Lung Ta Zen

« Pour aimer il faut être libre, pour être libre il ne faut pas avoir peur » Zen, bouddhisme libertaire, méditation, tantrisme, action non-violente, thérapie, pyschologie, bien être

dimanche 30 décembre 2007

ŒUVREZ PLUS A VOTRE BONHEUR POUR VOTRE PLUS GRANDE RICHESSE

paresse

Photo © Steinar Guvåg

profitons aussi des derniers instants pour pétuner un havane avant que cela n'entraîne la prison ;-)

Voici un titre que j’entends mieux que « travaillez plus pour gagner plus » dans une société où bien peu ont le choix du travail, de son rythme, de sa quantité, et en tout cas bien peu à qui cela rapporte.

Certaines langues, comme la notre, on prit le mot travail pour désigner l’activité nécessaire à la vie. Ce n’est pas anodin puisque cela vient du latin du moyen-âge et désignait le tripalium, un instrument de torture (de tri, trois, et pālūs, pieu)
D’autres (comme les cultures nordiques ont pour le mot travail (Work ou werk) choisit une étymologie tirée de opera, (operae = activité, soin; opus, operis = œuvre).

A vous de voir si dans votre travail vous êtes plus près du Grand Œuvre alchimique ou de la torture et si ceux qui emploient ces formules démagogues vous promettent un meilleur accomplissement personnel ou plus de soumission à un système ?

« Les Grecs de la grande époque n'avaient que du mépris pour le travail: aux esclaves seuls il était permis de travailler: l'homme libre ne connaissait que les exercices corporels et les jeux de l'intelligence.
C'était aussi le temps où l'on marchait et respirait dans un peuple d'Aristote, de Phidias, d'Aristophane; c'était le temps où une poignée de braves écrasait à Marathon les hordes de l'Asie qu'Alexandre allait bientôt conquérir. Les philosophes de l'Antiquité enseignaient le mépris du travail, cette dégradation de l'homme libre; les poètes chantaient la paresse, ce présent des Dieux :
“O Melibœ, Deus nobis hœc otia fecit”  (O Mélibée, un Dieu nous a donné cette oisiveté – Virgile, Bucoliques)

Christ, dans son discours sur la montagne, prêcha la paresse: «Contemplez la croissance des lis des champs, ils ne travaillent ni ne filent, et cependant, je vous le dis, Salomon, dans toute sa gloire, n'a pas été plus brillamment vêtu. » (Evangile selon Matthieu chapitre VI)

Jéhovah, le dieu barbu et rébarbatif, donna à ses adorateurs le suprême exemple de la paresse idéale; après six jours de travail, il se reposa pour l'éternité.
»

Paul Lafargue

Pour 2008 je vous souhaite d’œuvrer plus à votre bonheur pour votre plus grande richesse pour assurer une meilleure redistribution


Oeuvrer

Oeuvrer..
Mettre simplement du coeur à l'ouvrage..
pour exprimer à chaque  instant son talent ..
et l'ordinaire devient grand ..

  Lilou

Posté par Lung Ta à 21:13 - Commentaires [23] - Permalien [#]

Interview du Dalaï Lama

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Un article du Japan Times interviewant le Dalaï-Lama (2 décembre 2007) a été traduit par Tsewa   (Merci à toi)

Un article particulièrement intéressant sur la politique, la laïcité, le bouddhisme en tant que philosophie d'action qui peut être vue d'un point de vue athéiste,
et malgré tous les malgré, toujours de l'espoir !!!

Je vous conseille d'aller lire cet article ICI

et n'oubliez pas que le Dalaï Lama est présent à Nantes (France - côte ouest) cet été, voir ICI

Posté par Lung Ta à 10:40 - Actions non-violentes sur le monde - Commentaires [2] - Permalien [#]

dimanche 23 décembre 2007

LE SUTRA DES QUATRE ÉTABLISSEMENTS DE L'ATTENTION (SATIPATTHANA SUTTA)

SatipatthanaSutta

photo  © Kwan Um Zen

« Le pratiquant médite sur son propre corps de la plante des pieds jusqu'en haut, puis des cheveux du  sommet de la tête jusqu'en bas, un corps contenu dans la peau et rempli de toutes les impuretés appartenant au corps: "Voici les cheveux, les poils, les ongles, les dents, la peau, la chair, les tendons, les os, la moelle, les reins, le cœur, le foie, le diaphragme, la rate, les poumons, les intestins, les excréments, la bile, le phlegme, le pus, le sang, la sueur, la graisse, les larmes, le sébum, la salive, le mucus, la synovie, l'urine."

«Imaginez un sac ouvert en haut et en bas, rempli de diverses sortes de grains - riz complet, riz sauvage, haricots mung, haricots rouges, sésame, riz blanc. Si quelqu'un doté d'une bonne vue ouvre le sac, il le passera ainsi en revue: "Voici du riz complet, voici du riz sauvage, voici des haricots mung, voici des haricots rouges, voici des graines de sésame, voici du riz blanc."

De même, le pratiquant passe en revue tout son corps de la plante des pied aux cheveux du sommet de la tête, un corps contenu dans une couche de peau et rempli de toutes les impuretés appartenant au corps: "Voici les cheveux, les poils, les ongles, les dents, la peau, la chair, les tendons, les os, la moelle, les reins, le cœur, le foie, le diaphragme, la rate, les poumons, les intestins, le mésentère, les excréments, la bile, le phlegme, le pus, le sang, la sueur, la graisse, les larmes, le sébum, la salive, le mucus, la synovie, l'urine."

« C'est ainsi que le pratiquant demeure établi dans l'observation du corps dans le corps -l'observation du corps intérieurement ou extérieurement, ou à la fois intérieurement et extérieurement. Il demeure établi dans l'observation du processus de devenir dans le corps ou du processus de dissolution dans le corps, ou à la fois du processus de devenir et de dissolution.
Ou bien il est attentif au fait: "Il y a ici un corps", jusqu'à ce que viennent la compréhension et la pleine conscience. Il demeure établi dans l'observation, libre, n'étant pris dans aucune considération attachée au monde. Voilà comment pratiquer l'observation du corps dans le corps.
»

Satipatthana Sutta



Avant la naissance je connaissait  " voici"..
Puis j'ai appris à dire "je veux " ..
et mon corps a suivi.
Aujourd'hui je découvre pas à pas que ce que je suis..se résume à "voici" .

Lilou


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jeudi 20 décembre 2007

Croyances

croyance

© Fab Briciuse

Pour faire suite à mon billet précédent sur le karma, les croyances ne me semblent pas être un problème en soi.

Nous sommes des êtres de croyances. Nous nous sentons obligés de créer des croyances pour compenser notre manque de (re)connaissance de la réalité. Ces croyances nous rassurent, nous permettent de nous sentir moins seuls, reliés à ceux qui ont les mêmes croyances.

Mais si certaines croyances peuvent nous aider à développer plus de vie (croire en des valeurs comme la solidarité par exemple) d'autres sont aussi limitantes.
D'abord parce qu'elles nous empêchent d'accepter d'autres points de vue, d'autres croyances ensuite parce qu'elles peuvent être imposées par d'autres &/ou des groupes pour nous empêcher d'élargir notre vision & risquer de quitter le groupe.

Sortir de ses croyances demande donc beaucoup de courage comme le dit Etty Hillesum : " Il faut avoir le courage de se détacher de tout, de toute norme et de tout critère conventionnel." Lire la suite de cette citation ICI.





Se détacher
Se détacher de tout
Pour cueillir ce qui est
en un  sourire qui dit :
c'est ainsi.

Qui sait combien de fois je viens ici en croyant que c'est la première fois..
Qui sait combien de fois j'y trouve des mots écris par moi que je ne reconnais pas ..
Qui sait la fragilité de ces moments là où tout s'efface pour renaître en moi..
Et pourtant la vie s'exprime à chaque fois..
Chaque fois que je fais taire en moi celui qui cherche à savoir pourquoi..
Magie de l'instant..tel un présent juste posé là..en un élan de joie.

Quand je n'ai plus rien à perdre..mon coeur retrouve le chemin de la joie vers le nouvel équilibre ..qui m'unit à vous .

Lilou

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lundi 17 décembre 2007

LE KARMA

karma
Peinture de Nicolas Roerich

Le karma est un mot sanscrit qui veut dire « action ». Toutes nos actions physiques, mentales ou émotionnelles laissent une empreinte en nous. Ces empreintes, telle des graines plantées sous terre, finiront par porter leurs fruits, c’est à dire qu’elles sont causes d’expériences futures.

Une graine positive (qui favorise la vie) apportera un fruit positif, soit un contexte agréable à vivre pour nous. Une graine négative (actions qui vont contre la vie) apportera un fruit fait d’épreuves difficiles à vivre.

La croyance bouddhiste en orient est que ces expériences peuvent survenir sur le terme de plusieurs vies. Pour moi c’est une croyance, c’est à dire qu’il ne s’agit pas d’un fait scientifique, mais d’une construction mentale, une hypothèse qui donne sens à sa vie. La considérant comme une croyance, c’est à chacun de décider s’il partage ou non cette croyance, si cela est aidant ou non pour lui à mener une vie plus spacieuse.

Mais de toutes les manières, que les fruits prennent plusieurs vies ou années pour mûrir ne remet pas en cause le principe de cette loi de cause à effet. Loi qu’on peut démontrer et rencontrer à tout moment. D’un point de vue humain c’est même un mécanisme qu’on connaît bien maintenant, par exemple par les liens que fait le système neurovégétatif autonome entre le (dys)fonctionnement des organes d’avec les émotions.

Donc ce que nous vivons n’est pas une « punition », donnée par quelqu'un d’extérieur à nous, mais le résultat de ce que nous avons fait dans un contexte donné.

La principale cause de ce karma est la « saisie du soi ». Toutes nos perturbations mentales, émotionnelles & physiques en découlent. C’est à dire que nous nous centrons trop sur un personnage mythique que nous prenons pour le « JE » (& hélas pas comme un jeu de construction), alors que c’est un assemblage transitoire et changeant de phénomènes, relié à toute vie qui l’entoure.

On dit qu’il y a trois types d’actions que nous pouvons mettre en œuvre. Cette répartition tient compte d’une manière graduelle, de ce qui favorise ou pas la vie :

  1. les actions dites « vertueuses » qui vont être le don, la patience, la sérénité, l’écoute, la disponibilité, la solidarité, l’éthique
  2. les actions dites « non- vertueuses », comme évidemment tuer, mais aussi voler, ne pas respecter les êtres, imposer des pratiques sexuelles à une personne non consentante, le mensonge, le  bavardage inutile, les paroles blessantes, la convoitise, la jalousie, la méchanceté
  3. et les actions dites « neutres » qui sont les actions quotidiennes qui ne participent ni de l’un ni de l’autre, c’est à dire sans motivation ou effet de nuire ou de faire du bien.

Quand nous prenons conscience de cela, nous cherchons à ne plus créer (ou le moins possible) de contexte négatif qui irait à contre sens de la vie, de la joie, du bonheur, de façon à ne pas se créer d’autres situations difficiles à traverser.

Mais la méditation permet d’aller plus loin, car elle nous permet de prendre conscience que même les actions vertueuses peuvent être perturbées par la saisie de soi (je peux vouloir être bénévole dans une association caritative parce que j’ai besoin de reconnaissance suite à un manque particulier).




Qui parle en moi ?

Nous sommes si nombreux
à dire " je"
De ces "je " pressés
prompts à gesticuler
pour mieux retomber
épuisés.

Se poser la question
pour comprendre la raison
de leur obstination
c'est dénouer les  fils
et tisser la trame
qui touche à notre âme .

Il est au fond de nous
un être de lumière
écoutons le se taire
en un sourire qui dit
simplement: je suis .

Lilou

Posté par Lung Ta à 10:39 - Dharma - Commentaires [7] - Permalien [#]

mercredi 12 décembre 2007

LE POUVOIR DES PAROLES ECRITES

silence

Je lisais un texte de Zhongfeng Mingben (maître zen chinois du XIII° siècle) traduit par Eric Rommeluère. Le titre en est « Vous ne pourrez jamais comprendre le bouddhisme ». Ce méditant disait qu’écrire sur les Sûtras ne permet pas in fine de comprendre le bouddhisme, bien que beaucoup "d'écrivants" (sic) se posent en tant qu’enseignants. Mais comme on le dit , c’est dans une situation violente qu’on peut voir si nous sommes réellement non-violents, c’est dans les situations quotidiennes, dans les difficultés courantes qu’on voit si un pratiquant met réellement en pratique ce dont il parle, ou si cela n’était qu’intellectuel. Et Zhongfeng Mingben nous propose de nous établir justement dans ce quotidien qui n’est pas idéal, mais EST, de ne pas fuir en avant, mais d’être tout simplement présent, ici & maintenant.

Et comme depuis plusieurs jours je sens bien qu’on ne peut pas passer le gout de l’instant par la parole ou les écrits je me demande si tous ces écrits « bloguesques » (dont principalement les miens) ne sont pas confusants  plus qu’éclairants ?

Pour ramener à la réalité, Nietzsche disait que « L’instinct de la connaissance sans discernement est semblable à l’instinct sexuel aveugle, signe de bassesse. »

Alors ne rien dire ? Ne rien écrire ? C’est semblable à toute la démarche de recherche d’enseignant (maître, gourou suivant la sémantique orientale) qui peut des fois plus enfermer que d’aider à se libérer, si on se crée un attachement au maître (qui enseigne le non attachement !). Mais d’un autre côté si c’est notre imaginaire poétique qui nous fera sortir de nos carcans, il nous faut à certains moments de notre processus de changement, rencontrer la parole de l’autre, orale ou écrite, pour se positionner soi-même.

Alors comme le dit David Brazier « Les paroles écrites peuvent aussi bien représenter une source de confusion que de libération. Si on ne le prend pas au bon moment, l’élixir peut devenir un poison. »

Alors je terminerai par ces mots du même psychothérapeute et pratiquant du zen :  « Soyez prudents » et je rajouterai « soyez imaginatifs ».



Un jeu se crée

Il y a du sacré dans le mouvement
alors soyons prudents
ne convoquons pas en nous
le sage inutilement .

Mais avant que tout parle de nous
sans que nous ayons rien à dire
les mots nous tiennent compagnie
sur le chemin de nos vies .

Curieux dilemme qui nous entraîne
ce que je vis ne peut se dire
ce que je dis ne se vit pas
et l'échange porte mes pas .

Alors pour ne plus avoir peur
de perdre la raison
et trouver la saveur
de l'élan de nos coeurs
comme s'ouvre une fleur..jouons.

Aussi légèrement que le fait un enfant
De tout notre sérieux entrons dans le jeu
pour que notre esprit se pose
tel un parfum de rose
qui suit le son..jouons.

Retouvons la confiance
pour créer l'innocence
avec la patience
de celui qui s'entraîne
à naître de lui même .

Lilou

Posté par Lung Ta à 12:00 - La vie, union de l'amour & de la sagesse - Commentaires [18] - Permalien [#]

dimanche 9 décembre 2007

TOUT DONNER A CE QUI EST PRESENT

tempeteauxpingouins

Aujourd’hui vents & pluie, tempête. Si nous regardons le climat social il n’est guère mieux : enrichissement des plus riches, paupérisation des plus pauvres. Quel avenir pour nos enfants préparons nous ?

Une personne me parlait cette semaine de ses recherches sur un lieu où aller pour fuir ce monde libéral & consumériste. Peut on construire l’avenir en fuyant cette société ?

Il me semble que quelque soit la réalité il n’y pas à la fuir, mais au contraire, à y faire face, pour mieux vivre un présent plein de nos potentiels. Et pour apprendre à faire face, à développer ses potentiels de paix et de compassion, la méditation, l’attention vigilante, l’ouverture, l’ici & maintenant, me paraît un excellent moyen.

« Apprendre à ne rien esquiver en soi, ou en dehors de soi ; en devenant plus équilibré & moins égocentrique. » Akong Rimpoché

« La vraie générosité à l’égard du futur consiste à tout donner à ce qui est présent. » Albert Camus



Nous sommes si nombreux à parler d'ailleurs..
en moi.
Où aller interroge l'esprit égaré qui cherche
la paix .
Toujours chez moi répond celui qui a trouvé sa juste place .
 
Lilou

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vendredi 7 décembre 2007

UN SEUL MOMENT : LE PRESENT, IMPERMANENT.

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Dans le ici & maintenant, le temps passe, toujours présent, mais toujours impermanent.
Parfois il faut savoir aussi regarder en arrière, non pas d’une manière nostalgique, mais pour faire le point, comme un navigateur en pleine mer. Regarder en quoi on a pu être utile, un tant soit peu,  à sa famille, à ses proches, à la société.
S’en réjouit.
Regarder les évolutions que nous avons pu vivre en nous qui nous ont rendu plus sensible à la compassion & la sagesse, & s’en réjouir.
Et aujourd’hui, dans ce seul présent qui existe, dans l’impermanence permanente, savoir que cette manifestation que nous sommes peut s’arrêter à tout instant. Mais en attendant, ne pourrions nous pas encore être aidant pour nous même, notre famille, nos proches, la société. Il est encore temps, tant que nous sommes dans le présent.



Prenons le temps

Il est encore temps ..
alors prenons le temps..
d'être vivants!


Prenons le temps
de toucher la pluie
de parler au vent
pour sentir la vie .

Prenons le temps
de chasser l'ennui
de croiser le beau
en parlant à l'autre
pour sentir sa vie .

Prenons juste le temps
d'être là ,simplement
soyons vivants
restons vibrants.

Lise

Posté par Lung Ta à 07:00 - Actions non-violentes sur le monde - Commentaires [7] - Permalien [#]

mercredi 5 décembre 2007

LE SENS DE LA VIE

sensvie

Pour continuer l’échange qu’il y a eu suite au billet de Marc : peut on trouver un sens à la vie sans s’identifier à quoi que ce soit ?

Le fait de trouver un sens à une souffrance vécue, aide à transmuter celle-ci. Et la souffrance finissant toujours par apparaître dans toute vie (maladie, séparation, manque, mort...) c’est ainsi qu’est apparu le dolorisme (philosophie & spiritualité) qui en plus permet le maintien d’un système oppressif & sacrificiel.

« Toute notre liberté réside dans le fait de passer d’une vie subie à une vie choisie » (Jean-Yves Leloup). C’est donc de la responsabilité de chacun de donner un sens à sa vie par les choix qu’il fait. C’est donc aussi accepter que la vie ne puisse pas avoir de sens en elle-même ou tout du moins qu’on ne puisse pas trouver soi-même ce sens. L’exemple le plus « frappant » est quand un enfant meurt, quel sens trouver à cela ?

Ne suffit-il pas de s’extasier sur le miracle de la vie & de profiter au mieux de celui-ci en fonction de sa rareté & de sa fragilité ; & de tout faire pour lui permettre de durer sans à minima lui nuire.

« Et le sens se révèle dans l’intensité avec laquelle nous vivons cette vie là. » (Jean-yves Leloup)



Le monde s'éveille

Curieux paradoxe qui fait prendre à la vie tout son sens..lorque nous arrêtons de le chercher .
Quand il n'y a nulle part où aller ..ne suis je pas à chaque instant arrivé ?

Le monde s'éveille

Quand ce que je contemple
a cessé de me dire
ce que je veux entendre
au gré de mes désirs.

Quand du bout du regard
la paix qui se repose
enveloppe chaque être
chaque chose

En lui donnant le droit
simplement d'être là
pour m'offrir la lumière
de son propre mystère.

Il est des matins doux
comme un rêve d'enfant
qui naissent voluptueusement
et s'alanguissent en flânant.

Il est des matins frais
où la brume se lève
et déchire le voile
du jour telle une prière.

Il est des matins vrais
insolents et superbes
qui claquent  en passant
la porte aux ténèbres.

Tous chantent la vie
d'un seul battement d'aile
quand le monde s'éveille
et s'étire au soleil.

Lise

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lundi 3 décembre 2007

LE VERITABLE TRESOR

cache

« Bodhidharma, né à Sri Lanka vers 500 après Jésus-Christ, était le troisième fils du roi de cette région indienne. A l'âge de huit ans, on pouvait affirmer qu'il avait déjà le satori. Voici pourquoi:

Un jour, son maître, un très grand moine qui s'appelait Hannya Tara, reçut du roi une pierre d'une valeur inestimable.
Le maître demanda aux trois princes: « Connaissez-vous quelque chose d'une valeur plus grande que cette pierre dans notre monde ?»

Le prince aîné répondit : «  Seulement vous, Maître avez reçu ce cadeau, Vous êtes en possession du plus beau trésor de la terre. »

Le deuxième prince répondit également: « Même en cherchant toute notre vie, nous ne pourrons trouver dans notre monde, une pierre comparable. »

Bodhidharma, alors âgé de huit ans, dit à son tour:

« C'est un véritable trésor, un trésor inestimable, mais c'est un trésor de œ monde, un trésor vulgaire.
Aussi, je pense que notre véritable sagesse est d'une grande valeur. Comprendre la valeur de ce trésor est également une forme de sagesse ; néanmoins, cette sagesse n’a pas de profondeur ; comprendre que le diamant est une pierre très précieuse d’une valeur bien plus grande que le bout de verre est de la sagesse sociale. »

Et Bodhidharma continua: « La véritable sagesse est de nous comprendre nous-mêmes.
»

Taisen Deshimaru



Vivre

Epouser la joie
l'accueillir
vibrer à travers elle.

Epouser la peine
l'accueillir
vibrer à travers elle.

Juste s'attacher à vibrer
de notre propre résonance
au monde .

lilou


Posté par Lung Ta à 07:27 - Dharma - Commentaires [9] - Permalien [#]



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