mardi 24 février 2009
Statues de rat et de lapin contre droits de l'humain
Pékin a officiellement demandé mardi l'annulation de la vente aux enchères de deux sculptures chinoises dans le cadre de la dispersion de la collection Pierre Bergé-Yves Saint Laurent. (Reuters/Régis Duvignau)
Cette demande intervient au lendemain du rejet d'une requête déposée en ce sens par une association culturelle devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris.
Les sculptures du XVIIIe siècle, une tête de rat en bronze et une autre de lapin, font partie de la collection accumulée par l'homme d'affaires et le couturier, dont la vente a commencé lundi soir à Paris.
Les autorités chinoises réclament les deux oeuvres, volées par les puissances occidentales pendant les guerres de l'opium au XIXe siècle.
"L'administration d'Etat de l'Héritage culturel a officiellement informé le commissaire-priseur de notre vive opposition à la vente, et a clairement demandé son annulation", a déclaré mardi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu.
Il a rejeté l'offre de Pierre Bergé de restituer les sculptures contre un assouplissement de la politique des droits de l'homme en Chine. "Utiliser le prétexte des droits de l'homme pour violer le droit fondamental à la culture du peuple chinois est tout simplement ridicule", a-t-il dit à la presse.
Evaluées entre 8 et 10 millions d'euros chacune, les deux sculptures ornaient la fontaine zodiacale du palais d'été de l'empereur Qianlong, à Pékin.
L'Association pour la protection de l'art chinois en Europe (Apace) avait assigné en référé la maison Christie's -- chargée des enchères -- pour tenter de bloquer la vente.
Interrogé par Reuters à propos de cette démarche, Pierre Bergé s'était déclaré "protégé complètement par la loi", avant de proposer un marché à Pékin. "Moi, je suis prêt à offrir ces têtes en bronze au gouvernement chinois, tout de suite", avait-il dit. "Il leur suffit de déclarer qu'ils vont appliquer les droits de l'homme, rendre la liberté aux Tibétains et accepter le dalaï-lama sur leur territoire."
Plus de 700 objets -- meubles, pièces d'orfèvrerie, sculptures et tableaux -- sont dispersés lors de la vente Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, décidée par l'homme d'affaires après la mort du couturier, le 1er juin 2008.
Liu Zhen, avec Elizabeth Pineau à Paris, version française Jean Décotte
dimanche 22 février 2009
Dieu est "autre"

Toutes les BD de Zem sont regroupées sur son blog personnel
You can see Chinese translation by Hsin Ying from Buddhachannel.tv and english translation by Jean-Claude Maître on Zem's blog
merci et pardon à tous les maîtres et enseignants
dont j’ai abusivement usé & déformé les propos pour ces BD ;)
vendredi 20 février 2009
La Méditation Zen pour mieux tolérer la Douleur ?
Un article intéressant. Vivant entre autres avec une maladie (fibromyalgie) dont un des sympômes est la douleur continuelle diffuse et aléatoire et ayant décidé (depuis un an) de stopper les anti-douleurs, morphiniques, benzodiazépine etc... (tout en me réservant la possibilité d'en reprendre si je le sens ainsi) j'ai pu remarquer plusieurs choses.
- Avec la prise de ces produits, la douleur restait présente mais en plus j'avais les effets secondaires très importants et plutôt opposés à une démarche bouddhiste (perte de conscientisation de l'instant présent), maintenant la douleur reste présente, mais sans les effets secondaires
- en méditation il peut arriver qu'on ait mal (genoux, dos etc...) alors si cela n'est pas insupportable, on peut rester avec cela, comme le disait un ami c'est comme en anglais "ça fait mal" (it's hurt) plutôt que "ça ME fait mal", ce qui permet une mise à distance émotionnelle avec la douleur sans la nier. Donc j'essaye de mettre en oeuvre ce principe dans la vie courante (appuyé sur la pratique quotidienne de la méditation)
- la méditation n'est pas une relaxation (il existe des méthodes spécifiques) mais si la relaxation est nécessaire à mon avis pour accéder à la méditation, celle ci entraîne aussi un état plus ouvert et spacieux et donc plus relaxé, donc moins de douleurs dues aux tensions
- enfin il faut faire la différence entre souffrances et douleurs. La douleur c'est un signal neurologique neutre qui indique un problème dans le corps ou qui peut être issu d'un dysfonctionnement neurologique ou endocrinal (hypothèses pour la fibromyalgie). La souffrance c'est tout le côté émotionnel qu'on va ajouter à la douleur. Or la méditation permet de s'ouvrir à l'esprit tel qu'il est, dénué d'appropriation égotique, et quand on est en contact avec l'esprit tel qu'il est , le mental n'a plus le même pouvoir pour nous entraîner dans ses "histoires" romanesques. Les émotions telles les vagues de la mer, fluctuent sans problème majeur, ne s'accrochant pas au sable de la plage, de la même manière ne s'accrochent pas aux douleurs pour en faire de la souffrance.
de Buddhachannel : le portail du bouddhisme, de la santé et du bien-être dans le monde
Les adeptes de la méditation zen seraient moins sensibles à la
douleur que les personnes qui ne pratiquent pas la méditation, selon
les résultats d'une étude montréalaise.
L'étude
a été menée auprès de 13 sujets pratiquant la méditation selon le
bouddhisme zen4 et d'un groupe témoin constitué de 13 personnes
étrangères à cette pratique. Selon les résultats, le groupe méditation
avait un seuil de tolérance à la douleur plus élevé que les
participants du groupe témoin. De plus, la méditation leur aurait
permis de réduire de 18 % l'intensité de la douleur.
Les participants ont été soumis à un test de résistance à la
douleur. Une plaque chauffante a été appliquée sur leurs mollets. Par
la suite, la chaleur de la plaque a été augmentée progressivement,
jusqu'à la limite du tolérable pour chacun.
C'est en respirant plus lentement que les adeptes de la méditation
zen arriveraient à augmenter leur seuil de tolérance à la douleur. Les
participants du groupe méditation prenaient en moyenne 12 respirations
à la minute comparativement à 15 pour les autres sujets.
La souffrance selon le bouddhisme
Ce n'est pas par hasard que les scientifiques s'intéressent aux
effets de la méditation bouddhique sur la douleur. Les fondements mêmes
du bouddhisme reposent en effet sur l'existence de la souffrance et sur
les moyens permettant de la transcender, ce qui est résumé dans les
quatre nobles vérités de l'enseignement de Gautama, le Bouddha
historique :
- Dukkha, la première noble vérité, enseigne que l'existence, telle que nous la connaissons, est souffrance ;
- Samudaya, la deuxième noble vérité, révèle l'origine de la souffrance : l'avidité et l'ignorance ;
- Nirodha, la troisième noble vérité, énonce que la cessation de la souffrance est possible ;
- Magga, la quatrième noble vérité, indique le chemin menant à la cessation de la souffrance : le « noble sentier octuple » ou « sainte voie aux huit membres ».
L'enseignement traditionnel du bouddhisme met en parallèle ces quatre nobles vérités et la démarche du médecin puisque ce dernier énonce d'abord un diagnostic, recherche la cause de la maladie, voit si la guérison est possible et prescrit finalement un remède. Les résultats de l'essai montréalais indiquent que l'enseignement bouddhique pourrait ne pas être qu'allégorique puisque sa pratique pourrait avoir de réels effets analgésiques.
Pierre Lefrançois
Source : www.passeportsante.net (d'après Forum.)
mardi 17 février 2009
Comment les riches détruisent la planète
J'ai déjà parlé dans CE billet de Hervé Kempf, voici un rapide compte rendu de lecture de son précédent livre qui est en livre de poche
Constats :
- La situation écologique de la planète empire à une allure que les efforts de millions de citoyens du monde conscients du drame mais trop peu nombreux ne parviennent pas à freiner
- le système social qui régit actuellement la société humaine, le capitalisme, s'arc-boute de manière aveugle contre les changements qu'il est indispensable d'opérer si l'on veut conserver à l'existence humaine sa dignité et s a promesse.
Pourquoi ne changeons nous pas de cap ?
Car pour beaucoup la situation n'est pas si grave, l'information étant noyée sous un flot qui la relativise, ou alors ils croient (ou nous font croire) que la technologie pourra résoudre les problèmes qu'elle a engendrés & enfin parce que lorsqu'il y a gain (du PIB en général ou des actions en particulier) on ne tient jamais compte du coût de la dégradation écologique !
Par ailleurs les riches ne perçoivent pas encore les changements en cours, et les pauvres n'ont pas voie au chapitre ! Les pauvres deviennent plus pauvres et les riches deviennent plus riches (le revenu des 500 personnes les plus riches du monde est supérieure à celui des 416 millions des plus pauvres, chaque hyper riche touche donc plus qu'un million de ses frères humains réunis !), créant une oligarchie prédatrice qui n'a aucun projet de société autre que de maintenir l'ordre établi à son avantage, et privilégie l'objectif de croissance matérielle, seul moyen selon elle de faire accepter par les classes subordonnées l'injustice des positions. Or la croissance matérielle accroît la dégradation environnementale. Et pour préserver cela elle entraîne une dérive semi-autoritaire , dont la lutte contre le terrorisme a été un fabuleux alibi, pour affaiblir les libertés publiques et l'esprit de démocratie pour faire taire la contestation de ses privilèges, la critique du libéralisme et l'inquiétude écologique.
Il importe pour éviter soit le chaos social, soit la dictature, de maintenir pour nous et les générations futures, non pas la "Terre", mais les possibilités de la vie humaine sur planète.
Aux écologistes de penser vraiment le social et les rapports de force. A "penser globalement, agir localement" il faut ajouter "Consommer moins, répartir mieux".
Kempf cite la "théorie de la classe de loisir"très intéressante de Thorstein Verblen : C'est la tendance à se comparer à autrui, et particulièrement aux personnes de la classe supérieure qui est le moteur de la vie économique, donc actuellement de plus de consommation créant un surcroît de production. Les caractéristiques actuelles de la classe dirigeante mondiale est le facteur essentiel de la crise écologique. Il n'est pas question de limiter la consommation matérielle des plus pauvres, il faut l'augmenter par souci de justice, mais diminuer celle de l'oligarchie, des plus riches pour que les classes occidentales en dessous suivent ce mouvement (20% des humains vivent en occident et consomment 80% de la richesse mondiale), il faut pour cela instituer un revenu maximum.
Il y a urgence d'ici moins de10 ans il faut avoir changé de cap : arriver à une société sobre, équitable : Liberté, écologie, fraternité :
- Lutter contre les idées reçues : la croyance en la croissance (de même croire dans le "développement durable" lui aussi fait pour maintenir les profits), la possibilité pour le progrès technologique de résoudre les problèmes écologiques, la fatalité du chômage.
- Favoriser le transfert des richesses de l'oligarchie vers les services publics par une fiscalité adaptée et pesant davantage sur la pollution et sur le capital que sur le travail, des politiques agricoles actives dans les pays du Sud, la recherche de l'efficacité énergétique ...
- Prendre parti pour les libertés publiques et le bien commun.
lundi 16 février 2009
Suite d'éveils
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Toutes les BD de Zem sont regroupées sur son blog personnel
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merci et pardon à tous les maîtres et enseignants
dont j’ai abusivement usé & déformé les propos pour ces BD ;)
Pour information, en même temps que j'utilisais le logiciel libre "The Gimp" pour dessiner en vectoriel ZEM, je m'essayais avec le logiciel libre de dessin vectoriel Inkscape. Je ne le maîtrise pas encore, mais je sais suffisamment m'en servir pour dedider de reprenre les BD avec ce logiciel.
Pas de changement pour la lecture pour vous, encore qu'une meilleure qualité graphique, mais surtout une meilleure adaptation qualitative pour une éventuelle publication "papier" et plus de possibilité de dessin en vectoriel.
J'espère que vous y prendrez toujours autant de plaisir ...
mardi 10 février 2009
Douleurs & souffrances
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lundi 9 février 2009
Voyage au-delà du cerveau
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Jill Bolte Taylor, neurobiologiste renommée, est passée de l'autre côté du voile. Son accident vasculaire cérébral, qu'elle a suivi consciente, lui a permis une nouvelle approche de la vie qu'elle raconte dans «Voyage au-delà de mon cerveau» (Éditions J.-C. Lattès). Phénoménal succès de librairie aux États-Unis, aujourd'hui en vente en France.
Pour une chance, c'est une fameuse chance ! «Combien de chercheurs en neurosciences ont l'opportunité de vivre par eux-mêmes un accident vasculaire cérébral ?» Jill Bolte Taylor exulte. Elle a deux ou trois messages à faire passer, et les vingt-deux langues dans lesquelles son livre est traduit, son passage aux États-Unis dans le show d'Oprah Winfrey et le projet de film pour lequel Jodie Foster est déjà partante ne lui semblent pas de trop. Parce que des bonnes nouvelles, il y en a. Déjà celle-ci, et c'est une neuro-anatomiste qui le dit : «L'hémisphère droit de notre cerveau est programmé pour le bonheur, la paix, la compassion.» Et celle-ci encore : «Le circuit neuronal de la colère est mobilisé durant exactement une minute et demi, après quoi la tension retombe. Libre à nous de ne pas donner suite.» Et cette autre : «La plasticité des neurones donne à chacun la possibilité de “virer à droite” et de choisir la paix et l'amour plutôt que l'affrontement.» Il ne s'agit pas là d'une déclaration de foi politique, mais d'un constat scientifique rendu possible il y a environ neuf ans, lorsque la neurobiologie s'est rendu compte que les transmetteurs du cerveau étaient en constant renouvellement.
Une synapse n'y retrouverait pas ses petits. Quel rapport avec le grave accident vasculaire cérébral (AVC) dont fut victime Jill il y a douze ans ? Comment une longue et pénible convalescence qui l'a obligée à un corps à corps de tous les instants avec son hémisphère gauche a-t-elle pu rendre le professeur de l'Université de l'Indiana et porte-parole de la Banque des cerveaux de Harvard quasiment bouddhiste ? Nous avons ici le fruit d'un long cheminement entre souffrance et émerveillement. C'est le 10 décembre 1996, à 7 heures du matin, que la scientifique s'est réveillée avec une terrible douleur derrière l'œil gauche. Une bonne douche et il n'y paraîtra plus, s'est-elle dit. Oui, mais cette grande admiratrice du cerveau sentait que les cinquante milliers de milliards de cellules constituant son corps ne répondaient plus. Ses mouvements étaient saccadés, les sons déformés, l'équilibre lui manquait. Puis elle perdit peu à peu la perception en trois dimensions. Puis les informations qui étaient sa vie : s'habiller, aller au travail. Mais où se trouve ce travail ? Et comment conduit-on une voiture ? Tout cela en tentant d'analyser ce qui était en train de lui arriver. Plus tard, elle sut que son cortex moteur était atteint lorsque son bras droit refusa tout office. Mais nulle peur : en même temps, une douce euphorie la gagnait. Ce n'est qu'au terme d'un effort surhumain et au milieu d'un écroulement de neurones - son hémisphère gauche était en pleine hémorragie, mais elle l'ignorait encore - qu'elle comprit l'urgence d'appeler des secours. Mais les chiffres n'avaient plus de signification pour elle. Elle chercha, toujours en luttant contre le sentiment de béatitude qui l'envahissait, un nom qu'elle connaissait bien. Dans un éclair, elle comprit qu'elle avait un AVC. Elle compose comme un enfant le numéro de son bureau à la Banque des cerveaux. Son ami, le Dr Vincent, est au bout du fil. Jill essaie alors de bredouiller quelque chose. Mais c'est un borborygme qui sort. «Mince, on dirait un chien qui aboie», songe-t-elle, réalisant que le centre de la parole est atteint.
Le Dr Vincent comprend quand même. Quand on la transporte enfin à l'hôpital, chaque geste la fait sombrer dans un épuisement qui l'emporte dans le sommeil. Mais alors là, quelle merveille ! «Mon énergie spirituelle flottait en suspension autour de moi, telle une baleine géante dans un océan d'euphorie muette.» L'anatomiste aurait diagnostiqué : perte du cerveau gauche, qui baignait dans son sang, et donc report de toutes les sensations à travers le crible du cerveau droit.
Mais elle n'en était pas là. Commença une longue convalescence avec sa mère, qui comprenait le besoin frénétique de sa fille de dormir. Entre deux sommes, séances de rééducation. Se dresser sur son séant, tenter de comprendre ce qu'on vous dit, retrouver les mots disparus. Puis ce fut le tour des lettres. Jill dut réapprendre à lire. À conduire. À réussir un puzzle. À monter des escaliers…
Au fur et à mesure que sa vie se remettait en place - elle recommença ses conférences six mois après l'AVC - le Dr Bolte Taylor réalisa qu'elle avait une nouvelle mission à mener auprès de tout individu doté d'un cerveau : «Si mon odyssée intérieure m'a appris une chose, c'est que la quiétude est à notre portée. Il nous suffit, pour y parvenir, de faire taire la voix de notre hémisphère gauche dominant.» Cette voix compte, bavarde, évalue, suppute. Elle est capable de vous souffler les pires idées : découragement, fureur, peur. Elle nous structure aussi par le langage, la raison, la connaissance. Comment utilise-t-on alors son hémisphère droit ? Nul manuel ne nous a jamais appris le bonheur par mobilisation latéralisée de la matière grise. Jill Bolte Taylor suggère des pistes : la méditation, la création artistique, la prière.
une vidéo de 18 mn :
jeudi 5 février 2009
week end Zen
vu sur le site de Tiny la Souris :
sympas les photos !
mercredi 4 février 2009
Petit traité d'histoire des religions par Frédéric Lenoir
Un très bon livre qui dresse un panorama facile à lire mais précis des religions, d'une manière historique, mais aussi en tenant compte de critères sociologiques et psychologiques. Ainsi se détache un processus humain de la religiosité qui est intéressant.
Ainsi à la lecture de son livre, on voit que Frédéric Lenoir, se basant sur ses recherches et celles d'autres historien va décomposer l'histoire des religions en 4 tournants "axiaux" qui vont créer des changements dans les pratiques religieuses humaines. Ces transformations tirent leurs origines dans un processus de rationalisation & de désenchantement du monde qui va progressivement "arracher" l'humain de la nature.
Au départ, (Paléolithique) l'humain est cueilleur, chasseur & nomade. Mais au Néolithique apparaissent les 1ères sédentarisation (+/- 12000 ans avant notre ère), l'invention de l'agriculture, de l'élevage. Les religions dominantes sont de transmission orale, c'est l'animisme aussi appelé chamanisme. L'humain ne se pose de question sur ce qu'est la nature, car il en fait partie intégrante, uni à chaque autre composante par des liens existentiels. Tout est esprit et l'homme fait des échanges "spirituels" pour vivre (comme de demander à l'esprit des animaux d'accepter de se faire tuer par lui pour le nourrir). La nature est la mère, les êtres vivants des frères.
Le second tournant est lors de l'apparition de l'écriture, de l'émergence des Cités Etats & des organes de pouvoir qui vont avec, vers les - 3000. Les religions deviennent polythéistes. Les regroupements d'humains en cité sont séparées de la nature, l'homme commence à domestiquer le monde végétal et animal, pour son propre compte. Chaque groupe a ses dieux dominants, mais dans ce polythéisme on retrouve partout l'adoration d'une déesse mère et du taureau, symbolisant la fertilité et l'abondance. L'humain est toujours englobé dans la nature, mais il se sent un rôle particulier qui est de permettre au monde de maintenir, de ne pas retourner au chaos, par l'accomplissement de rituels. Ceux ci devenant de plus en plus compliqués vont être petit à petit accomplis une prêtrise qui va se professionaliser et prendre ou participer au pouvoir.
Le troisième changement est au milieu du 1er millénaire avant notre ère quand se constituent les grands empires, ceux ci entraînent une vision plus universelle du monde et de ses habitants qui va voir se développer de nouvelles formes religieuses plus basées sur une éthique construite sur l'observation des lois physiques, l'humain devient observateur de la nature pour la comprendre et bâtir un système d'explication de type religieux. Ces balbutiements philosophiques & scientifiques le coupe encore plus de la nature, mais il ne cherche pas à la dominer ni l'exploiter mais à en trouver une finalité. Le monothéisme apparaît, l'homme peut rencontrer directement Dieu sans passer par la nature ou les systèmes compliqués d'offrandes confisquées par les prêtres.
Enfin la dernière évolution importante se trouve vers les années 1500 avec l'apparition de la modernité et la sortie de la nature qui aboutit à son instrumentalisation, son exploitation tout cela aux seules fins de satisfaire l'homme par des échanges commerciaux et un consumérisme de plus en plus important. Progressivement l'homme se coupe de ses racines religieuses et morales imposées pour se retrouver seul à bâtir une éthique qui ne suit pas les progrès scientifiques d'exploitation de la nature.
Pour Frédéric Lenoir on ne peut aller plus loin dans ce processus, puisque pour lui le religieux est l'expérience, la croyance en plusieurs niveaux de réalités, et ici non seulement la nature est vécue comme seulement matérielle, mais l'humain lui même perd de son intériorité.
Et pourtant il nous montre qu'on est dans une période de changements avec désir de vivre le religieux en passant par les émotions et le corps (que ce soit des mouvements charismatiques chrétiens, le soufisme dans l'islam, la méditation dans le bouddhisme) et par un désir de se relier à un cosmos vivant et enchanté dans un néochamanisme qui n'a plus besoin obligatoirement d'un milieu naturel pour s'épanouir. L'image de Dieu change, d'une vision anthropomorphique nous passons à un dieu énergie qui n'est plus au "ciel" mais au centre de l'homme...
Que la Force soit avec vous !
mardi 3 février 2009
L'esprit du débutant en méditation
(cliquer pour agrandir)
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