Lung Ta Zen

« Pour aimer il faut être libre, pour être libre il ne faut pas avoir peur » Zen, bouddhisme libertaire, méditation, tantrisme, action non-violente, thérapie, pyschologie, bien être

vendredi 31 août 2007

LE SYMBOLISME EXTERIEUR DU TEMPLE TIBETAIN

Ces renseignements sont tirés d’un autre livre de Tcheuky Sengué.
Ces informations ne se retrouvent pas toutes de la même manière sur tous les temples, tout dépend aussi du contexte (ils sont souvent construits sur et  contre une montagne), il peut y avoir plus de marches, plus de piliers etc... ce sont les termes génériques, un apprentissage mnémotechnique des enseignements. De  la même manière je n’ai retenu que certains symbolismes, mais c’est beaucoup plus complet  :

gompa_la_tsomoriri
(Toutes les photos de ce billet sont des photos personnelles)
Gompa près du Lac Tsomoriri

Les marches du porche symbolisent les "quatre attentions parfaites":

  • attention parfaite au monde extérieur,

  • attention parfaite au corps,

  • attention parfaite aux sensations,

  • attention parfaite aux phénomènes mentaux.

hemis_gompa
Hémis Gompa

Les quatre piliers sur le devant du porche représentent les "Quatre Nobles Vérités":

  • vérité de la souffrance,

  • vérité de l'origine de la souffrance,

  • vérité de la cessation,

  • vérité du chemin.

gompa01

La porte d'entrée symbolise l'entrée sur le chemin de la libération.

stock_gompa
Stok Gompa

La frise rouge en haut représente la capacité qu'a le dharma d'établir les êtres dans les champs de manifestation pure, les paradis créés par l'esprit des Bouddhas.

Les fenêtres correspondent à la "vision illimitée" qui perçoit simultanément dans toutes les directions.

Au Tibet, il arrive que, devant la façade du temple, soit tendue une grande pièce de tissu noir. Tissée en épaisse laine de yak, elle n'a d'autre fonction que de protéger du froid intense régnant sur les hauts plateaux.

toit_gompa

Le toit représente la fin de toute souffrance.

Surmontant la masse souvent imposante d'un temple, brillent sur le toit plusieurs ornements recouverts d'or qui ne sauraient manquer d'attirer l'œil: une roue flanquée de deux biches, des bannières de victoire et un pignon doré.

LA ROUE FLANQUÉE DES DEUX BICHES est posée en borduré du toit, de manière à être très visible.
La roue elle-même, qui transmet une idée de mouvement, de propagation sur la Terre entière, symbolise l'enseignement du Bouddha, le dharma, on l'appelle donc une Roue du Dharma.
Ses huit rayons représentent l'Octuple Noble Sentier (vue juste, pensée juste, parole juste, effort juste, moyens de subsistance justes, attention juste, absorption juste, action juste).
Les biches, quant à elles, rappellent les circonstances dans lesquelles le Bouddha, selon l'expression consacrée, mit en mouvement pour la première fois la Roue du Dhanna, c'est-à-dire donna son premier enseignement.

  • Après avoir obtenu l'Eveil sous l'Arbre de la Bodhi à Bodhgaya, le Bouddha, en effet, considérant la profondeur de l'état qu'il avait atteint, pensa tout d'abord qu'il ne servirait à rien d'enseigner, car personne ne pourrait comprendre. Il déclara:
    "J'ai trouvé un Dharma pareil à l'ambroisie, Profond, paisible, simple, incomposé, radieux. Comme nul n'entendrait ce que j'en montrerais, Je demeurerai coi au cœur de la forêt"
    Toutefois, sept semaines plus tard, il reconsidéra son jugement et choisit de communiquer sa découverte. Il décida de guider en premier lieu cinq ascètes qui;-avaient été à ses côtés au cours des six années de terribles austérités auxquelles il s'était précédemment adonné.
    Il alla les retrouver à Samath, en bordure de l' actuelle ville de Bénarès, et leur délivra son premier enseignement, développant le thème des Quatre Nobles Vérités. Ceci eut lieu dans un endroit nommé le Parc des Gazelles (ou Parc des Biches). C'est pour commémorer cet événement que la Roue du Dharma est assistée de deux biches.
    Celles-ci sont non seulement un rappel de la "mise en mouvement" de l'enseignement, mais elles représentent aussi les disciples attentifs, suggérant que le dharma est pour eux source de paix, de douceur et d'humilité.

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Lama Thupstan Wangchuk

LES BANNIÈRES DE VICTOIRE se présentent sous la forme de cylindres métalliques agrémentés de reliefs; elles sont fichées à chaque coin du toit Ces bannières, originellement en tissu, symbolisaient dans l'Inde ancienne la victoire d'une armée sur le camp ennemi.
Elles ont été reprises par la tradition bouddhiste pour représenter la victoire du dharma sur les forces négatives, du spirituel sur le temporel.

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Sur le toit des monastères, on remarque parfois deux sortes de bannières de victoire: les plus fréquentes sont en métal (doré ou non); d'autres sont enrobées de tissu noir et surmontées d'une tête de mort et d'un trident. Ces dernières, appelées "bannières de victoire du cœur" (tib. touk gy gyaltsèn), rappellent davantage la présence des divinités d'aspect farouche connues sous le nom de "protecteurs du dharma".

LE PIGNON D'OR (tib. sertok) (à gauche sur la photo ci dessus) pointe vers le ciel au sommet du petit toit incliné qui surplombe habituellement la terrasse constituant la plus grande partie du toit du temple tibétain.
Les rondeurs et les resserrements du pignon d'or lui donnent une forme très particulière; celle-ci, comme toujours chez les Tibétains, n'est pas seulement le reflet d'une recherche esthétique, mais plutôt d'une symbolique exprimant de nombreuses qualités du dharma (Lotus, cloche, joyaux...)

lama_thupstan_mandjuchri
Lama Thupstan Wangchuk dans la salle de méditation et de réception de son école devant une statue de Mandjushri
(Divinité de la sagesse, invoquée chaque matin avant les cours)

L'UTlLISATlON DE L'OR - Les Tibétains aimaient utiliser pour leurs temples de grandes quantités d'or, dont ils recouvraient non seulement le pignon, mais aussi, quand ils le pouvaient, les toits, les statues ou d'autres objets.
Il n'est pas rare que cette magnificence déroute les Occidentaux, qui voient une sorte de contradiction entre la pauvreté (mais, disons-le, rarement l'indigence) du peuple tibétain et l'utilisation des biens précieux à des fins qu'ils jugent secondaires.
Pourquoi secondaires? Parce qu'ils y voient avant tout une décoration.
Les Tibétains en général, et les Maîtres en particulier, ont une tout autre idée de l'usage de l'or pour les temples. S'il s'agissait simplement d'agrément esthétique, sans doute seraient-ils les premiers à regretter ce déploiement de richesses. Cependant, parer d'or la demeure divine remplit pour eux une fonction bien différente, qui est triple:

  • tout d'abord, en offrant ce qui, aux yeux des hommes, symbolise la richesse, on fait l' apprentissage du détachement;

  • en deuxième lieu, par la valeur de ce que l'on offre, on comprend d'autant mieux la valeur de ceux à qui l'on offre; l'importance de l'offrande donne en elle-même de l'importance au chemin que l'on veut parcourir;

  • en troisième lieu, par l'offrande, on accumule du mérite, autrement dit, on produit du karma positif, facteur, dès cette vie, de bien-être et de bonheur pour l'ensemble des habitants de la planète, facteur encore de bien-être et d'énergie spirituelle pour les vies futures.

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mercredi 29 août 2007

Symbolisme des couleurs

  • Pour répondre (partiellement et succinctement) à une question posée sur les couleurs dans le bouddhisme voici quelques indications concernant ces couleurs sur la représentations des divinités. Ces informations sont principalement tirées du précieux livre de Tcheuky Sengue.

Dans le bouddhisme tantrique, les couleurs des divinités peuvent se référer aux qualités mentionnées ci-dessous, sans que ce soient des équivalences universelles. Nous les donnons à titre d'indication. Pour chaque couleur, la première signification est le plus souvent associée aux divinités paisibles, la seconde aux divinités irritées.

Le fait qu'une divinité soit d'une couleur ne signifie bien évidemment pas qu'elle ne posséderait qu'une qualité à l'exclusion des autres. Toutes les divinités étant des expressions de l'Eveil, elles en personnifient toutes les qualités. Seule leur apparence, au profit des méditants, en manifeste une plutôt qu'une autre.

csamantabhadra
Samantabhadra (ici en union intime avec sa parèdre Samanthabhadri) représente le Bouddha primordial, celui qui a révélé les tantras. Son corps de couleur bleue comme l'espace et sa nudité, symbolisent le Corps absolu (Dharmakaya) a-delà des formes et des concepts.

  • bleu

-la connaissance du dharmadatou ou de la vacuité;

-l'ignorance purifiée dans la sagesse du dharmadatou (le même symbolisme est souvent attribué au noir, voire au brun sombre, de certaines divinités irritées).

ctchenrezigf
Chenrézi, symbolise la pureté accomplie, c'est l'incarnation de la compassion

  • blanc

-la pureté, l'absence des deux voiles (voile des perturbations internes et voile de l'ignorance);

-la colère transformée en sagesse semblable au miroir.

cdzambala
Dzambhala, un des 4 gands gardiens du monde, il tient un joyau dans la main droite, il écarte la pauvreté.

  • jaune

-la richesse de toutes. les qualités éveillées;

-l'orgueil transformé en sagesse de l'égalité.

cAmitabha
Amitabha, la Lumière Infinie, c'est la sagesse qui perçoit d'une manière simultanée & sans confusion, la vacuité de tous les phénomènes et leur interdépendance, de là naît un amour inconditionnel, impartial & libre pour chaque être.

  • rouge

-le rayonnement de l'amour et de la compassion;

-le désir transformé en sagesse de la distinction.

cGreen_Tara
Tara verte, la Libératrice, c'est la compassion en action d'une manière prompte

  • vert

-l'activité éveillée;

-la jalousie transformée en sagesse accomplissante.

Il est à noter que le bouddha après avoir atteint l’éveil se fit une tenue en cousant différents morceaux de tissus trouvés, pour leur donner une couleur uniforme, il les trempa dans la boue. C’est pourquoi les vêtures des moines bouddhistes sont toujours dans des couleurs « terre », ocre pour les moines d’asie du sud, noir pour les moines japonais, brique pour les moines tibétains, gris pour les moines coréens...

On dit aussi que c’était un symbole de pauvreté, dans la mesure où l'ocre était réputée la teinture la moins onéreuse ???

Sinon dans un mandala, chaque couleur représente un des 5 éléments traditionnels (terre, eau, feu, espace, air)  et aussi une des 5 familles de bouddhas :

  • blanc

Bouddha Vairochana, a l'est ou au centre. Celui qui agit contre ignorance. Il porte la roue des enseignements et son siège est celui du lion.  En effet, il représente le Bouddha en son aspect d'enseignant. Son trône est supporté par des nains mythologiques renommés pour leur puissance physique. Tathagatha de la famille au nom sanscrit de Buddha.

  • bleu

l'espace cosmique

Bouddha Akshobya ou Vajrasattva [tout blanc, celui qui purifie]  Il agit contre le colère et son trône est supporté par des éléphants. Le vajra est son symbole et il est le Tathagatha de la famille nommé Vajra.

  • rouge

l'ouest, Amitabha tenant son bol ou un fleur sur trône lotus, avec paons. Il agit contre la crainte. C'est le Tathagatha de la famille nommé Padma (lotus.)

  • vert

Au nord, Amoghasiddhi sur trone avec supports en forme de shang-shangs [etres moitié oiseau, moitié humain] tiens la croix-vajra. Il agit contre l'orgeuil. Tathagatha de la famille Karma (action.)

  • jaune

Ratnasambhava, Bouddha transcendantal du sud assis sur son trône avec un cheval a chaque coin.

Portant un joyau, il agit contre l'avidité. Tathagatha de la famille Ratna (joyau.)

Vous pourrez trouver ici, une page complète sur les couleurs et les familles des Bouddhas.

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lundi 27 août 2007

ETHIQUE BOUDDHISTE

drapeau
Drapeau bouddhique (voir en fin de ce billet pour les explications)

Le bouddhisme est à la mode (même si cela aurait tendance à diminuer peut être actuellement ?) car il paraît une doctrine de bien être que l’on souhaiterait tous mettre en pratique dans cette vie qui nous stresse et peut nous détruire. Mais il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas une voie de « relaxation » (même si elle peut en avoir les effets), une voie qui permet un mieux être physique et matériel mais plutôt un engagement personnel vis à vis de la vie en général.

« Le principe fondamental de l’éthique bouddhiste est d’aider les autres, et si cela n’est pas possible il faut au moins veiller à ne pas faire le mal » nous dit le Dalaï Lama.

En fait, dans la suite du texte, le Dalaï Lama nous explique qu’on pourrait mettre cette éthique sur trois plans différents :

Le 1er plan correspondrait à une éthique de libération individuelle. C’est à dire qu’on essaye de ne pas pratiquer d’actes qui nous soient négatifs et même de pratiquer des actes qui nous soient positifs (toujours en respectant le principe minimum de ne pas nuire à autrui). Ces actes pourront concerner le corps (prendre soin de son corps, ne pas le maltraiter, par l’alimentation, l’hygiène de vie en général etc...) que les émotions et l’esprit en l’humain (dans le but d’atteindre l’état d’Eveil)

Le 2ème plan est celui d’une éthique qui a souci des autres (c’est l’éthique de ceux qu’on appelle les Bodhisattvas, ceux qui agissent pour sauver tous les êtres). Pour éviter de sombrer dans l’égoïsme du 1er plan (ce qui ne devrait normalement pas être possible, compte tenu du principe général) toute la pratique va être de poser des actes positifs pour sauver des êtres.
C’est être capable de faire la mesure entre une vie (la notre) et les milliards de vies des autres humains et voir de quel côté penche la balance. C’est une vie de compassion, étymologiquement qui veut dire : qui entre dans la souffrance des autres êtres pour mieux les aider à s’en sortir.

Le 3ème plan est un plan plus subtil que l’on apprend en pratiquant le bouddhisme tantrique, normalement après avoir déjà acquis par la pratique des bases suffisantes qui nous ont fait prendre réellement conscience de l’impermanence, de l’interdépendance et la vacuité. Ce plan est centré sur ces pratiques spécifiques qui permettent d’imaginer et de développer en soi un état mental et physique tel qu’on puisse aider efficacement tous les autres êtres vivants.


Wikipedia :

Le drapeau bouddhique a été créé en 1880 au Sri Lanka par le Colombo Comitee sur les conseils du colonel en retraite de l'armée américaine Henry Steel Olcott, un des fondateur et le premier président de la Société théosophique.
Le drapeau n'est officiellement adopté par l'ensemble des communautés bouddhiques que le 26 mai 1950 lors d'un rassemblement œcuménique à Colombo. Depuis, il est largement utilisé dans tous les pays bouddhistes et flotte sur les temples et à l'occasion des manifestations religieuses.

Ces six couleurs représentent les cinq sources de perfectionnement indispensables à la pratique bouddhique.

Cinq bandes verticales unies se succèdent :

    * le bleu, symbole de la méditation ;
    * le jaune clair, pour la « pensée juste » ;
    * le rouge, pour l'énergie spirituelle ;
    * le blanc, pour la « foi sereine » ;
    * la couleur orangée, pour l'intelligence, est un composé des quatre couleurs précédentes, car l'intelligence est considérée comme la synthèse des qualités que ces couleurs symbolisent et rappelle le safran des robes de moines.

La sixième bande, reprenant cette succession de couleurs empilées verticalement, représente l'association des cinq précédentes et symbolise la non-discrimination

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dimanche 26 août 2007

Le Dimanche c'est Mancie

soleil

tarot de Marseille - Lame XVIIII - Le Soleil


Le Tarot n'est pas une science, c'est un art, c'est à dire qu'il ne s'agit pas d'apprendre ce que "veut" dire chaque lame, mais d'être en capacité de s'ouvrir à ce que NOUS dit à nous en particulier la (ou les) lame face à laquelle nous sommes confrontés. Chaque réponse est la bonne, chaque réponse est la sienne.

Si vous voulez vous livrer à cette exercice de "résonnance" libre à vous de laisser un commentaire pour parler de cette lame selon vous !

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samedi 25 août 2007

Samedi c'est Samadhi en BD

BDjoie

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mercredi 22 août 2007

PEUT ON ENFERMER AU NOM DE LA LIBERTE ?

amour_cage_fruit

En amour ? Voilà ce qu’en disent des femmes pachtounes en Afghanistan, entre elles, à voix basses, près du puit :

« Pose ta bouche sur la mienne
Mais laisse libre ma langue pour te parler d'amour. »

Sayd Bahodine Majrouh

Voilà ce que Françoise Simpère  fait dire à Alice:

« Vous m'aviez demandé comment j'avais pu me délivrer de certaines passions. Je vous avais livré mon secret: lorsque je sens mon cœur et mon corps envahis par un Prince Charmant, il me suffit pour me délivrer de son emprise d'imaginer comment serait mon existence si je décidais de ne vivre qu'avec lui, en renonçant à connaître tout autre homme.

Ce n'est pas un manque d'amour, c'est un besoin de liberté: je suis capable d'aimer passionnément et d'aimer éternellement, mais je refuse de confier ma vie à un seul homme. Avec l'âge, j'en suis encore plus convaincue. Plusieurs fois, j'ai cru rencontrer, comme on dit, l'Homme de ma vie. Ce qui signifie en clair que plusieurs hommes étaient capables de l'être, et non pas un seul sur terre comme on l'enseigne aux petites filles. Pour que le monde progresse, David, il a fallu des scientifiques, des littéraires, des maçons, des cultivateurs, des aventuriers, des danseurs, et même des flics et des épiciers à blouse grise et crayon sur l'oreille.
Pour qu'une vie s'épanouisse, je pense qu'il faut aussi des amours variées et qu'on ne peut pas abandonner son existence à un seul être, si brillant soit-il.
»

Et pour la pratique de la méditation que certains voudraient enfermer dans des « règles », des objectifs à atteindre, ou des personnes à qui se soumettre :

« Pour l'école du Zen, l'essentiel est d'atteindre profondément le grand Éveil et cela ne dépend ni du nombre de kôans médités ni du nombre d'années d'exercice. »

(Maître Takuan)

Posté par Lung Ta à 17:03 - La vie, union de l'amour & de la sagesse - Commentaires [27] - Permalien [#]

lundi 20 août 2007

LE BOUDHA GISANT DE CEYLAN

boudhasrilanka

Un très beau texte du poète Pablo Neruda :

« Partout les statues de Bouddha, de Lord Bouddha.,.Les statues sévères, verticales, vermoulues, avec une dorure qui leur communique un éclat animal et un écaillement extérieur qui donne à croire que l'air les détériore... Sur leurs joues, sur les plis de leur tunique, sur leurs coudes, leur nombril, leur bouche, leur sourire, jaillissent de petites macules: champignons, porosités, traînées excrémentielles de la forêt...
Et voici aussi les gisants, les énormes gisants, les statues de quarante mètres de pierre, de granite gréseux, pâles, étendues parmi les feuillages sonores, inattendues, surgissant de quelque recoin de la forêt, de quelque plate-forme environnante...

Elles sont douces en leur ambiguïté métaterrestre bien connue, elles qui aspirent à s'en aller et à rester... Et ces lèvres de pierre si suave, cette majesté impondérable faite cependant de pierre dure, à qui sourient-elles, et à combien d'élus, sur la terre sanglante?.. Elles ont vu passer les paysannes qui fuyaient, les incendiaires, les guerriers masqués, les faux prêtres, les touristes dévorants...
Et la statue est restée là, bien à sa place, l'immense pierre avec des genoux, avec des plis sur sa tunique, avec son regard perdu et pourtant existant, complètement inhumain et d'une certaine façon humain.

Nous ne pouvons nous empêcher de penser aux terribles christs espagnols dont nous avons hérité avec leurs plaies et tout le reste, leurs pustules et tout le reste, leurs cicatrices et tout le reste, et avec cette odeur de cierge, d'humidité, de renfermé qui est celle des églises...
Ces christs aussi ont hésité entre être des hommes ou des dieux Pour en faire des hommes, pour les rapprocher de ceux qui souffrent, de la femme en couches, et du décapité, du paralytique et de l'avare, des gens d'église et de ceux qui entourent les églises, pour les rendre humains, les sculpteurs les ont dotés de plaies horripilantes et tout s'est transformé en religion du supplice, en pèche et souffre, ne pèche pas et souffre quand même, vis et souffre, sans que tu puisses trouver d'issue libératrice...

Ici non, ici la paix est arrivée jusqu'à la pierre... Les statuaires se sont révoltés contre les canons de la douleur et ces Bouddhas colossaux, avec des pieds de dieux géants, ont sur le visage un sourire de pierre qui est paisiblement humain, sans toute cette souffrance...
Et il en émane une odeur non de pièce morte, non de sacristie et de toiles d'araignée, mais d'espace végétal, de rafales qui retombent soudain en ouragans de plumes, de feuilles, de pollen de la forêt sans fin.
»

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dimanche 19 août 2007

Le Dimanche c'est Mancie

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XV - Le Diable -  Tarot des Arcanes publié au Népal dans les années 80 (post-hippies) !

Les lames ont la caractéristiques d'être en noir & blanc, de ne pas être nommées ni numérotées et de n'être composées que des arcanes majeures.


Le Tarot n'est pas une science, c'est un art, c'est à dire qu'il ne s'agit pas d'apprendre ce que "veut" dire chaque lame, mais d'être en capacité de s'ouvrir à ce que NOUS dit à nous en particulier la (ou les) lame face à laquelle nous sommes confrontés. Chaque réponse est la bonne, chaque réponse est la sienne.

Si vous voulez vous livrer à cette exercice de "résonnance" libre à vous de laisser un commentaire pour parler de cette lame selon vous !

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samedi 18 août 2007

Samedi c'est Samadhi en BD

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vendredi 17 août 2007

REVENIR A LA MEDITATION

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(bien que prise sur un blog sans indication, il me semble que cette photo est de Föllmi ©)

On peut me reprocher de revenir souvent sur la méditation au cours de mes différents billets, mais finalement les échanges mails que peux avoir avec plusieurs personnes qui n’ont jamais pratiqué la méditation ou qui ne pensent jamais l’avoir fait, ou qui débute, me montre qu’il est important d’y revenir, de la même manière, que pour moi dans la vie il est important de revenir à la méditation, quoi que je vive.

En fait la méditation est sinon une pause, au moins, (je pourrais dire même « en plus » ou « surtout ») un allègement, comme un ralentissement dans notre vie, souvent trépidante pour qui a une famille à s’occuper et/ou un emploi, ou d’autres raisons & contraintes particulières et personnelles, tellement cela devient « courant » & normal de vivre ainsi.

Dans le bouddhisme on considère que notre véritable nature, la nature de l’esprit, est la paix. Méditer nous permet de revenir à cette paix, de souffler, tel un archéologue précautionneux,  sur le sable qui s’est agglutiné sur le précieux motif gravé dans la pierre.

On a déjà vu qu’il existait des milliers de sortes de méditation. Je dirais que toute méditation nous soutient dans ce retour à la sérénité primordiale. Ainsi on peut méditer sur un objet qui nous semble apporter la paix, comme une image d’un maître spirituel, ou un lieu paradisiaque, ou un emplacement dans la nature ou dans une architecture particulière où nous avons le souvenir de moments sereins.

On peut méditer aussi sur des concepts comme la compassion, la paix, ou la sagesse par exemple pour tenter de transformer notre conscience en compassion, paix ou sagesse.

On peut prendre aussi comme notion supporte de méditation la vacuité, c’est à dire l'absence d'existence intrinsèque de l'ego, alors c’est la façon de concevoir l’esprit qui devient l'objet de la méditation. C’est très puissant mais assez difficile pour toute personne qui part facilement dans le mental, comme nous le sommes souvent en occident.

Une autre façon très riche d’atteindre cette vacuité directement est de méditer sur le corps, sa posture, ses tensions, ses douleurs, voir tout cela en face, alors qu’en général cela gouverne notre vie sans que nous l’acceptions consciemment. A chaque endroit de tension nous pouvons visualiser de la chaleur, de la détente, et revenir ensuite à une observation neutre de l’expire (en général on laisse l’inspire venir seul, dans un hiatus de conscience, un effleurement de la vacuité). Petit à petit nous sentons ce calme qui nous envahit, même timidement, même ponctuellement.

Et comme je disais que notre véritable nature était la paix, cela nous fait revenir chez nous. Et là où le corps est traditionnellement vécu comme tension et souffrance, il devient outil de quiétude. Et paradoxalement alors, pour les personnes malades en leur corps, comme le dit Tulku Thondup, «  ce qui est l'objet à guérir, devient également un moyen de soigner l'esprit - ce qui est le but ultime de la méditation. »

Et même si cette sensation ne dure que quelques minutes par jour, même 5 à 10 minute pour démarrer il n’empêche que la régularité de la pratique fait que nous nous habituons à contact cette tranquillité, cette sérénité et que nous nous familiarisons avec la véritable nature de notre esprit.

Posté par Lung Ta à 18:50 - Ici & Maintenant - Commentaires [4] - Permalien [#]



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