Lung Ta Zen

« Pour aimer il faut être libre, pour être libre il ne faut pas avoir peur » Zen, bouddhisme libertaire, méditation, tantrisme, action non-violente, thérapie, pyschologie, bien être

mercredi 27 février 2008

Lâcher prise, ce n'est pas ....

Faut-il toujours lâcher prise ?

lacher

Dessin © Delvallé

Lâcher prise, ce n'est pas se montrer indifférent, mais simplement admettre que l'on ne peut agir à la place de quelqu'un d'autre.
Lâcher-prise, ce n'est pas couper les liens, mais prendre conscience que l'on ne peut contrôler autrui.
Lâcher-prise, ce n'est pas être passif, mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un événement.
Lâcher-prise, ce n'est pas reconnaître son impuissance, c'est avoir l'assurance que le résultat final est entre d'autres Mains.
Lâcher-prise, c'est ne plus blâmer ou vouloir changer autrui, et donner le meilleur de soi-même.
Lâcher-prise, ce n'est pas prendre soin des autres en faisant preuve d'une totale abnégation, mais se sentir concerné par eux.
Lâcher-prise, c'est ne pas assister, mais encourager.
Lâcher-prise, c'est ne pas juger, et accorder à autrui le droit d'être humain.
Lâcher-prise, c'est ne pas s'occuper de tout ce qui arrive, et laisser les autres gérer leur propre destin.
Lâcher-prise, c'est ne pas materner les autres, et leur permettre d'affronter la réalité.
Lâcher-prise, ce n'est pas rejeter, c'est au contraire accepter.
Lâcher-prise, c'est ne pas harceler, reprocher, sermonner ou gronder, et tenter de déceler ses propres faiblesses et de s'en défaire.
Lâcher-prise, c'est ne pas vouloir sans cesse adapter les choses à ses propres désirs, et prendre chaque jour comme il vient et l'apprécier.
Lâcher-prise, c'est ne pas critiquer ou corriger autrui, mais devenir chaque jour plus pleinement ce que l'on est profondément.
Lâcher-prise, c'est ne pas regretter le passé, et vivre et grandir dans le présent pour l'avenir.
Lâcher-prise, c'est craindre moins et aimer davantage.


Allez, j'y vais..

C'est avec ce texte que j'ai posé mes premiers pas ...quelle joie de le retrouver ici magnifiquement illustré . Merci .

Lorsque je cesse de m'accrocher
à ce que je sais,
ce que je possède, ce que je connais ,
à cette sécurité que j'ai construit
et qui ne parle que de mes peurs ..
Je découvre de nouveaux chemins .

Allez, j'y vais quand même..

même si cela ne se fait pas
même si c'est trop dur pour moi
même si je ne comprend pas
Allez j'y vais ..
quand le "si" ne tient pas
face au coeur qui bat
la vie passe où on ne l'attend pas
et enlace celui qui lui tend les bras.

  Lilou


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samedi 23 février 2008

SAVOIR MANGER LA VIE COMME UNE MANDARINE

fidelity

"Fidelity" Dessin © Steven Weiss

Pour faire suite au billet « L’heureuse volupté des libidos joyeuses » & parler de cet « éternel retour » qui peut nous permettre de vivre la vie d’une façon voluptueuse pour autant que notre libido soit « joyeuse ». Car à l’inverse cela peut être vécu comme manque. En fonction de l’un ou de l’autre cela pourra nous apporter contentement ou frustrations.

C’est notre capacité à vivre l’instant présent comme entier et exaltant qui nous permet de trouver sens (la vie) dans ce que nous faisons. Etre entièrement dans ce que nous faisons, comme le dit Thich Nhat Hann : « Une mandarine est composée de plusieurs quartiers. Si vous ne savez pas apprécier un seul quartier, vous ne pourrez pas manger une mandarine. En revanche, si vous savez manger un seul de ses quartiers, alors vous pourrez certainement la manger tout entière. »

C’est à dire qu’au lieu de vivre l’instant comme entier, nous pensons que nous arriverons à le vivre entier, si « l’autre » nous comble. Et toute l’histoire amoureuse de l’humain, des grands amours de Roméo & Juliette aux tromperies vaudevillesques, va reposer sur cette méprise : l’autre peut nous compenser ce manque.

Voilà ce qu’en dit Gérard Leleu :

 « Dans l'histoire d'une vie, la survenue d'une infidélité du conjoint est, dans le domaine des faits malheureux - au moins pour ceux qui s'investissent beaucoup dans l'amour -, un événement marquant au même titre que l'apparition d'une maladie sérieuse, la perte d'un enfant ou la survenue d'une guerre. De façon générale, l'infidélité est considérée par l'ensemble des humains comme un fait important, voire grave. Elle constitue le thème de la plupart des œuvres littéraires, théâtrales ou cinématographiques.

Pourquoi tant d'histoires? Pourquoi ces drames?

Après tout, qu'y a-t-il de dramatique à apprendre que notre partenaire couche avec une autre personne, voire l'aime? Est-ce pire que de savoir qu'elle lui parle, qu'elle regarde avec elle un cerisier en fleurs, qu'elle dîne avec elle? Oui, pourquoi cette importance? Pourquoi cette souffrance, une souffrance grave et même infinie, d'ordre quasiment existentiel, métaphysique ?

C'est que l'infidélité touche à quelque chose de très sensible et de très profond en chacun de nous: notre rêve d'absolu, qui est d'être aimé exclusivement et éternellement, et réciproquement d'aimer sans partage et sans fin. En un mot: vivre le « grand amour ».

Mais ce rêve lui-même d'où nous vient-il?

Il vient d'un « grand manque» qui taraude l'homme en permanence et le pousse sa vie durant à chercher ce qui pourrait l'en délivrer. Toute destinée humaine peut se résumer à cette interrogation: que faire de ce manque? Le manque, Lacan l'a bien décrit, c'est « cette impression d'insatisfaction teintée d'anxiété que nous ressentons tout au long de notre vie et qui nous pousse à rechercher l'objet miraculeux qui mettra un terme à cet état de manque et à cette quête».

Impression d'incomplétude qui nous habite et nous fait aspirer à on ne sait quelle complétude; comme il est trop angoissant de ne pas savoir, on fait comme si on savait : ce qui manque c'est « l'autre». « Il existe un besoin "en autre"comme il existe un besoin en eau ou en protéines », confirme Jean,.Didier Vincent . C'est le « besoin vital de se relier à un partenaire qui sache recevoir notre amour..., un partenaire qui puisse être le réceptacle de notre désir d'aimer et d'être aimé », précise Jacques Salomé, qui poursuit: « Il y a en chacun une place pour l'être attendu, espéré, rêvé, qui saurait nous comprendre, nous aimer inconditionnellement».

Du manque à l'absolu, il n'y a qu'un pas, d'où cette « croyance quasi-universelle fondée sur l’évidence d'un amour unique, permanent et sans faille »...

« Cette mythologie qui nous fait espérer et rechercher l'homme ou la femme de notre vie est liée à la certitude que nous sommes capables [...] d'accueillir des amours inaltérables, survivantes aux promesses, résistantes aux illusions, à l'usure du temps, etc. , ajoute Salomé. Ce « grand rêve » sans cesse effiloché, toujours retissé, c'est l'espoir fou de combler enfin le manque originel et de retrouver la plénitude.

Reste à savoir ce qui a creusé le manque et engendré cette nostalgie d'une part manquante, nostalgie qui transforme notre vie en une quête inlassable? Pour le comprendre, il nous faut remonter aux origines de notre existence: notre vie dans le ventre maternel et notre enfance. »



Je t'aime , tu m'appartiens

Ainsi nous conjuguons en vain
à tous les temps par tous les lieux
cet amour où nous cherchons le lien
qui nous ferait aimés des Dieux .

Comme un piège sans retour
que nous posons jour après jour
et qui nous enferme à double tour
dans la prison de notre amour .

Il suffirait de presque rien
une parole ou un sourire
pour que l'autre sur ce chemin
devienne une lumière vivre .

Mais pour poser ce petit rien
il me faut faire le chemin
qui me conduit au point
où en moi je m'appartient .

  Lilou

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lundi 18 février 2008

RECEVOIR LE GOUT DE SAVOURER

Saveur_d_autrefois

« Quand un compagnon me demande: «Mais Dieu, qu'est-ce que cela veut dire?.

Pour dire: « C'est l'amour infini, au-delà de toute mesure, de toute limite.., je prends toujours cet exemple:

«Rappelle-toi, il n'y a pas longtemps, toi et moi, on est rentrés crevés, un soir. On avait froid, on n'avait même pas mangé. On ne rapportait rien à la communauté. Et tu m'as dit: "Père, je suis heureux de ma journée." Parce que nous avions passé tout ce temps à dépanner des petits vieux, à leur aménager un habitat pour qu'ils s'y sentent bien...

Et je lui dis encore:

«N'oublie jamais l'espèce de joie pas comme les autres, cette joie à proprement parler ineffable, indicible, qui chantait dans ton cœur à ce moment ingrat où on avait froid, où on avait faim, et où on avait travaillé pour rien. N'oublie jamais cette intensité de joie incomparable, pour laquelle il n'y a pas de mots. On sait par un simple regard ce que l'on a partagé.

La sagesse c’est sapere, le mot latin « savourer » ; c’est recevoir le goût de savourer. Parce que c’est bon, d’aimer. Je dis à mon compagnon :

« Tu pourrais connaître toute la science des bibliothèques du monde entier sur Dieu, tu aurais des idées de Dieu. Tu n’en aurais aucune connaissance. Car, à ce moment-là, tu as rencontré Dieu.
»

Abbé Pierre


Savourer la vie

Quand je suis gourmand
sans être pressé
et me fait curieux
pour devenir gourmet .

J'agis
sans vouloir avancer
et devient l'outil
de ma destinée .

Mon pas
simplement posé
en Amour partagé
a un goût d'éternité .

Lilou


Posté par Lung Ta à 20:35 - La vie, union de l'amour & de la sagesse - Commentaires [7] - Permalien [#]

lundi 11 février 2008

L’HEUREUSE VOLUPTÉ DES LIBIDOS JOYEUSES

volupte

« Au commencement bruit le liquide amniotique.
Alors mon petit corps nage en eaux tièdes et bouge avec la lenteur d'une âme animée par de très légers souffles. La chair tourne dans l'élément aquatique à la manière lente d'une planète évoluant dans un lointain cosmos, presque immobile, ou à la façon d'une méduse flaccide dans l'obscurité des fonds sous-marins, quasi hiératique. Le seul trouble provient d'influx qui tracent dans mes organes le passage d'énergies vitales. Dans le confinement de cet univers salé, poisson des origines ou vertu marine incarnée, j'obéis intégralement aux affects, pulsions, émotions et autres instincts de ma mère.
Son sang, son souffle, son rythme obligent mon sang, mon rythme, mon souffle. Évidence de La Palice: tous les corps, masculins et féminins, procèdent de cette immersion primitive dans un ventre de femme.

 

Hypothèse: tous les corps, masculins et féminins, aspirent selon le principe de modalités confuses aux retrouvailles avec ces voluptés primitives, quand la vie excelle et que triomphe sans partage la force des puissances vitales.

 

Pressions de l'intérieur de la chair maternelle contre mon dos, mes reins, ma nuque, mes fesses d'enfant porté et suspendu dans l'eau; mémoires de limbes dans ma fibre informée par la lymphe, les nerfs, les muscles; lumières en camaïeux de rouges, roses, oranges semblables aux feux des éclosions planétaires ou aux brasiers des explosions stellaires; parfums volatile et fragrances infinitésimales, mais inscrits dans la matière placentaire comme ces senteurs maritimes qui abîment heureusement l'air et l'éther des géographies côtières; bruits sourds, graves, répétés, doux, ronronnements épais, constitués de très basses fréquences; sons du dehors et roulements du dedans, clapotis de la physiologie maternelle et rumeur du monde:

 

je cligne la paupière, vacille avec une extrême lenteur, modifie ma posture - et connais ma première érection. Début d'une longue histoire placée sous le signe de l'éternel retour. »

 

Michel Onfray




Ma vie dans la vie

Tout cet espace que j'ai mis
entre moi et la vie
dans ma soif infinie
de comprendre qui je suis .

Tout cet espace mon corps le crie
pour que je renoue à travers lui
à la saveur de ce nid
où s'exprimais ma vie dans la vie .

Lilou

Posté par Lung Ta à 11:44 - La vie, union de l'amour & de la sagesse - Commentaires [12] - Permalien [#]

vendredi 8 février 2008

Apprendre à méditer

Apprendre à méditer

Nantes - samedi 9 février 2008

 

Nous proposons un atelier sur la méditation à Nantes animé par Eric Rommeluère, enseignant zen.

La date et les horaires :

Le samedi 9 février 2008 de 14 heures à 18 heures (sous réserve de modifications).

- 14 h : arrivée
- 14 h 15 - 15 h : Une causerie sur le thème "Qu'est-ce que la méditation zen ?"
- 15 h - 16 h 30 : pratique de la méditation (deux périodes de méditation assise suivies de deux périodes de méditation marchée)
- 16 h 30 - 16 h 45 : thé
- 16 h 45 - 18 h : discussion, questions-réponses

L'adresse :

Centre Tchenrezik, un petit lieu méditatif en ville permettant d'accueillir une douzaine de personnes. Attention donc, le nombre de places est limité. Le centre se trouve au 18 rue du Pélican 44400 Rezé.

 

 

L'enseignant :

Eric Rommeluère a pris les voeux bouddhistes en 1981, pratiquant notamment une dizaine d'années avec le moine japonais Ryôtan Tokuda. En 2001, il a reçu la transmission du maître zen Gudô Wafu Nishijima rôshi.

La participation :

Elle est fixée à 20 euros.

Pour s'inscrire :

Il suffit de se pré-inscrire en ligne [cliquez]. Vous recevrez ensuite par courrier électronique un bulletin d'inscription au format PDF à nous retourner dûment complété avec votre réglement par voie postale.

Des questions complémentaires ?

Vous pouvez nous écrire à l'adresse info@zen-occidental.net ou nous téléphoner au 01 40 44 53 94. Vous pouvez également joindre Frédéric Baylot, notre correspondant nantais, soit par courrier électronique frederic.baylot (at) wanadoo.fr soit par téléphone au 06 67 62 93 53.

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Folies religieuses

2001_space_odyssey
© 2001, L'odyssée de l'espace - Stanley Kubrick & Arthur C. Clarke

« L'athéisme est improuvable, donc inintéressant. Cela dit, bien que ce soit improbable, on ne peut pas être certain que Dieu ait un jour existé... et qu'il ait à présent disparu dans l'infini, où personne ne le retrouvera jamais... Comme Gautama Bouddha, je ne prends pas position sur ce sujet. Mon champ de recherche, c'est la psychopathologie nommée religion.

Imaginez que vous êtes un extra-terrestre intelligent, intéressé uniquement par les vérités vérifiables. Vous découvrez une espèce divisée en milliers, non, en millions de groupes tribaux professant une incroyable variété de croyances à propos de l'origine de l'univers et de la manière de s'y conduire. Même lorsqu'ils sont d'accord à 99 %, il suffit justement de ce 1 % qui reste pour qu'ils se massacrent et se torturent les uns les autres à propos d'obscurs points de doctrine totalement incompréhensibles au reste des mortels.

Comment expliquer une telle conduite irrationnelle ? Lucrèce a vu juste en déclarant que la religion était le fruit de la peur, une réaction à un univers mystérieux et souvent hostile. Pendant la plus grande partie de la préhistoire, c'était peut-être un mal nécessaire, mais pourquoi fallait-il que ce soit plus mauvais que nécessaire, et pourquoi a-t-elle survécu alors qu'elle n'était plus nécessaire?

J'ai parlé de mal, et je crois que c'est le terme approprié, parce que la peur mène à la cruauté. La simple évocation de ce qu'a été l'Inquisition suffit à rendre honteux d'appartenir à l'espèce humaine... L'un des livres les plus révoltants jamais publiés a pour titre « Le Marteau des sorcières ». Ecrit par un couple de pervers sadiques, il décrit les tortures autorisées et encouragées par l'Eglise pour obtenir les « aveux » de milliers de vieilles femmes inoffensives, avant de les brûler vives... Le pape lui-même a écrit une préface à cet ouvrage!

La plupart des autres religions, à quelques honorables exceptions près, étaient aussi mauvaises que le christianisme...

L’aspect peut-être le plus sidérant de cette affaire, c'est le fait que, pendant des siècles, des gens qui visiblement étaient fous à lier proclamaient avoir reçu, et eux seuls, des messages de Dieu. Si tous ces messages avaient proclamé la même chose, l'affaire aurait été entendue, mais évidemment ils étaient parfaitement contradictoires. Cela n'empêchait pas ces messies autoproclamés de rassembler des centaines, voire des millions de gens qui combattaient jusqu'à la mort des adeptes d'une autre foi ne différant de la première que par quelque détail infime.

La plus grande partie de l'humanité a toujours été folle. Et sinon toujours, du moins la plupart du temps. Des milliards de gens ont toujours été prêts à croire les pires absurdités, et avec une telle force de conviction qu'ils préféraient mourir plutôt que renoncer à leurs illusions. Pour moi, c'est une bonne définition opératoire de la folie. Toute personne qui possède de fortes convictions religieuses est folle, techniquement, au sens strict, si elle est sincère et pas hypocrite. Mais je soupçonne quatre-vingt-dix pour cent des croyants d'être des hypocrites.

 

Mais, j'aimerais que mes nombreux amis bouddhistes, chrétiens, hindouistes, juifs et musulmans le sachent: je suis, sincèrement heureux que la religion que le hasard leur a donnée contribue à la paix de leur esprit (et souvent à leur bien-être physique, ce que la médecine occidentale commence seulement à admettre, mais à regret). Peut-être vaut-il mieux être heureux et fou que malheureux et sain d'esprit. Mais le mieux n'est-il pas d'être heureux et sain d'esprit?

Que nos descendants atteignent ce but, tel est le grand défi de l'avenir. De la même façon, savoir si nous avons tout simplement un avenir. »

 

Arthur C. Clarke



heureux les simples d'esprit

Quand je crois
avec celui qui en moi
parle haut et fort
chaque détail
me conforte
dans ma vérité .

Et mon bonheur
se bâtit
sur les cendres
de mes semblables .

Si je deviens simple
juste présent
à la manifestation
du vivant.

Mon bonheur
s'accorde
à tous les bonheurs
comme la vie .

Ce Présent est A venir .

Lilou


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dimanche 3 février 2008

SERENITE ET TRANQUILLITE, UNE VIVANCE AU PRESENT

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Porte du Sud & Sérénité, Acrylique de 90 x 110 cm, par Carmen Meyer ©

« Vivre une vie spirituelle, c'est apprendre et pratiquer la Voie de l'Esprit. La Voie est le chemin universel qui est complète sérénité, complète tranquillité. On l'appelle Esprit.

Cet Esprit, en tant qu'il est sérénité et tranquillité, est la nature originelle de la conscience humaine. Ce chemin est ouvert à tous les êtres, animés et inanimés, pas seulement aux êtres humains. Indifférente au fait de savoir si nous avons conscience d'elle ou non, notre vie est constamment au milieu du chemin universel, de la sérénité, de la tranquillité. La Voie de l'Esprit est constamment toute chose.

Quand vous voyez une chute d'eau de loin, elle vous paraît tranquille, mais, de près, vous voyez qu'elle est sans cesse en mouvement. La nature originelle de la conscience humaine est exactement comme une chute d'eau, sereine et tranquille et en même temps dynamique.

Quand on étudie la psychologie, on essaie de comprendre le fondement de la conscience qu'on appelle l'inconscient. L'inconscient est immense, plein de choses innombrables, parce qu'il est relié au passé, au présent et à l'avenir.

Essayer de se saisir de telles choses, ce n'est rien d'autre que le fonctionnement de la conscience personnelle.
Quand la conscience personnelle comprend la source de l'existence, elle n'a de cesse de la piller comme si elle était immuable et tente de s'en saisir en l'appelant « moi ».

L'ego considère la Voie de l'Esprit comme quelque chose de particulier dont il peut faire l'expérience, et il veut savoir ce qui s'y passe. Mais quoi que l'ego puisse y voir et y prendre, ce n'est que la surface de la Voie de l'Esprit.
Le bouddhisme consiste à étudier directement la sérénité et la tranquillité, et à les pratiquer. En d'autres termes, le bouddhisme se propose de savoir comment on peut être présent à la Voie de l'Esprit, comment on peut être un avec la Voie de l'Esprit, et non comment on peut y prélever des éléments.

Étudier et pratiquer la sérénité et la tranquillité, c'est être un avec le chemin universel en toute conscience.

Nous devons étudier et pratiquer cela parce que nous vivons dans le monde dualiste. Si nous ne nous éveillons pas à cette réalité, nous n'aurons jamais la moindre chance d'éprouver de la gratitude pour cette sérénité, pour cette tranquillité. »

Dainin Katagiri

« Soyez les poètes de votre vie

Soyez les poètes de votre vie
Osez chaque jour mettre du bleu
dans votre regard
de l'orange à vos doigts,
des rires dans votre ventre
et surtout, surtout,
une tendresse renouvelée
à chacun de vos gestes,
une vivance au présent
dans tout vos élans. »

Jacques Salomé



Vivre
Vivre

Epouser la vie
La sentir couler
comme une poignée de sable
qui glisse entre nos doigts.

Unique et différente
à chaque fois
selon la manière
dont elle s'exprime
à travers chaque grain
et selon la manière
dont nous serrons les poings.

Sans cesse renouvelée
et pourtant toujours là
simplement posée
entre nos doigts.

Vive..juste être là
de tout notre poids
intense et léger à la fois.

Lilou


Posté par Lung Ta à 04:09 - La vie, union de l'amour & de la sagesse - Commentaires [14] - Permalien [#]



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