquoi cette méditation, comme toute méditation doit être pratiquée régulièrement & d'autant plus que l'on se sent bien pour pouvoir l'aborder plus facilement lorsque nous serons en difficulté.

La méditation est un oasis de paix qui irrigue toute notre vie.
Ainsi nous prenons conscience que la paix et la perfection sont déjà en nous, qu'il n'est pas nécessaire de les chercher ailleurs. Par ailleurs nous ne rejetons pas les problèmes mais les prenons comme des moyens de réaliser notre vraie nature. Tout est impermanent, rien ne dure. Certes ni les petites joies de la vie quotidienne, mais ni non plus les soucis.

Lors de cette pratique de pleine lune, nous avons une grille constituée de cristaux qui est activée par un dordje en cristal lors de la récitation du mantra de Sangye Menla

Nous y déponsons les noms des personnes en souffrance que nous connaissons ainsi que symboliquement tous les êtres, pour leur dédier cette pratique. Si vous avez des dédicaces particulières pour des personnes qui souffrent vous pouvez prendre contact avec nous par mail.

J'aurais l'occasion dans un futur billet de revenir sur cette pratique pour donner plus de détail sur les visualisations possibles.

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mercredi 31 décembre 2008

Une journée zen à Nantes le 7 février 2009

Le Centre Tchenrezik est un petit lieu méditatif en ville associé à l’association Un Zen Occidental qui propose chaque mercredi soir une méditation à 18 h 45 à Rezé, près de Nantes. Le centre se trouve au 18 rue du Pélican 44400 Rezé.

Éric Rommeluère, enseignant zen, animateur de l'association Un Zen Occidental y dirigera une journée de méditation le samedi 7 février 2009.

Les horaires

La journée se déroulera selon le programme suivant :

 

- 8 h 30 - 8 h 45 : ouverture des portes, accueil
- 8 h 50 - 9 h 00 : cérémonie d'ouverture de la journée

- 9 h 00 - 9 h 30 : méditation assise (zazen)
- 9 h 30 - 9 h 40 : méditation marchée (kinhin)
- 9 h 40 - 10 h 10 : méditation assise
- 10 h 10 - 10 h 20 : méditation marchée
- 10 h 20 - 10 h 50 méditation assise
- 10 h 50 - 11 h 00 : méditation marchée

- 11 h 00 - 12 h 15 : enseignement
- 12 h 30 - 13 h 45 : préparation déjeuner, déjeuner

- 14 h 00 - 14 h 30 : méditation assise
- 14 h 30 - 14 h 40 : méditation marchée
- 14 h 40 - 15 h 10 : méditation assise
- 15 h 10 - 15 h 20 : méditation marchée
- 15 h 30 - 16 h 50 : enseignement, questions-réponses

- 17 h 00 - 17 h 30 : prise de refuge (facultatif) et cérémonie de clôture de fin de journée

 

La journée est ouverte à tous. Le repas de midi végétarien est pris en silence.

Pour la cohérence générale, nous n'acceptons pas de participation partielle et demandons que chaque participant assiste à l'intégralité des méditations et des enseignements.

Il est recommandé d'apporter son coussin de méditation, même si des coussins sont disponibles sur place. La tenue doit être sobre et confortable.

La prise de refuge

Ceux qui le souhaitent pourront prendre refuge en fin de journée. Il s'agit d'une cérémonie simple et belle où l'on exprime sa confiance envers le Bouddha (l'Éveillé), le dharma (l'enseignement de l'ouverture et de la compassion) et le sangha (la communauté des amis des bien qui s'exercent au dharma).

 

 

 

L'enseignant

Éric Rommeluère a reçu les préceptes bouddhistes en 1981, pratiquant notamment une dizaine d'années avec le moine japonais Ryôtan Tokuda. En 2001, il a reçu à Tôkyô la transmission du dharma du maître zen Gudô Wafu Nishijima. Il a récemment publié aux Éditions du Seuil son dernier ouvrage, Les bouddhas naissent dans le feu.

La participation

Elle est fixée à 35 euros (20 euros pour les frais, 15 euros pour l'enseignement), incluant un repas léger à midi. Il est nécessaire d'être membre de l'association Un Zen Occidental pour y participer (25 euros la cotisation annuelle valable de date à date).

Pour s'inscrire

Il suffit de se pré-inscrire en ligne [cliquez]. Vous recevrez ensuite par courrier électronique un bulletin d'inscription au format PDF à nous retourner dûment complété avec votre règlement par voie postale.
L'inscription n'est définitive qu'à réception de ces éléments. En cas de désistement avant la date du 1er février 2009, le remboursement sera intégral. Aucun remboursement ne sera effectué après cette date.
Attention : le nombre de places est limité. Les inscriptions sont closes le 1er février 2009.

Des questions complémentaires ?

Vous pouvez nous écrire à l'adresse nantes[at]zen-occidental.net ou téléphoner au 06 67 62 93 53

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Prochaine journée avec Eric Rommeluère (sous réserve) : Samedi 2 mai 2009

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samedi 15 novembre 2008

BOUDDHISME : NON-SOI

La difficulté de vivre de notre société vient principalement d'un paradoxe : nous sommes passés d'une société où l'appartenance au groupe était la règle à une société ou l'individu devient le centre de tout. Mais parallèlement la notion d'interdépendance (donc dépendance aux autres et aux groupes) est devenue évidente par la mondialisation et le développement des moyens de communication.
L'individu n'est plus enfermé dans un groupe (classe sociale, caste, profession) mais doit dépenser beaucoup d'énergie pour pouvoir accéder à des groupes (sélection) ou pour y rester (éviter d'être déclassé). En même temps, par cette interdépendance globale,  il se retrouve à l'intersection obligée de nombreux ensembles et du coup subit des tas de contraintes différentes, voir paradoxales. Les grandes philosophies manichéennes (bien / mal) y ont, soit perdu de leur influence, car non adaptée à cette fluidité de statut,  ou au contraire ont renforcé leurs dogmes, en devenant un semblant d'îlot traditionnel protégé mais lui aussi porteur de paradoxes, puisqu'il ne peut échapper à cette interdépendance.

 

Pour moi le bouddhisme (m')apporte des éléments sur lesquels je peux baser mon expérience de vie dans ce contexte. Ses principes sont basés sur une logique rigoureuse (que je ne développerai pas ici, car ce serait trop long) qui est en même temps conceptuelle et pragmatique, (m')apportant justement une profonde aide sur la capacité de vivre dans le paradoxe dont je parle ci-dessus.

(cliquer pour agrandir)
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© Tsai Chih Chung

Un des principaux points du bouddhisme est en effet le "vide" ou la "vacuité". Ce terme a beaucoup prêté à confusion quand il est arrivé en Europe principalement par le retour des premiers missionnaires partis courageusement en Chine ou au Japon, et a fait du bouddhisme une "religion" nihiliste. Mais il faut le comprendre plus dans le sens du leitmotiv de l'Ecclesiaste : "Vanité des vanités, tout est vanité", tout est étymologiquement "vain", vide, sans réalité (l'hébreu parle de "hével" : la buée).

(cliquer pour agrandir)
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(dessin déjà paru sur ce blog)

On va parler dans le bouddhisme ainsi de "non-soi", là encore cette expression fut vue au début, en occident, comme une vision nihiliste de l'humain. Mais c'est en fait une conception assez révolutionnaire pour l'époque (et toujours) qui veut dire qu'aucune réalité ne renferme en elle-même une existence indépendante et complète. Tout est impermanent et interdépendant. Les choses se transformant tout le temps on ne peut jamais leur trouver une identité intrinsèque permanente.
Ainsi dans chaque objet le bouddhisme voit toutes les relations qui lui ont permis de venir sous cette forme jusqu'à nous et qui font que par la loi d'entropie déjà il change. C'est une vision holistique puisqu'en chaque situation, objet, être on voit la totalité des choses qui la composent et lui ont permis d'être, ici.

 

D'un autre côté, la possibilité de voir individuellement la réalité sous cette forme systémique permet de résoudre le paradoxe dont je parlais au début : nous sommes des individus ramenés à nous-mêmes (Le Bouddha disait "soyez des îles à vous-mêmes), ensembles. Nous sommes solitaires et solidaires à la fois.

 

En même temps puisque  les choses ne reflètent pas la réalité, les concepts sont obligatoirement limités et limitants, le bouddhisme, et principalement le zen, nous oblige à avoir une vision, une vie pragmatique, non pas centrée sur des théories spéculatives mais sur l'expérience directe. La possibilité d'éprouver la réalité d'une manière immédiate non conceptuelle est offerte par la méditation en action : l'expérience ("Quand tu manges, mange ! Quand tu marches, marche !).

 

On cherche ainsi à être libre, ouvert dans l'instant, authentique (étymologiquement celui qui est responsable, celui qui fait autorité).

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jeudi 6 novembre 2008

BOUDDHISME : NON-AGIR

Le bouddhisme est né en Inde du Nord (près de la frontière Népalaise) il y a 2500 ans, à la même époque d'autres grands penseurs spirituels sont apparus comme Zarathustra, Confucius, Pythagore.

L'inde d'alors était une ancienne civilisation qui a été envahie en +/- 1500 avant JC par les Indos-Européens , guerriers nomades venus par l'Afghanistan et dont la culture reposait sur trois classes qu'on retrouvera dans la culture indienne : la classe des prêtres, des guerriers et du peuple.

Bien qu'appartenant à l'aristocratique classe des guerriers, Siddharta le Bouddha, profondément novateur viendra justement semer une révolution parmi ce système, cassant les classes. Il alla plus loin puisqu'il ne reconnaissait pas non plus les bases dogmatiques des Védas, cette religion amenée par ce peuple indo-européen. Il refuse de reconnaître l'Atman, l'âme,  Brahman, le concept de Soi Suprême  & combattit le régime des castes

C'est d'ailleurs cette opposition à cette culture qui fit que le bouddhisme après son apogée sous l'empereur Ashoka (de +/- 300 à 200 avant Jésus-Christ) disparut bien vite. La dernière grande université bouddhique (Nalanda) qui va décliner à compter du IX° siècle va disparaître au XII°siècle suite à l'invasion musulmane, ayant essaimé au Tibet & chine entre autres (des étudiants venaient de Birmanie, Indonésie).

On peut dire que le règne d'Ashoka représente ce qui est de plus élevé dans la mise en pratique du bouddhisme et de la non-violence (Ahimsa) dans la contduite d'une nation. Il propagea les valeurs du bouddhisme (non-violence, compassion, végétarisme, soins aux plus démunis).

Bien qu'il n'ait jamais mené de guerre de religion en cherchant à convertire les peuples par la force (le Dalaï Lama actuel dit encore qu'il faut garder sa religion si elle nous convient), le bouddhisme n'a ensuite pas toujours été du côté des plus faibles. Dans la société théocratique moyenâgeuse du Tibet jusqu'au début du XX° siècle les moines ont été au service pour beaucoup, d'une exploitation du peuple. Le précédent Dalaï Lama (le XIII° : Thubten Gyatso - 1876/1933) avait déjà cherché à moderniser son pays en redonnant les terres au peuple, mais l'aristocratie s'y était opposée pour garder ses privilèges. Le Dalaï Lama actuel (Tenzin Gyatso - 1935/) n'a pas eu le temps de continuer l'oeuvre de son prédécesseur avec l'invasion des Chinois qui "libérèrent" le peuple de la manière violente que l'on connaît.

Mais au delà de la recherche de la libération de la souffrance d'un point de vue sociétal le bouddhisme est une voie paradoxale qui amène une révolution dans l'ordinaire du quotidien, non en bouleversant le quotidien mais en le vivant pleinement.
C'est pourquoi cette BD cherche à nous montrer qu'il faut s'ouvrir à une autre expérience pour y goûter.

(cliquer pour agrandir)

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© Tsai Chih Chung

Dans le bouddhisme il y a trois voies d'apprentissage entremêlées que l'on appelle sîla, samâdhi & prajña : la discipline, la méditation & la sagesse.

La discipline c'est celle de rester conscient, présent.

La pratique de la méditation ne cherche pas à séparer le spirituel du quotidien mais au contraire à l'unir (le mot sanscrit Yoga est un mot issu de la langue indo-européenne qui veut dire UNIR , de ce mot est issu notre mot "joug", ce qui unit les boeufs). Nous vivons clivés entre le passé, nos racines, et le futur, qui est important pour prévoir notre vie, entre notre vie intérieure et le monde qui peut être plus ou moins agressif et dont il faut se défendre. La méditation va permettre une nouvelle qualité de relation au monde, une ouverture au moment présent. C'est une pratique où on ne cherche pas à se détacher de ce qui existe, dont nos illusions, mais au contraire à y être totalement présent.

La sagesse n'est pas une démarche intellectuelle mais un déroulement physico-spirituel qui passe par tout l'être du corps à l'esprit sans barrière, sans séparation qui permet de donner aux choses leurs justes valeurs.

Fort de ces trois portes d'accès, l'action est au coeur de la pratique, de la vie, c'est la vie. D'une manière existentialiste nous pouvons dire dans le bouddhisme que nous sommes ce que nous faisons. La sagesse est cette qualité dans la façon d'aborder le monde d'une manière concrète en tenant compte de l'interdépendance et de l'impermanence.

Tout cela est très paradoxal, puisqu'il est question d'abandon et d'action en même temps, en chinois on parle de Wu-Weï : non-agir, agir sans attachement au résultat.

(dessin déjà passé sur ce blog - cliquer pour agrandir)

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mardi 28 octobre 2008

BOUDDHISME : Que croire ?

En général on définit une religion comme le phénomène de reconnaissance par l'humain d'un pouvoir, d'un principe ou d'un être supérieur de qui dépend sa destinée par sa création à l'origine ou par son implication dans le quotidien. Cette croyance implique pour l'humain à un respect, une obéissance, voir une soumission. Tout cela variant de niveau suivant les religions.
Le bouddhisme lui rejette l'idée d'un Absolu immuable & éternel et nie l'existence de la moindre entité indépendante et impérissable tel que l'âme ou le soi.
Le Bouddha n'était pas un dieu, mais un être humain comme nous tous et souffrait donc comme nous tous, bien que ses parents, des souverains qui appartenaient à une riche caste aient tout fait au début pour l'empêcher de connaître la souffrance.

Cette nouvelle BD de Tsai Chich Chung commence par démonter la croyance en une personnalité intemporelle et éternelle qu'on l'appelle ego, moi, soi ou âme.

(cliquer pour agrandir)

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© Tsai Chih Chung

Bien que particulièrement nihiliste, ce que n'est pas le bouddhisme, Cioran, influencé par Schopenhauer et Nietzsche définit bien ce que nous sommes : "Nous ne sommes que des composés, ces composés se dissolvent, ils n'ont pas de réalité en soi."

Quoique fondamental dans le bouddhisme, c'est quelque chose qu'il est difficile à comprendre tant nous sommes "saisis" par cet notion de "moi", mais il n'est pas nécessaire de l'avoir compris pour entamer la démarche proposée.

L'enseignement de Bouddha, très pragmatique, est centré sur la condition humaine et principalement sur sa souffrance. Il pourrait se résumer en la souffrance & sa transformation en paix et en joie, ce qu'il appelle la Libération. Ce qui est intéressant c'est que son réalisme l'entraîne à dire "n'attendez pas à ne plus souffrir pour vous autoriser à être heureux." Sans ignorer cette souffrance (ce qui serait du refoulement) il enjoint à apprécier les merveilles de la vie pour soi-même et pour le bien de tous.

La "médication"  de cette "thérapie" est la méditation (qui a la même origine étymologique), c'est à dire accepter de dépasser ce à quoi on s'accroche pour se lancer dans l'inconnu. On ne peut parler en mots précis de ce qui se passe en méditation (j'aime bien la phrase de St Augustin "verbis igitur nisi verba non discimus" : Par les mots nous n'apprenons que des mots.). C'est en fait une pratique physico-spirituelle où on accepte de lâcher prise vis à vis de nos connaissances habituelles pour être bouleversé, pour sortir de nos fonctionnements habituels. Même s'il est plus facile de parler que de se poser, s'asseoir, se taire & regarder comme je le disais dans ce dessin déjà passé sur le blog :

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voir aussi article ici

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mercredi 22 octobre 2008

bouddhisme : Qu'est ce que le zen ?

(cliquer pour agrandir)

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© Tsai Chih Chung

Quelques personnes m'ont demandé de parler de mon vécu du bouddhisme, c'est ce que je ferai  durant qqs billets épisodiques.

J'ai commencé à pratiquer la méditation dans les années 80 mais la méditation bouddhiste seulement en 1992, pour finalement m'engager plus profondément dans la pratique, on dit prendre refuge, j'aurais l'occasion d'y revenir, en 1996. Ma pratique était à cette époque liée au bouddhisme Tibétain (bouddhismeVajrayana, là aussi je donnerai qqs définitions) mais maintenant elle est centrée sur ce qu'on appelle  la méditation silencieuse, la méditation assise : le zazen.

Pour suivre le questionnement de l'excellente BD de Tsai Chih Chung, on peut commencer en se posant la question : qu'est ce que le zen ?  Qu'est ce que le bouddhisme ?

En fait pour répondre à cette question, on peut étudier le bouddhisme dans les livres, il y a l'Université Bouddhique Européenne qui dispense des cours, mais pour moi, c'est surtout, profondément une voie de la vie.
Nous avons tous des questions existentielles, des histoires compliquées dont nous aimerions bien trouver les "pourquoi du comment". Le zen nous invite à "entrer" en nous, en pratique, il nous dit "Allons y" tout est là, il faut faire face.
Donc une approche intellectuelle est possible, mais c'est essentiellement une approche pragmatique concrète qui recherche par une pratique physico-spirituelle la véritable connaissance celle qui sert dans la vie quotidienne.

Ce n'est donc pas une pratique magique dont on pourrait attendre des miracles, mais une philosophie ordinaire pour le quotidien. Suzuki, un enseignant zen qui vécut aux USA, disait : « Je pratique l'art de vivre : ma vie est mon oeuvre d'art » .

Pour aller dans le sens de la BD de  Tsai Chih Chung, je dirais qu'on appelle parfois le zen aussi la voie de la pleine conscience.
Un des derniers enseignements du Bouddha avant sa mort était celui ci : "quand tu marches, marches ! quand tu manges, manges !" C'est pourquoi on parle d'Eveil dans le bouddhisme, on pourrait parler de rEveil, nous sommes souvent "endormis" dans notre vie, il est temps de nous réveiller.
Kabir, un grand maître indien disait : « Tu dors depuis combien d'années, pourquoi ne pas te réveiller ce matin ? » 

Pour ajouter un peu d'humour, un maître zen contemporain enseignait à ses disciples cette dernière maxime du Bouddha et un matin quand ils rentrent dans la cuisine ils voient à leur grande surprise, leur maître en train de manger son petit déjeuner tout en lisant son journal. Alors celui ci leur répond du tac au tac : "Quand vous mangez et lisez, mangez et lisez !" ;)

Pour terminer, c'était aussi le sens de ce dessin que j'ai déjà passé sur ce blog :

(cliquer pour agrandir)

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samedi 19 avril 2008

Esprit d'éveil : Enseignement & pratique

Une journée zen à Nantes le samedi 3 mai 2008

 

Nous proposons une journée zen à Nantes combinant des méditations et des enseignements. La journée sera animée par Éric Rommeluère, enseignant zen.

La date et les horaires :

Le samedi 3 mai 2008 de 9 h à 17 h 30 (sous réserve de modifications). La journée se déroulera comme suit :

 

- 8 h 30 - 8 h 50 : ouverture des portes, accueil
- 9 h 00 - 9 h 30 : Instructions sur la méditation

- 9 h 45 - 10 h 15 : méditation assise (zazen)
- 10 h 15 - 10 h 30 : méditation marchée (kinhin)
- 10 h 30 - 11 h 00 : méditation assise
- 11 h 00 - 11 h 15 : méditation marchée

- 11 h 15 - 12 h 15 : enseignement
- 12 h 30 - 14 h 30 : déjeuner, repos

- 14 h 30 - 15 h 00 : méditation assise
- 15 h 00 - 15 h 15 : méditation marchée
- 15 h 15 - 15 h 45 : méditation assise
- 15 h 45 - 16 h 00 : méditation marchée

- 16 h 00 - 17 h 00 : enseignement
- 17 h 30 : clôture de la journée

Il est recommandé d'apporter son coussin de méditation. Nous n'acceptons pas de participation partielle. Chaque participant apporte un plat à partager pour le repas de midi.

L'adresse :

Centre Tchenrezik, un petit lieu méditatif en ville permettant d'accueillir une douzaine de personnes. Attention donc, le nombre de places est limité. Le centre se trouve au 18 rue du Pélican 44400 Rezé.

 

 

Tramway : ligne 3, Arrêt Espace Diderot. Suivre la rue du Château de Rezé puis, dans le prolongement, la rue Maurice Jouaud jusqu'à la rue du Pélican sur la gauche. Plan Google Maps.

L'enseignant :

Éric Rommeluère a pris les vœux bouddhistes en 1981, pratiquant notamment une dizaine d'années avec le moine japonais Ryôtan Tokuda. En 2001, il a reçu la transmission du maître zen Gudô Wafu Nishijima rôshi.

La participation :

Elle est fixée à 35 euros (25 euros pour les frais, 10 euros pour l'enseignement). Il est nécessaire d'être membre de l'association Un Zen Occidental pour se joindre à la journée (20 euros la cotisation annuelle valable de date à date).

Pour s'inscrire :

Il suffit de se pré-inscrire en ligne [cliquez]. Vous recevrez ensuite par courrier électronique un bulletin d'inscription au format PDF à nous retourner dûment complété avec votre règlement par voie postale.

Des questions complémentaires ?

Vous pouvez nous écrire à l'adresse info@zen-occidental.net ou nous téléphoner au 01 40 44 53 94. Vous pouvez également joindre Frédéric Baylot, notre correspondant nantais, soit par courrier électronique lungta@free.fr soit par téléphone au 06 67 62 93 53.

 

 

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samedi 26 janvier 2008

ATISHA

atisha

« Pendant plusieurs années, le roi Yeshe Od essaya de faire venir le célèbre pandit Atisha au Tibet, mais celui-ci était tellement populaire en Inde que les monastères refusaient de le laisser partir. Yeshe Od décida alors de se rendre au Turkestan afin de trouver suffisamment d'or pour appuyer sa requête. Il tomba, hélas, aux mains du peuple garlok, dont le roi demanda comme rançon l'équivalent en or du poids de Yeshe Od. Jangchub Od, le neveu de Yeshe Od, parvint à réunir la presque totalité de la rançon demandée et la présenta au roi des Garloks.
Le poids de la tête manquant, le roi refusa la rançon. Yeshe Od put toutefois s'entretenir avec son neveu. Comparant les dix années qu'il pouvait peut-être encore espérer vivre, s'il était libéré, avec les immenses bénéfices que pourrait apporter la venue d'Atisha au Tibet, il demanda à son neveu d'envoyer la somme réunie aux monastères indiens avec le message qu'en plus de cet or, c'était la vie d'un roi qui avait été offerte pour qu' Atisha puisse venir enseigner au Tibet. Yeshe Od mourut entre les mains des Garloks, mais le don qu'il avait fait de sa propre personne allait permettre de poser l'une des plus fortes fondations de tout le bouddhisme tibétain.

 

Lorsque Atisha arriva au Tibet, il lui fut demandé de dispenser l'enseignement le plus adapté au peuple tibétain. Il composa alors le court texte de la Lampe pour la voie de l'éveil, dans lequel il parvint à synthétiser l'ensemble de la doctrine du Bouddha sous une forme facilement abordable.

 

Au cours des siècles, des centaines de commentaires de la Lampe pour la voie de l'éveil, qui sont autant de façons de présenter le système de pratique établi par Atisha, allaient être composés par les maîtres tibétains. Ils sont connus sous le nom de Lam Rim ou «  étapes de la progression vers l'éveil ».

 

L'importance d' Atisha pour le bouddhisme tibétain ne sera jamais assez soulignée.

 

Il  a en fait véritablement insufflé à toute la tradition tibétaine cet esprit d'inséparabilité des différents aspects de la pratique, symbolisé par la devise: « Une pratique externe de la discipline éthique (le Hinayana), une pratique interne de l'esprit altruiste d'éveil (le Mahayana) et une pratique secrète du mantra secret (le Vajrayana). »

 

Tenzin Gyatso



Un chant sacré
Un " Je " se crée comme un chant se crée .

Lorsque je maîtrise la note et l'instrument
et que je m'accorde à chacun
à travers la mélodie
tout en vibrant de ma propre résonance .

En un jeu secret comme un chant sacré .
  Lilou


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dimanche 20 janvier 2008

Si le remède est bon, la maladie sera guérie

guerison

« La Vérité n'a pas d'étiquette : elle n'est ni bouddhiste, ni chrétienne, ni hindoue, ni musulmane. La vérité n'est le monopole de personne. Les étiquettes sectaires sont un obstacle à la libre compréhension de la Vérité, et elles introduisent dans l'esprit de l'homme des préjugés malfaisants.

Cela est vrai non seulement en matière intellectuelle et spirituelle, mais aussi dans les relations humaines. Quand, par exemple, nous rencontrons un homme, nous ne le voyons pas comme un individu humain, mais nous mettons sur lui une étiquette l'identifiant en tant qu'Anglais, Français, Allemand, Américain ou Juif, et nous le considérons avec tous les préjugés associés dans notre esprit à cette étiquette.

Les gens affectionnent tellement les appellations discriminatoires qu'ils vont jusqu'à les appliquer à des qualités et à des sentiments humains communs à tout le monde. C'est ainsi qu'ils parlent de différentes « marques» de charité, par exemple de charité bouddhiste ou de charité chrétienne, et méprisent d'autres marques de charité. Mais la charité ne peut pas être sectaire. La charité est la charité, si c'est de la charité. Elle n'est ni chrétienne, ni bouddhiste, ni hindoue ou musulmane.

L'amour d'une mère pour son enfant n'est ni bouddhiste, ni chrétien ni d'aucune autre qualification. C'est l'amour maternel.

Pour comprendre la Vérité, il n'est pas nécessaire de savoir si l'enseignement vient du Bouddha ou de quelqu'un d'autre. L'essentiel est de voir la chose, de la comprendre.

Si le remède est bon, la maladie sera guérie. Peu importe de savoir qui l'a préparé et d'où il vient. »

Walpola Rahula




Du remède aux saveurs

Essayez donc d'attraper un parfum
les bruits de la forêt
le murmure de l'eau
le rayon de soleil
ou la brise d'été
la couleur du ciel
et toutes ces idées
que vous voyez passer.

Essayez donc et vous comprendrez
qu'à vouloir tout saisir
l'humain oublie d'exister
et suivant ses désirs
s'obstine à chercher
le trésor qui coule à ses pieds
Tant la saveur de la vie
ne se laisse enfermer .

  Lilou

 

Posté par Lung Ta à 07:32 - Dharma - Commentaires [6] - Permalien [#]
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