vendredi 28 novembre 2008
Grand Silence
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Toutes les BD de Zem sont regroupées sur son blog personnel
(avec traduction en Chinois par Hsin Ying de Buddhachannel.tv pour certaines)
merci et pardon à tous les maîtres et enseignants
dont j’ai abusivement usé & déformé les propos pour ces BD
dimanche 23 novembre 2008
Auto-dérision
Deux dessins pour l'association Place au Vélo :
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lundi 17 novembre 2008
Derrière les nuages... le soleil
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Agenda 2009 : pour une année ZEM, heu.. pardon : ZEN
Zem vous propose son agenda 2009 :
* Couverture plastique transparente, munie d’un élastique.
* Pages intérieures : papier blanc de 115 gr/m².
* 1 semaine par double page.
* 55 dessins de Zem (dont un certain nombre d’inédits) : 1 dessin par double page et quelques autres pleine page.
* 5 pages de notes.
* Agenda de Poche : 15 x 9,8 cm. Format ouvert : 15 x 19,6 cm.
Au prix de 16 18 euros (maintenant suite à une forte augmentation -en fin d'année !- du fournisseur) livré à votre domicile en France métropolitaine, DOM TOM & Corse.
(pour tout renseignement & commande me contacter par mail : lung.ta.zen @ gmail.com (sans blanc autour du @)
Je vous souhaite d’avance à tous une belle année 2009
Pratiquer la méditation à Nantes
Le centre Tchenrezik à Rezé, près de Nantes, offre un espace de méditation qui permet d'accueillir une douzaine de personnes. Une méditation silencieuse a lieu chaque mercredi soir.
Le centre, créé en 1998 par Lama Thupstan Wangchuk, a été béni par Bakoula Rimpoché et consolidé par Shenphen Rimpoché (bouddhisme tibétain). Il est aujourd'hui associé à l'association Un Zen Occidental pour la pratique du zen.
Les horaires : Le mercredi soir de 19 h à 20 h, arrivée à partir de 18 h 45. Deux sessions de méditation silencieuse de 25 minutes entrecoupées d'une méditation marchée de 10 minutes.
L'adresse : Le centre se trouve au 18 rue du Pélican 44400 Rezé. Plan Google Maps.
Transports en commun : Tramway : ligne 3, Arrêt Espace Diderot. Suivre la rue du Château de Rezé puis, dans le prolongement, la rue Maurice Jouaud jusqu'à la rue du Pélican sur la gauche.
Prévoir : Un pantalon suffisamment large ainsi qu'un coussin de méditation (des coussins sont également disponibles sur place).
Participation aux frais : Le centre reste volontairement un groupe informel et n'a pas le statut d'association. Il est recommandé d'offrir un don qui sera reversé dans son intégralité à un programme de scolarisation d'enfants au Ladakh.
Renseignements : Frédéric Baylot, courrier électronique : lungta (at) free.fr .
À noter : Il est recommandé de prendre contact avant de venir la première fois.
Prochaines journées avec Eric Rommeluère (sous réserve) : Samedi 7 février 2009 & Samedi 2 mai 2009
samedi 15 novembre 2008
BOUDDHISME : NON-SOI
La difficulté de vivre de notre société vient principalement d'un paradoxe : nous sommes passés d'une société où l'appartenance au groupe était la règle à une société ou l'individu devient le centre de tout. Mais parallèlement la notion d'interdépendance (donc dépendance aux autres et aux groupes) est devenue évidente par la mondialisation et le développement des moyens de communication.
L'individu n'est plus enfermé dans un groupe (classe sociale, caste, profession) mais doit dépenser beaucoup d'énergie pour pouvoir accéder à des groupes (sélection) ou pour y rester (éviter d'être déclassé). En même temps, par cette interdépendance globale, il se retrouve à l'intersection obligée de nombreux ensembles et du coup subit des tas de contraintes différentes, voir paradoxales. Les grandes philosophies manichéennes (bien / mal) y ont, soit perdu de leur influence, car non adaptée à cette fluidité de statut, ou au contraire ont renforcé leurs dogmes, en devenant un semblant d'îlot traditionnel protégé mais lui aussi porteur de paradoxes, puisqu'il ne peut échapper à cette interdépendance.
Pour moi le bouddhisme (m')apporte des éléments sur lesquels je peux baser mon expérience de vie dans ce contexte. Ses principes sont basés sur une logique rigoureuse (que je ne développerai pas ici, car ce serait trop long) qui est en même temps conceptuelle et pragmatique, (m')apportant justement une profonde aide sur la capacité de vivre dans le paradoxe dont je parle ci-dessus.
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© Tsai Chih Chung
Un des principaux points du bouddhisme est en effet le "vide" ou la "vacuité". Ce terme a beaucoup prêté à confusion quand il est arrivé en Europe principalement par le retour des premiers missionnaires partis courageusement en Chine ou au Japon, et a fait du bouddhisme une "religion" nihiliste. Mais il faut le comprendre plus dans le sens du leitmotiv de l'Ecclesiaste : "Vanité des vanités, tout est vanité", tout est étymologiquement "vain", vide, sans réalité (l'hébreu parle de "hével" : la buée).
(dessin déjà paru sur ce blog)
On va parler dans le bouddhisme ainsi de "non-soi", là encore cette expression fut vue au début, en occident, comme une vision nihiliste de l'humain. Mais c'est en fait une conception assez révolutionnaire pour l'époque (et toujours) qui veut dire qu'aucune réalité ne renferme en elle-même une existence indépendante et complète. Tout est impermanent et interdépendant. Les choses se transformant tout le temps on ne peut jamais leur trouver une identité intrinsèque permanente.
Ainsi dans chaque objet le bouddhisme voit toutes les relations qui lui ont permis de venir sous cette forme jusqu'à nous et qui font que par la loi d'entropie déjà il change. C'est une vision holistique puisqu'en chaque situation, objet, être on voit la totalité des choses qui la composent et lui ont permis d'être, ici.
D'un autre côté, la possibilité de voir individuellement la réalité sous cette forme systémique permet de résoudre le paradoxe dont je parlais au début : nous sommes des individus ramenés à nous-mêmes (Le Bouddha disait "soyez des îles à vous-mêmes), ensembles. Nous sommes solitaires et solidaires à la fois.
En même temps puisque les choses ne reflètent pas la réalité, les concepts sont obligatoirement limités et limitants, le bouddhisme, et principalement le zen, nous oblige à avoir une vision, une vie pragmatique, non pas centrée sur des théories spéculatives mais sur l'expérience directe. La possibilité d'éprouver la réalité d'une manière immédiate non conceptuelle est offerte par la méditation en action : l'expérience ("Quand tu manges, mange ! Quand tu marches, marche !).
On cherche ainsi à être libre, ouvert dans l'instant, authentique (étymologiquement celui qui est responsable, celui qui fait autorité).
vendredi 14 novembre 2008
Processus inachevé
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dimanche 9 novembre 2008
Méditation comateuse
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jeudi 6 novembre 2008
BOUDDHISME : NON-AGIR
Le bouddhisme est né en Inde du Nord (près de la frontière Népalaise) il y a 2500 ans, à la même époque d'autres grands penseurs spirituels sont apparus comme Zarathustra, Confucius, Pythagore.
L'inde d'alors était une ancienne civilisation qui a été envahie en +/- 1500 avant JC par les Indos-Européens , guerriers nomades venus par l'Afghanistan et dont la culture reposait sur trois classes qu'on retrouvera dans la culture indienne : la classe des prêtres, des guerriers et du peuple.
Bien qu'appartenant à l'aristocratique classe des guerriers, Siddharta le Bouddha, profondément novateur viendra justement semer une révolution parmi ce système, cassant les classes. Il alla plus loin puisqu'il ne reconnaissait pas non plus les bases dogmatiques des Védas, cette religion amenée par ce peuple indo-européen. Il refuse de reconnaître l'Atman, l'âme, Brahman, le concept de Soi Suprême & combattit le régime des castes
C'est d'ailleurs cette opposition à cette culture qui fit que le bouddhisme après son apogée sous l'empereur Ashoka (de +/- 300 à 200 avant Jésus-Christ) disparut bien vite. La dernière grande université bouddhique (Nalanda) qui va décliner à compter du IX° siècle va disparaître au XII°siècle suite à l'invasion musulmane, ayant essaimé au Tibet & chine entre autres (des étudiants venaient de Birmanie, Indonésie).
On peut dire que le règne d'Ashoka représente ce qui est de plus élevé dans la mise en pratique du bouddhisme et de la non-violence (Ahimsa) dans la contduite d'une nation. Il propagea les valeurs du bouddhisme (non-violence, compassion, végétarisme, soins aux plus démunis).
Bien qu'il n'ait jamais mené de guerre de religion en cherchant à convertire les peuples par la force (le Dalaï Lama actuel dit encore qu'il faut garder sa religion si elle nous convient), le bouddhisme n'a ensuite pas toujours été du côté des plus faibles. Dans la société théocratique moyenâgeuse du Tibet jusqu'au début du XX° siècle les moines ont été au service pour beaucoup, d'une exploitation du peuple. Le précédent Dalaï Lama (le XIII° : Thubten Gyatso - 1876/1933) avait déjà cherché à moderniser son pays en redonnant les terres au peuple, mais l'aristocratie s'y était opposée pour garder ses privilèges. Le Dalaï Lama actuel (Tenzin Gyatso - 1935/) n'a pas eu le temps de continuer l'oeuvre de son prédécesseur avec l'invasion des Chinois qui "libérèrent" le peuple de la manière violente que l'on connaît.
Mais au delà de la recherche de la libération de la souffrance d'un point de vue sociétal le bouddhisme est une voie paradoxale qui amène une révolution dans l'ordinaire du quotidien, non en bouleversant le quotidien mais en le vivant pleinement.
C'est pourquoi cette BD cherche à nous montrer qu'il faut s'ouvrir à une autre expérience pour y goûter.
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© Tsai Chih Chung
Dans le bouddhisme il y a trois voies d'apprentissage entremêlées que l'on appelle sîla, samâdhi & prajña : la discipline, la méditation & la sagesse.
La discipline c'est celle de rester conscient, présent.
La pratique de la méditation ne cherche pas à séparer le spirituel du quotidien mais au contraire à l'unir (le mot sanscrit Yoga est un mot issu de la langue indo-européenne qui veut dire UNIR , de ce mot est issu notre mot "joug", ce qui unit les boeufs). Nous vivons clivés entre le passé, nos racines, et le futur, qui est important pour prévoir notre vie, entre notre vie intérieure et le monde qui peut être plus ou moins agressif et dont il faut se défendre. La méditation va permettre une nouvelle qualité de relation au monde, une ouverture au moment présent. C'est une pratique où on ne cherche pas à se détacher de ce qui existe, dont nos illusions, mais au contraire à y être totalement présent.
La sagesse n'est pas une démarche intellectuelle mais un déroulement physico-spirituel qui passe par tout l'être du corps à l'esprit sans barrière, sans séparation qui permet de donner aux choses leurs justes valeurs.
Fort de ces trois portes d'accès, l'action est au coeur de la pratique, de la vie, c'est la vie. D'une manière existentialiste nous pouvons dire dans le bouddhisme que nous sommes ce que nous faisons. La sagesse est cette qualité dans la façon d'aborder le monde d'une manière concrète en tenant compte de l'interdépendance et de l'impermanence.
Tout cela est très paradoxal, puisqu'il est question d'abandon et d'action en même temps, en chinois on parle de Wu-Weï : non-agir, agir sans attachement au résultat.
(dessin déjà passé sur ce blog - cliquer pour agrandir)
mardi 4 novembre 2008
La Grande compassion, la Grande Liberté
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