mercredi 25 mars 2009
Capitalisme et pulsion de mort
Capitalisme et pulsion de mort
de Gilles Dostaler & Bernard Maris
Un livre facile d’accès malgré son intitulé, qui propose une lecture du capitalisme à travers le double prisme de Freud et de Keynes où on voit que la crise qui entraîne aujourd’hui le monde vers son effondrement est comparable à celle des années trente, mue à nouveau par ce Freud appelait « la pulsion de mort ». Nichée au coeur du capitalisme, et même cachée par un instinct de vie, de plaisir apparent avec la (sur)consommation, cette pulsion le pousse à détruire et à s’autodétruire.
Deux textes cités dans ce livre :
« La question décisive pour le destin de l’espèce humaine me semble être de savoir si et dans quelle mesure son développement culturel réussira à se rendre maître de la perturbation apportée à la vie en commun par l’humaine pulsion d’agression et d’auto-anéantissement. A cet égard, l’époque présente mérite peut être justement un intérêt particulier. Les hommes sont maintenant parvenus si loin dans la domination des forces de la nature qu’avec l’aide de ces dernières il leur est facile d’exterminer les uns les autres jusqu’au dernier; ils le savent, de là une bonne part de leur inquiétude présente, de leur malheur, de leur fond d’angoisse et maintenant il faut s’attendre à ce que l’une des deux « puissances célestes », l’Eros éternel, fasse un effort pour s’affirmer dans le combat contre son adversaire tout aussi immortel. Mais qui peut présumer du succès et de l’issue ?
"
Freud, le Malaise dans la culture, 1930
« Je nous vois donc libres de revenir à quelques-uns des principes les plus sûr et certains de la religion et de la morale traditionnelle, tels que : l’avarice est un vice, l’usure est un délit, l’amour de l’argent est détestable, ceux qui pensent le moins au lendemain sont véritablement sur la voie de la vertu et de la sagesse; Nous placerons une fois de plus les fins au-dessus des moyens et préférerons le bien à l’utile. Nous honorerons ceux qui sauront nous enseigner à cueillir chaque et chaque jour de façon vertueuse et bonne, ces gens merveilleux qui savent jouir immédiatement des choses, les lys des champs qui ne peinent ni ne filent."
Keynes, Perspectives économiques pour nos petits enfants, 1930.
Commentaires
pour moi!
Je pense que ce livre est pour moi.
Va lire ma réponse du jour à KL:
http://corpsetame.over-blog.com/article-28968326-6.html#comment39476990
Bises Lung ta.
Arthi
===> Arthémisia
Le fait que la vie ne soit pas évidente, que nous puissions avoir conscience de nos responsabilités, n'autorise pas les autres à nous culpabiliser !
«Personne ne peut vous diminuer sans que vous y consentiez.» Eleanor Roosevelt




