Lung Ta Zen

« Pour aimer il faut être libre, pour être libre il ne faut pas avoir peur » Zen, bouddhisme libertaire, méditation, tantrisme, action non-violente, thérapie, pyschologie, bien être

samedi 22 mars 2008

"Défonce" des Droits de l'Homme au Tibet

flagtibetanim


Voici aujourd'hui un billet un peu long, mais qui me semble important, car alors que le peuple tibétain est en train d’être décimé au profit (sic) d’intérêts supérieurs libéraux vendus avec les Jeux Olympiques, commencent à fleurir sur le net des blogs, mails, textes mettant en doute le bien-fondé de la lutte tibétaine contre l’occupant chinois. Ces textes ressortent quelques histoires « noires » du bouddhisme pour dénigrer le plus souvent le soutien au peuple tibétain. Je conseille à tous de lire le livre de Fabrice Midal, pour avoir d’une manière TRES sérieuse tous les renseignements nécessaires à l’histoire du bouddhisme, dont les parties que les occidentaux rêveurs ont occultées.

Le bouddhisme, le Tibet, sont faits d’humains qui restent des humains, même s’ils recherchent une élévation spirituelle. Et chaque humain est porteur d’une part d’ombre qui peut prendre le dessus. Cela ne peut en aucun cas excuser ou expliquer un génocide et empêcher de manifester et lutter contre.

Si le Christianisme, le Judaïsme, l'Hindouisme et l'Islam se sont souvent révélés comme des religions expansionnistes violentes, (c’est d’ailleurs à mon avis le hiatus de toute religion théiste révélée) le bouddhisme n’a pas connu ces grandes vagues. Il s’est soit répandu par intégration des religions existantes (Bön, Shinto, taoïsme...) soit par une politique de libération (toute relative pour l’époque je pense à l’empereur Asoka) .

Cela n’a pas empêché le bouddhisme lorsqu’il était dans des contextes féodaux (comme au Tibet jusqu’au XIX°) de vivre de conflits d’intérêts internes entre branches du bouddhistes ou entre monastères (question matérielles, de terrains, de récoltes etc...) montrant que les humains ne restent que des humains et que la non-violence est une démarche qui se développe par la conscience, mais qui n’est pas innée.  C’est principalement au XIX° que s’est mis en place le mouvement Rimé, non sectaire pour rassembler toutes les écoles du bouddhisme tibétain et sortir de ces conflits ancestraux et dépassés. Mais le bouddhisme tibétain a encore des clarifications à faire dans ses rangs (nomination du Karmapa, relations Gelougpa / mouvement Kadampa etc...). Et le bouddhisme en général (voir le livre de Fabrice Midal) a à regarder son histoire sans concession, car dans des conflits d’états les bouddhistes n’ont pas toujours été une force de proposition de non-violence, voir on participé largement au conflit dans une optique nationaliste (voir le zen et le Japon lors de la 2nde guerre mondiale)

N’oublions pas que jusqu’au XIX° le Tibet était un pays féodal, théocratique  moyenâgeux, avec tout le fonctionnement social qui va avec. C’est l’actuel Dalaï Lama qui s’est ouvert aux idées du modernisme et de la démocratie dès son plus jeune âge.
C’est le Dalaï Lama actuel qui a institué des élections pour séparer pouvoir temporel et pouvoir spirituel, se retirant petit à petit du pouvoir temporel (au grand damn de la plupart des Tibétains)

Ces élections ne sont pas encore le summun de la démocratie (mais dans notre pays qui se targue d’être celui de la démocratie et des droits de l’homme, on voit bien que ce summun n’est pas si simple, voir par exemple l’institution du Sénat, voir une certaine noblesse ou haute bourgeoisie qui a tous les pouvoirs politiques et financiers en France encore.

Dans cet antique système, comme en occident au moyen-âge, les familles (nombreuses) « donnaient » des enfants aux monastères. Et même si adultes ils pouvaient quitter la « robe », bien que beaucoup devaient rester pour la sécurité matérielle qui était apportée, le système monastique prouve encore une fois ses limites et ses dangerosités. D’autant plus que de réunir ensemble tout un tas d’humain du même sexe en excluant l’autre sexe, en ayant des êtres plus faibles (jeunes) ne peuvent que risque de dériver par moment sur des pratiques sexuelles non avouées, mais connues et plus ou moins contraintes. Comme les femmes, les enfants sont toujours les victimes de l’histoire, cela est toujours réel dans un pays très développé comme le notre, alors en temps reculés....

C’est pourquoi pour ma part, si je laisse évidemment à chacun la liberté de prendre des vœux de chasteté pour un temps plus ou moins long, je suis formellement contre créer un système qui impose ces vœux.

Pour ce qui est de l’état sanitaire du Tibet avant l’invasion chinoise il était équivalent à ce qu’il peut être encore actuellement dans des pays sous-développés bien que chaque village avait son amchi (médecin traditionnel tibétain). On aimerait pouvoir mettre en avant notre société moderne et dire qu’elle ne laisserait pas mourir des gens dans la rue de froid et de maladie et qu’elle donnerait des salaires décents qui permettraient à chacun d’avoir des remboursements totaux de ses soins, mais hélas la vérité n’est pas là, et s’en éloigne de plus en plus.

Le système bouddhiste en lui même n’a jamais prôné le maintien et la reproduction des classes et des castes  (au contraire de l’hindouisme, c’est d’ailleurs pourquoi au temps du Bouddha et de l’empereur Asoka beaucoup d’hindous intouchables se sont convertis au Bouddhisme, pareil plus tard avec l’islam qui leur offrait la possibilité de sortir de leur caste). Par contre la notion de karma a souvent été vue d’une manière trouble, un peu comme on voit le pêché en occident, c’est à dire sous forme de soumission : c’est mon karma, donc je subis. Alors que le principe serait plus « qu’est ce que je peux faire pour que cela aille mieux pour moi et les autres »

Pour prendre une métaphore : si quelqu'un meurt de froid dans la rue, c’est son karma, moi qui le sait, c’est mon karma de faire ce qu’il faut pour que cela ne se produise pas. La compassion est d’ailleurs un des deux piliers du bouddhisme avec la sagesse.

L’occupation moderne du Tibet par la Chine s’est faite en deux temps (49 & 59) la 1ère a été une mise sous coupe du pouvoir et le peuple le refusant, par un génocide en 59, toujours en cours. Par contre il est vrai que le statut du Tibet a beaucoup changé à travers les âges, et que par moment il dépendait pour certaines parties politiques de la Chine, d’autres de la Mongolie (origine des Dalaï Lamas), d’autres fois il était autonome, pour le côté spirituel il a aussi beaucoup  été lié à l’Inde.
Le Dalaï Lama actuel ne demande d’ailleurs pas l’indépendance, mais que le Tibet soit région autonome au sein de la Chine, sachant que cela ne concerne qu’une partie du Tibet, puisqu’une autre partie n’est pas considérée comme tibétaine par les Chinois mais Chinoise et a été intégrée dans d’autres régions chinoises. Il est à signalé que face au peu de succès de la politique de la voie médiane proposée par le Dalaï Lama, des oppositions fortes commencent à monter parmi les Tibétains et entre autre dans le mouvement Rigzen qui tout en restant fidèle au Dalaï Lama, demande politiquement l’indépendance complète du Tibet.

Le Dalaï Lama actuel s’est toujours dit plutôt favorable au marxisme (mais pas au fascisme chinois).

Pour développer et préserver les intérêts commerciaux des USA, comme la CIA a entraîné et fourni les armes aux Talibans et à Al Quaida contre les Russes , elle a aidé les résistants tibétains jusqu’à ce que Nixon aille vendre du Coca Cola en Chine dans les années 70, là ils ont abandonné les résistants Tibétains.

Comme pour l’URSS ou la Chine, face à un système féodal c’est un système fasciste qui s’est mis en place sous prétexte de libération. Mais si le léninisme, le stalinisme, et le maoisme étaient des systèmes de libération de l’humain cela se saurait, hélas, ils ne sont que de nouveaux fascismes qui se bases au départ sur les doctrines Marxistes pour mieux prendre l e pouvoir et toujours asservir les plus pauvres et créer de nouveaux génocides. Marx lui-même n’était pas favorable à l’institution d’un système communiste en Russie, puisqu’il prônait tout un processus dont le communisme ne devait aboutir qu’après l’auto-disparition du libéralisme.

La force des écrits contre le mouvement de résistance tibétain trouve ses racines dans l’illusion véhiculée par les occidentaux sur le Tibet en tant que pays idéal, mais seuls ceux qui n’ont jamais lus de livres sérieux ou qui n’ont jamais été dans l’himalaya rêvent de telles choses et espèrent toujours un bonheur « extérieur » et ils devraient se rappeler que le bouddhisme est justement une voie pour se sortir de l’illusion. Cela a été renforcé par les mythologies comme Shambala  ou le Royaume du prêtre Jean.

Pour ce qui est de la femme au Tibet, elle a une place plus importante que dans toute autre culture moyenâgeuse mais néanmoins la femme reste toujours avec les enfants et les civils en général la victime préférentielle de l’homme et du pouvoir en place. Pour cette exploitation de la femme voir encore en France actuellement le nombre de femmes battues en France (plus d’une meure par jour sous la violence ! Dans notre pays démocratique !). Le système tibétain est matriarcal, la propriété se transmet par la femme, il arrivait donc que la femme épouse le frère en cas de décès  ou pour éviter l’éparpillement du domaine. Cela a pu aussi créer des excès de mariages forcés la polyandrie étant acceptée pour éviter le partage des propriétés

Pour aller régulièrement dans l’Himalaya, les femmes y jouent toujours un rôle majeur, mais beaucoup plus fort et positif actuellement, ainsi elles organisent des associations de défense des métiers, d’écologie, de droit de l’humain, d’information sexuelle. Pour ce dernier point, on peut voir qu’elles sont beaucoup plus libres et « propriétaires » de leurs corps que les indiennes. Ces dernières restent pour beaucoup toujours soumises et muettes sur le sujet de la sexualité, les Tibétaines sont capables d’en parler beaucoup plus librement.

On peut donc critiquer le système féodal du Tibet qui a disparu avec l’actuel Dalaï Lama qui a créé un gouvernement tibétain en exil démocratique mais CRIER et se REVOLTER contre le génocide mis en place par les Chinois.


Solidarité avec le peuple Tibétain. Soutenez le Dalai Lama

Vous trouverez ICI la page pour signer une pétition urgente engageant le gouvernement chinois à respecter les droits de l'Homme au Tibet et à engager le dialogue avec le Dalai-Lama.
Merci beaucoup pour votre aide! Faites suivre cela à vos amis



ICI une autre pétition
adressée à M. Bernard Kouchner - Ministre des affaires étrangères,  transmise en copie à M. Lionnel Luca - Président du groupe Tibet de l'Assemblée nationale et M. Louis de Boissia - Président du groupe d'information internationale sur le Tibet du Sénat.



Ayez peur ..je m'occupe du reste .
Dit souvent notre esprit égaré
qui voit l'homme dans le sacré
au lieu de voir le sacré dans l'homme.
Et la guerre peut commencer .

Crier c'est dire stop à la peur
Pour que passe la Vie
Comme un fleuve qui coule
unissant en lui les hommes de coeur .

Lilou

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dimanche 9 mars 2008

Travailler avec les autres

viequot

« Par la pratique formelle de la méditation, on acquiert une perspicacité pouvant s'appliquer à diverses situations de la vie quotidienne. Il n'est donc pas question de rejeter la vie de tous les jours ou de la considérer tout bonnement comme quelque chose qui nous distrait de la pratique « spirituelle ».

 

Au contraire, en unissant la pratique à la vie ordinaire elle est vue comme ayant de la valeur – comme étant sacrée. »

 

Chögyam Trungpa Rimpoché


Tissage

L'apprentit- sage
apprend à tisser .

Comment pourrait on
tisser sans métier ?

Ainsi la vie devient
notre ouvrage
à chaque page .

Quand le quotidien
nous donne
du coeur à l'ouvrage .

Lilou


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mercredi 27 février 2008

Lâcher prise, ce n'est pas ....

Faut-il toujours lâcher prise ?

lacher

Dessin © Delvallé

Lâcher prise, ce n'est pas se montrer indifférent, mais simplement admettre que l'on ne peut agir à la place de quelqu'un d'autre.
Lâcher-prise, ce n'est pas couper les liens, mais prendre conscience que l'on ne peut contrôler autrui.
Lâcher-prise, ce n'est pas être passif, mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un événement.
Lâcher-prise, ce n'est pas reconnaître son impuissance, c'est avoir l'assurance que le résultat final est entre d'autres Mains.
Lâcher-prise, c'est ne plus blâmer ou vouloir changer autrui, et donner le meilleur de soi-même.
Lâcher-prise, ce n'est pas prendre soin des autres en faisant preuve d'une totale abnégation, mais se sentir concerné par eux.
Lâcher-prise, c'est ne pas assister, mais encourager.
Lâcher-prise, c'est ne pas juger, et accorder à autrui le droit d'être humain.
Lâcher-prise, c'est ne pas s'occuper de tout ce qui arrive, et laisser les autres gérer leur propre destin.
Lâcher-prise, c'est ne pas materner les autres, et leur permettre d'affronter la réalité.
Lâcher-prise, ce n'est pas rejeter, c'est au contraire accepter.
Lâcher-prise, c'est ne pas harceler, reprocher, sermonner ou gronder, et tenter de déceler ses propres faiblesses et de s'en défaire.
Lâcher-prise, c'est ne pas vouloir sans cesse adapter les choses à ses propres désirs, et prendre chaque jour comme il vient et l'apprécier.
Lâcher-prise, c'est ne pas critiquer ou corriger autrui, mais devenir chaque jour plus pleinement ce que l'on est profondément.
Lâcher-prise, c'est ne pas regretter le passé, et vivre et grandir dans le présent pour l'avenir.
Lâcher-prise, c'est craindre moins et aimer davantage.


Allez, j'y vais..

C'est avec ce texte que j'ai posé mes premiers pas ...quelle joie de le retrouver ici magnifiquement illustré . Merci .

Lorsque je cesse de m'accrocher
à ce que je sais,
ce que je possède, ce que je connais ,
à cette sécurité que j'ai construit
et qui ne parle que de mes peurs ..
Je découvre de nouveaux chemins .

Allez, j'y vais quand même..

même si cela ne se fait pas
même si c'est trop dur pour moi
même si je ne comprend pas
Allez j'y vais ..
quand le "si" ne tient pas
face au coeur qui bat
la vie passe où on ne l'attend pas
et enlace celui qui lui tend les bras.

  Lilou


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vendredi 8 février 2008

Folies religieuses

2001_space_odyssey
© 2001, L'odyssée de l'espace - Stanley Kubrick & Arthur C. Clarke

« L'athéisme est improuvable, donc inintéressant. Cela dit, bien que ce soit improbable, on ne peut pas être certain que Dieu ait un jour existé... et qu'il ait à présent disparu dans l'infini, où personne ne le retrouvera jamais... Comme Gautama Bouddha, je ne prends pas position sur ce sujet. Mon champ de recherche, c'est la psychopathologie nommée religion.

Imaginez que vous êtes un extra-terrestre intelligent, intéressé uniquement par les vérités vérifiables. Vous découvrez une espèce divisée en milliers, non, en millions de groupes tribaux professant une incroyable variété de croyances à propos de l'origine de l'univers et de la manière de s'y conduire. Même lorsqu'ils sont d'accord à 99 %, il suffit justement de ce 1 % qui reste pour qu'ils se massacrent et se torturent les uns les autres à propos d'obscurs points de doctrine totalement incompréhensibles au reste des mortels.

Comment expliquer une telle conduite irrationnelle ? Lucrèce a vu juste en déclarant que la religion était le fruit de la peur, une réaction à un univers mystérieux et souvent hostile. Pendant la plus grande partie de la préhistoire, c'était peut-être un mal nécessaire, mais pourquoi fallait-il que ce soit plus mauvais que nécessaire, et pourquoi a-t-elle survécu alors qu'elle n'était plus nécessaire?

J'ai parlé de mal, et je crois que c'est le terme approprié, parce que la peur mène à la cruauté. La simple évocation de ce qu'a été l'Inquisition suffit à rendre honteux d'appartenir à l'espèce humaine... L'un des livres les plus révoltants jamais publiés a pour titre « Le Marteau des sorcières ». Ecrit par un couple de pervers sadiques, il décrit les tortures autorisées et encouragées par l'Eglise pour obtenir les « aveux » de milliers de vieilles femmes inoffensives, avant de les brûler vives... Le pape lui-même a écrit une préface à cet ouvrage!

La plupart des autres religions, à quelques honorables exceptions près, étaient aussi mauvaises que le christianisme...

L’aspect peut-être le plus sidérant de cette affaire, c'est le fait que, pendant des siècles, des gens qui visiblement étaient fous à lier proclamaient avoir reçu, et eux seuls, des messages de Dieu. Si tous ces messages avaient proclamé la même chose, l'affaire aurait été entendue, mais évidemment ils étaient parfaitement contradictoires. Cela n'empêchait pas ces messies autoproclamés de rassembler des centaines, voire des millions de gens qui combattaient jusqu'à la mort des adeptes d'une autre foi ne différant de la première que par quelque détail infime.

La plus grande partie de l'humanité a toujours été folle. Et sinon toujours, du moins la plupart du temps. Des milliards de gens ont toujours été prêts à croire les pires absurdités, et avec une telle force de conviction qu'ils préféraient mourir plutôt que renoncer à leurs illusions. Pour moi, c'est une bonne définition opératoire de la folie. Toute personne qui possède de fortes convictions religieuses est folle, techniquement, au sens strict, si elle est sincère et pas hypocrite. Mais je soupçonne quatre-vingt-dix pour cent des croyants d'être des hypocrites.

 

Mais, j'aimerais que mes nombreux amis bouddhistes, chrétiens, hindouistes, juifs et musulmans le sachent: je suis, sincèrement heureux que la religion que le hasard leur a donnée contribue à la paix de leur esprit (et souvent à leur bien-être physique, ce que la médecine occidentale commence seulement à admettre, mais à regret). Peut-être vaut-il mieux être heureux et fou que malheureux et sain d'esprit. Mais le mieux n'est-il pas d'être heureux et sain d'esprit?

Que nos descendants atteignent ce but, tel est le grand défi de l'avenir. De la même façon, savoir si nous avons tout simplement un avenir. »

 

Arthur C. Clarke



heureux les simples d'esprit

Quand je crois
avec celui qui en moi
parle haut et fort
chaque détail
me conforte
dans ma vérité .

Et mon bonheur
se bâtit
sur les cendres
de mes semblables .

Si je deviens simple
juste présent
à la manifestation
du vivant.

Mon bonheur
s'accorde
à tous les bonheurs
comme la vie .

Ce Présent est A venir .

Lilou


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mardi 22 janvier 2008

Union avec Tous les Êtres

interdependance_norval_morrisseau
"Interdépendance" © Norval Morrisseau

"Cher Bouddha, je me vois comme faisant partie de l’extraordinaire cosmogonie de la vie qui s’étire dans toutes les directions.

Je vois par exemple ma relation de proximité avec chaque personne et chaque espèce. Le bonheur et la souffrance de tous les humains et de toutes les autres espèces sont mon propre bonheur et ma propre souffrance.

Je ne fais qu’un avec celui ou celle qui est né handicapé, ou avec quelqu’un étant devenu invalide par suite de guerre, par accident, ou encore dû à la maladie.

Je suis uni à tous ceux qui sont pris dans des situations de guerre, d’oppression et d’exploitation.

Je suis uni avec tous ceux qui n’ont jamais trouvé le bonheur dans leur famille et dans la société ; ils n’ont pas de racines, ils n’ont pas l’esprit en paix, et ils ont faim de compréhension et d’amour. Ils sont tous à la recherche de quelque chose de beau, de vrai et de sain auquel ils puissent s’accrocher et croire.

Je ne fais qu’un également avec ceux qui en sont à leur dernier souffle et qui ont peur de ne pas savoir où ils vont.

Je suis l’enfant qui vit dans la misère et la pauvreté, qui vit dans la maladie, dont les jambes et les bras sont aussi fins que des baguettes, et dont l’avenir est incertain.

Je suis enfin cette personne qui produit des armes pour les vendre aux pays pauvres.

Je suis la grenouille qui nage dans le lac, mais je suis aussi le serpent d’eau qui doit nourrir son propre corps avec celui de la grenouille.

Je suis la chenille et la fourmi, mais je suis aussi l’oiseau à la recherche de la chenille et de la fourmi pour les manger.

Je suis la forêt qui est abattue, je suis l’eau et l’air qui sont pollués ; je suis celui qui abat la forêt, celui qui pollue l’eau et l’air.

Je me vois moi-même dans toutes les espèces et je vois toutes les espèces en moi.

Je suis un avec les grands êtres qui ont témoigné de la vérité de la non-naissance et de la non- mort, et qui sont capables de regarder les apparitions de la naissance, de la mort, du bonheur et de la souffrance avec des yeux calmes.

Je suis un avec les personnes bonnes et sages qui sont présentes un peu partout dans le monde.

Je suis un avec ceux qui sont en contact avec ce qui est merveilleux et a le pouvoir de nourrir et de guérir la vie.

Je suis un avec tous ceux qui sont capables d’embrasser le monde entier avec leur cœur plein d’amour et leurs deux bras emplis d’action bienveillante.

Je suis quelqu’un qui a suffisamment de paix, de joie et de liberté pour être capable d’offrir l’intrépidité et la joie de vivre à tous les êtres vivants autour de moi.

Je vois que je ne suis pas seul. L’amour et la joie des grands êtres présents dans ce monde m’apportent un soutien et m’empêchent de sombrer dans le désespoir ; ils m’aident à vivre ma vie de manière paisible et joyeuse, une vie pleine et remplie de sens. Je me vois moi-même dans tous les grands êtres et je vois tous les grands êtres en moi.

Touchons La Terre

Cher Bouddha, je vais toucher la Terre trois fois pour reconnaître que je ne fais qu’un avec tous les grands Bodhisattvas qui sont en ce moment sur cette Terre, et afin de recevoir leur formidable et immense énergie.

Je touche aussi la Terre pour être en contact avec la souffrance de toutes les espèces, de sorte que l’énergie de compassion peut naître et grandir en moi."

Thich Nhat Hanh

 

Merci à Marc pour la transmission de ce texte


En ma demeure

Lorsque j'établis ma demeure
en chacun de vous
ici et partout ..

Où suis je ?
Toujours chez moi..

Et cela change tout
car je vois enfin
toute demeure
comme ma propre demeure

de l'intérieur .
 
Lilou


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dimanche 30 décembre 2007

Interview du Dalaï Lama

dala_5Flama_5Fbelfast

Un article du Japan Times interviewant le Dalaï-Lama (2 décembre 2007) a été traduit par Tsewa   (Merci à toi)

Un article particulièrement intéressant sur la politique, la laïcité, le bouddhisme en tant que philosophie d'action qui peut être vue d'un point de vue athéiste,
et malgré tous les malgré, toujours de l'espoir !!!

Je vous conseille d'aller lire cet article ICI

et n'oubliez pas que le Dalaï Lama est présent à Nantes (France - côte ouest) cet été, voir ICI

Posté par Lung Ta à 10:40 - Actions non-violentes sur le monde - Commentaires [2] - Permalien [#]

dimanche 9 décembre 2007

TOUT DONNER A CE QUI EST PRESENT

tempeteauxpingouins

Aujourd’hui vents & pluie, tempête. Si nous regardons le climat social il n’est guère mieux : enrichissement des plus riches, paupérisation des plus pauvres. Quel avenir pour nos enfants préparons nous ?

Une personne me parlait cette semaine de ses recherches sur un lieu où aller pour fuir ce monde libéral & consumériste. Peut on construire l’avenir en fuyant cette société ?

Il me semble que quelque soit la réalité il n’y pas à la fuir, mais au contraire, à y faire face, pour mieux vivre un présent plein de nos potentiels. Et pour apprendre à faire face, à développer ses potentiels de paix et de compassion, la méditation, l’attention vigilante, l’ouverture, l’ici & maintenant, me paraît un excellent moyen.

« Apprendre à ne rien esquiver en soi, ou en dehors de soi ; en devenant plus équilibré & moins égocentrique. » Akong Rimpoché

« La vraie générosité à l’égard du futur consiste à tout donner à ce qui est présent. » Albert Camus



Nous sommes si nombreux à parler d'ailleurs..
en moi.
Où aller interroge l'esprit égaré qui cherche
la paix .
Toujours chez moi répond celui qui a trouvé sa juste place .
 
Lilou

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vendredi 7 décembre 2007

UN SEUL MOMENT : LE PRESENT, IMPERMANENT.

trouserrurepresent

Dans le ici & maintenant, le temps passe, toujours présent, mais toujours impermanent.
Parfois il faut savoir aussi regarder en arrière, non pas d’une manière nostalgique, mais pour faire le point, comme un navigateur en pleine mer. Regarder en quoi on a pu être utile, un tant soit peu,  à sa famille, à ses proches, à la société.
S’en réjouit.
Regarder les évolutions que nous avons pu vivre en nous qui nous ont rendu plus sensible à la compassion & la sagesse, & s’en réjouir.
Et aujourd’hui, dans ce seul présent qui existe, dans l’impermanence permanente, savoir que cette manifestation que nous sommes peut s’arrêter à tout instant. Mais en attendant, ne pourrions nous pas encore être aidant pour nous même, notre famille, nos proches, la société. Il est encore temps, tant que nous sommes dans le présent.



Prenons le temps

Il est encore temps ..
alors prenons le temps..
d'être vivants!


Prenons le temps
de toucher la pluie
de parler au vent
pour sentir la vie .

Prenons le temps
de chasser l'ennui
de croiser le beau
en parlant à l'autre
pour sentir sa vie .

Prenons juste le temps
d'être là ,simplement
soyons vivants
restons vibrants.

Lise

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vendredi 30 novembre 2007

VOULEZ-VOUS SAUVER LE MONDE ?

spiderman3

« Si nous voulons aider le monde, nous devons faire une démarche personnelle ; nous ne pouvons nous limiter à théoriser & à spéculer sur notre destination. Chacun d’entre nous doit découvrir par lui-même ce que signifie une société éveillée ainsi que le moyen de la réaliser. »

Chögyam Trungpa


Accord

Que puis je pour le monde
si je le regarde avec des yeux
qui ont perdu l'éclat de la source..

Du premier de mes gestes au dernier
je ne ferai que décider
de la manière dont il doit tourner
sans savoir que je tourne avec lui.

Du particulier au général
le pas est le même
l'Accord avec le Tout
me rend le Tout .

Et cet Accord commence
En  moi.

lilou


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dimanche 11 novembre 2007

Être heureux ce n'est pas necessairement confortable

disney_bambi
© Disney

J’aime beaucoup les titres des livres de Thomas d' Ansembourg et celui ci, repris dans le titre de ce billet,  en particulier.

Souvent on imagine la paix, le bonheur comme un dessin animé de Walt Disney avec les écureuils qui ramassent en dansant les noisettes, les oiseaux qui chantent et le faon qui tête sa mère. La vie n’est pas que cela, elle est aussi parfois difficulté, souffrance, malheur, mort, maladie, conflits.

La paix ne serait donc pas l’absence idéalisée de tout cela, mais l’aptitude au contraire à y faire face.

C’est pourquoi la méditation, véritable entraînement au  « faire face », au « voir les choses telles qu’elles sont », à « accepter la réalité sans s’endormir devant », nous amène à considérer TOUTES les expériences de la vie avec équanimité, suivant le terme bouddhiste.

Chaque conflit est comme un paradoxe, un koan, qui nous aide à progresser sur la voie de l’Eveil qui nous permet d’être « comme au dessus », de voir de haut, tout en ayant les pieds dans la situation, cela nous donne une vue « profonde » sur la réalité des choses, vue qui nous aide à ne pas nous laisser répondre par nos conditionnements, mais d’être dans le courant de la vie.

A partir de ce moment, tout devient pierre pour construire notre vie, comme le dit Saint Exupéry dans Citadelle : « Ce n’est pas dans l’objet que réside le sens des choses, mais dans la démarche », ce n’est pas dans les évènements ou les individus (positifs ou négatifs) que résident le sens de la vie, mais dans ce que nous en faisons, dans le processus que nous déroulons.



Le meilleur chemin

J'ai souvent une idée du chemin..
ce n'est pas elle que je dois suivre.
Le meilleur chemin est la vie ..
quand je la regarde en face ..
à travers ce qui me blesse.

Ce qui me mets sur le côté du chemin
que je crois suivre ..
en ébranlant mes certitudes..
m'apprend le chemin.

Il suffit juste que je garde confiance
dans ma capacité d'apprendre ..
par ce qui surgit .

Alors ma vie devient le bonheur..
de l'oiseau qui apprend à voler.

Si simple ..en un sourire
qui dit : je suis ici.

  Lilou

Posté par Lung Ta à 15:32 - Actions non-violentes sur le monde - Commentaires [7] - Permalien [#]



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