mercredi 31 octobre 2007
LE SOURIRE INTERIEUR, VERITABLE ACTE ENERGETIQUE.
Ceux qui pratiquent le chi-kung connaissent le sourire intérieur. (voir ici )
Voici une histoire extraite du livre « Comment éveiller le soleil intérieur » :
Un jour, Dieu vint séjourner sur terre. Il devait rester seulement une semaine, et durant son séjour, n’importe qui avait le droit de venir lui rendre visite et de pouvoir bénéficier d’un tête à tête avec le Créateur de l’univers. On ne pouvait accéder au bureau de Dieu qu’après avoir traversé trois antichambres.
Tout le monde voulait naturellement obtenir une rencontre en tête à tête avec Dieu. Chacun avait un million de questions à poser à l’Être suprême.
N’importe qui pouvait se présenter et demander à rencontrer Dieu, l’ange le conduisait devant la porte de la première antichambre en lui disant :
– Vous avez juste trois antichambres à traverser. Pour ouvrir les portes, vous n’avez qu’à sourire.
Les gens se retrouvaient devant la première porte, souriaient, mais rien ne se passait. Lorsqu’ils revenaient auprès de l’ange pour lui demander des explications, ils s’entendaient invariablement répondre :
– Les portes s’ouvrent grâce à l’énergie que vous déployez par le sourire. Si les portes ne s’ouvrent pas, c’est que l’énergie que vous déployez n’est pas suffisante. Essayez encore et encore, ne perdez pas espoir.
Les gens recommençaient, encore et encore, en vain.
Les anges expliquèrent que Dieu n’accordait aucune importance au sourire physique, et si les portes ne réagissaient pas, c’était probablement parce que les gens n’arboraient que des sourires « émail diamant ».
Il devint évident qu’il fallait être quelqu’un de remarquable pour avoir une chance de faire réagir ces portes.
Il fut décidé que celui qui réussira à rencontrer Dieu aura la mission, en plus de demander des choses qui lui seront personnelles, de soumettre à Dieu deux questions au nom de l’humanité toute entière :
Comment s’affranchir de la souffrance ?
Comment atteindre le bonheur éternel ?
Comme personne n’osait plus se présenter, les gens se réunirent une nouvelle fois pour désigner trois personnes qu’ils estimaient être les personnes les plus évoluées de toute l’humanité : un prix Nobel de sciences, un prix Nobel de littérature, et un prix Nobel de la paix.
Le premier était estimé comme étant le scientifique le plus brillant de la planète. Le second était estimé comme étant le poète le plus subtil de la planète. Et le troisième était estimé comme étant l’humaniste le plus grand de la planète.
Le scientifique se présenta devant les antichambres. Il se remémora l’extraordinaire plaisir intellectuel qui l’avait envahi le jour où il avait fait la découverte qui lui avait valu le prix Nobel de sciences, et il sourit. Et le miracle se produisit : la porte de la première antichambre s’ouvrit toute grande. Il y eut un tonnerre d’applaudissements. Mais lorsque le scientifique se retrouva devant la deuxième porte, il fut incapable de la faire réagir. Il finit par abandonner, car il était évident que seule la première porte avait été à sa portée. Il revint sur ses pas, et la première porte se referma derrière lui.
Les gens furent très déçus par cet échec, mais il restait encore deux brillantes personnes en lice. Ce fut au tour du poète. Il se posta devant la première porte, puis il se remémora le jour où il acheva son plus beau recueil de poèmes, celui qui avait ému la terre entière et qui lui avait valu le prix Nobel de littérature. Et quand il se rappela en souriant de la profonde émotion qui l’avait submergé à ce moment-là, les portes des deux premières antichambres s’ouvrirent toutes grandes, entraînant une euphorie hystérique dans le public. Mais la porte de la troisième antichambre se montra indifférente, et le poète dut reconnaître qu’il n’irait pas plus loin. Il revint sur ses pas et les portes se refermèrent.
Il ne restait que l’humaniste, et tout le monde était certain qu’il allait réussir car il était certainement quelqu’un de plus grand que le scientifique et le poète. L’humaniste se plaça devant la première porte, puis il se souvint de la profonde expérience de béatitude qui s’empara de lui lorsqu’il signa le traité qui avait mis fin, d’un seul coup, à la majorité des guerres et des conflits qui sévissaient sur terre depuis des dizaines d’années. Quand il sourit, rien ne se produisit.
Les gens allaient se résigner lorsqu’une petite fille se présenta. Au stade où en étaient les choses, on n’avait rien à perdre à laisser une petite fille tenter sa chance. La petite fille prit note des deux questions à poser en cas de réussite, puis elle se présenta devant les antichambres. Elle posa sa main sur la poitrine, puis se mit à sourire du fond du cœur. Comme par enchantement, les trois portes s’ouvrirent paisiblement en même temps, laissant filtrer une incroyable lumière qui devait certainement émaner de Dieu. Devant ce miracle, la foule s’immobilisa dans un profond silence, empreint de respect mais aussi d’incompréhension, car personne ne comprenait comment une simple petite fille pouvait réussir là où trois prix Nobel avaient échoué.
La petite fille traversa le couloir, puis elle se retrouva en face de Dieu. Les portes s’étaient refermées derrière elle, et les gens n’eurent même pas le temps d’entrapercevoir fugacement l’Être suprême. Trois heures plus tard, les portes s’ouvrirent à nouveau et la petite fille sortit. Le séjour de Dieu était arrivé à son terme et on vit une lumière aveuglante, vaste comme un soleil, s’élever dans les airs puis disparaître dans l’espace. Tout le monde entoura la petite fille, et on pouvait lire dans les yeux un curieux mélange de jalousie, d’étonnement, d’égarement, de perplexité, d’émerveillement et d’espoir.
– Comment as-tu réussi à ouvrir les portes ? demanda la foule à la petite fille.
– J’ai simplement souri de tout mon cœur, répondit-elle.
– Quelle question personnelle as-tu posée à Dieu ?
– Je n’avais aucune question personnelle, je voulais seulement voir Dieu.
– À quoi Dieu ressemble-t-il ?
– Il me ressemblait, comme une sœur jumelle.
Cette réponse plongea tout le monde dans la confusion la plus totale. Ainsi donc, Dieu avait l’apparence d’une petite fille.
– Est-ce que tu as demandé à Dieu comment s’affranchir de la souffrance ?
– Oui, et il m’a répondu qu’il suffisait de sourire tous les jours, de tout son cœur.
– Et c’est tout ce qu’il t’a répondu ?
– Oui.
– Est-ce que tu as demandé à Dieu comment atteindre le bonheur éternel ?
– Oui, et il m’a répondu qu’il suffisait de sourire tous les jours, de tout son cœur.
– Mais c’est la même réponse que pour la souffrance.
– Je sais, mais c’est ce que Dieu m’a dit.
– Es-tu certaine d’avoir bien entendu ?
– Tout à fait certaine.
– Mais comment fait-on pour sourire de tout son cœur ?
– Bah… il suffit de le faire, c’est tout.
La foule était amère. C’était bien dommage, pensaient les gens, car la petite fille n’était sûrement pas la personne idéale pour discuter sérieusement avec Dieu de la question de la souffrance et du bonheur. Elle n’avait certainement pas bien posé les questions et elle n’avait sûrement pas bien compris les réponses. Dieu ne reviendrait peut-être jamais séjourner sur terre, et la seule chance que l’humanité avait de découvrir le moyen de s’affranchir de la souffrance et de trouver le bonheur éternel avait été perdue. C’était ce que croyaient les gens, car ils ne voulaient pas croire que les vraies réponses soient aussi simples.
Si simple de te retrouver ..en un sourire .
Quand du bout de nos lèvres
le coeur qui se repose
touche chaque être, chaque chose
en lui donnant le droit
simplement d'être là .
Lilou
lundi 29 octobre 2007
La Voix du Silence
La Voix du Silence est un projet que j’ai préparé il y a déjà quelques semaines & qui « fonctionne tout seul » (ou presque) depuis septembre.
Il est né suite aux questions récurrentes que l’on me posait « comment méditer ? ». Il est fait pour toute personne qui débute, et qui n’a pas obligatoirement envie de rejoindre une voie bouddhiste.
Mais la méditation n’est pas en soi une « technique » qu’on apprend, c’est plutôt la vie qu’on goute pleinement & qu’on protège amoureusement. Alors la Voix du Silence, c’est plus un témoignage d’un parcours remis dans « un » ordre particulier pour proposer de SE rencontrer grâce à des rendez-vous avec soi même, pour toucher ce qu’il y a de plus humain en nous & qui nous rend particulièrement disponible aux autres humains.
Comme je l’écris sur la Voix du Silence, la méditation est un processus qui commence Ici & Maintenant et dont l'objectif est d'arriver à Ici & Maintenant. La seule différence sera l'espace que l'on occupera et l'attitude dans lequel on l'occupera. Rien de miraculeux, sinon de toucher la vie à chaque instant.
Je conseille de suivre ce processus d’une manière très progressive (un seul billet par semaine est publié automatiquement) même si les plus avides liront tout d’un seul coup et en ressortiront avec encore plus d’avidité, car ils n’y trouveront pas de recette miracle (qui n’existe pas). La bonne mesure est quand on sent se déployer en soi LA VIE.
Ces textes ne sont là que pour des débutants, profanes du bouddhisme même si Suzuki dit de toujours garder l’esprit du débutant.
Je souhaite à tous, un bonheur durable dans la félicité.
http://lavoixdusilence.canalblog.com/
samedi 6 octobre 2007
Pause pour se poser
La nécessité de se poser quelque peu entraine une pause de ce blog.
Ceux qui souhaiteraient être tenus au courant de son redémarrage, peuvent s'abonner ici
Merci de tous vos passages et messages.
Chaleureusement
mercredi 3 octobre 2007
LE SENS DE LA VIE
Catherine Clément fait parler d’une manière très touchante, Théo qui est atteint d’une leucémie et qui part en voyage (peut être le dernier) :
« L'angoisse lui serra le cœur. Le pire, c'était que Maman ne supporterait pas. Et que peut-être Théo ne la reverrait plus. Non! La seule solution, c'était de ne pas mourir. »
Cela donne un éclairage je trouve, sur ce qu’on peut faire de nos vies.
Qu’importe ce qu’on obtient, mais la détermination claire est importante pour donner sens à notre vie. Il est plus important de faire que d’y arriver (et surtout de ne pas tenter) suivant le Dalaï Lama :
« L'important, c'est de faire de son mieux. Que l'on arrive ou non, c'est une question différente. Même si l'on n'atteint pas ce que l'on cherche dans cette vie, cela ne fait rien. Du moins, on aura tenté de façonner une vie meilleure, fondée sur davantage de compassion et moins d'égoïsme. j'en suis fermement persuadé. »
Néanmoins ce n’est pas pour cela qu’il faut passer une vie de dilettante, car si ce que l’on fait de notre vie, détermine le sens qu’elle aura, quand il nous apparait qu’elle a un sens, alors on ressent bien qu’il ne nous faut pas perdre de temps, mais de faire de chaque instant un pas en ce sens. Ce que Lama Thoubtèn Zopa Rinpoché décrit ainsi :
« Puisque nous avons cette occasion incroyable de développer notre esprit et d'apporter le bonheur à d'autres êtres vivants, il est extrêmement important de ne pas gaspiller les inestimables années, mois, semaines, jours, heures, minutes ou même secondes qu' il nous reste à vivre. C'est notre attitude qui détermine si notre vie a un sens ou pas. Si notre attitude est malsaine, nous gaspillons notre temps et notre vie n'a aucun sens. S'i notre attitude est saine, si notre souhait est d'amener paix et bonheur aux autres êtres, notre vie prend tout son sens. »
Fleur de vie
Tel un bouquet de fleurs des champs
la vie se cueille..en passant .
Ce n'est pas la grosseur du bouquet qui lui donne son sens, mais l'attention délicate mise dans le choix de chaque brin.
Cueillie en amour..une seule fleur suffit pour exprimer notre talent .
Qu'elle soit la première ou la dernière..elle est unique .
Lilou










